Comme cette rose de soie qui ne se fanera jamais...
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 La Rose Noire

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Kathleen
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MessageSujet: La Rose Noire   Jeu 1 Sep - 17:28

Chapitre 1 : La première mission de la Rose.

François Jarjaye était un homme très influent dans la mafia. Il était un des principaux hommes de main de Louis Rotten, le chef de la mafia corse. Louis Rotten était un personnage corpulent, au caractère bien trempé, à l'humour assez noire, et au machiavélisme significatif. Il utilisait souvent les hommes de main comme Jarjaye pour toutes ses combines. Ce dernier était très fier et espérait bien un enfant qui suivrait ses traces dans le domaine de la fourberie et du machiavélisme. C'est en voyant sa benjamine lorsqu'elle vint au monde qu'il décida d'en faire son héritière. Ravissante, elle pourrait user de son charme pour utiliser les gens à son profit, et forte de caractère, elle saurait sans mal diriger une bande d'hommes.
FJ : Cette enfant est digne des Jarjaye. Oscar sera son nom car elle sera aussi forte qu'un garçon !
Pour l'aider à bien grandir, François lui donna un ami de cœur, un petit voleur des rues qu'il recueillit et éleva en même temps que son Oscar.
Quatorze ans passèrent. Oscar était devenue une belle jeune fille, mais en contrepartie, elle était très douée pour les mauvais coups. Oscar dirigeait maintenant une bande, appelée bande de la Rose Noire. La Rose Noire, c'était elle. Bien connue dans le monde de la mafia comme dans celui de la police, elle était une légende.
Sa bande, elle la dirigeait avec deux hommes en assistants. Le premier était André Grandier, l'ami donné par son père. Le second était le fils d'un homme assez influent dans la mafia. Victor Giraudel. Victor et André veillaient sur Oscar comme sur le bijou le plus précieux qu'on puisse trouver.
Un jour, Louis Rotten décida de réduire à néant la rivalité qui l'opposait à une femme de la mafia étrangère : Marie-Thérèse Kreamer. Pour ce faire, il s'arrangea avec elle pour que son petit-fils, du même nom de Louis, épouse la fille de Marie-Thérèse, Marie-Antoinette. La jeune fille, très innocente, n'avait aucune idée des trafics occasionnés par sa mère et ne savait pas qu'en épousant le jeune Louis Rotten, elle allait devenir l'héritière de la mafia corse et acquérir de très nombreux devoirs. Louis Rotten, père décida de confier à la Rose Noire d'aller chercher la jeune femme à l'aéroport.
FJ : Oscar, je ne comprends pas ce qui t'en empêche.
OJ : Papa, on était bien d'accord quand j'ai accepté de diriger cette bande. Il n'est pas question que je me livre à un trafic de femmes ou de drogue. Je me contente de faire passer des armes, point.
FJ : Oscar, tu ne comprends pas !
OJ : Oh que si ! Vous me demandez, toi et ton boss, de capturer cette femme et de l'amener ici.
FJ : Ce n'est pas une prostituée. Elle vient de son plein gré. Et c'est notre future patronne alors prends-en soin.
OJ : Bien ! Puisqu'il le faut.
Oscar monta sur sa moto et partit pour l'aéroport suivit par André et Victor sur les leurs. Une limousine noire au milieu d'eux devait ramener la jeune femme.
OJ : Voilà la future femme de Louis Rotten.
MA : Bonjour, qui êtes vous ?
OJ : Oscar Jarjaye, dite la Rose noire, je dois vous escorter.
MA : D'accord
L'arrivée de la jeune femme se fit sans anicroche. Mais Oscar savait qu'elle allait en vois des vertes et des pas mûres avec elle. Elle semblait munie d'un sacré caractère.

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Kathleen
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MessageSujet: Re: La Rose Noire   Dim 4 Sep - 13:30

Chapitre 2 : Première cérémonie.

Oscar grogna. S'il y avait vraiment quelque chose qu'elle détestait, c'était les mondanités. Mais Marie-Antoinette l'avait apprécié et invitée. Et quand on est invité par un membre de la famille de Rotten, refuser équivalait à signer son arrêt de mort. Autrement dit, elle allait être obligée d'assister à cette foutue réception en l'honneur des jeunes mariés. Victor n'était pas disponible, elle décida donc de se faire accompagner seulement d'André. En arrivant, elle remarqua combien la jeune mariée semblait mal à l'aise assise à côté de son mari.
Cette dernière, d'ailleurs, dès qu'elle la vit, s'approcha d'elle.
MA : Oscar ! J'espérais bien vous voir !
OJ : Bonjour, madame.
MA : Comment vous portez-vous ?
OJ : Je suis en pleine forme, madame, et vous-même ?
MA : Je vous avouerais que je m'ennuie quelque peu.
OJ : Oui, je vous comprends.
Marie-Antoinette se retourna et aperçut une femme qui la regardait à la dérobée.
MA : Oscar, qui est cette dame qui me regarde avec des yeux ronds comme si j'allais la dévorer ?
OJ : Il s'agit de madame Barry, elle est avec Monsieur Rotten.
MA : Oh, c'est donc la Grand-mère de mon mari !
Oscar eut un sourire un peu amusé et un petit rire froid.
OJ : Non, madame. La femme de monsieur Rotten est morte depuis bien longtemps.
MA : Mais alors…
OJ : Cette femme vient de la rue, madame. Monsieur Rotten la garde pour son corps.
MA : Une femme de mauvaise vie ?
OJ : Chez nous, on dit une prostituée.
Marie-Antoinette parut scandalisée. Oscar s'en amusa.
OJ : Je croyais que votre mère était aussi de la mafia.
MA : Chez nous, nous n'avons pas ce genre de trafic.
OJ : Ah ?
MA : Oui. Ma mère fait du trafic de drogue, d'armes. Il lui arrive de tuer, mais elle ne touche pas à ça.
OJ : Je comprends votre mère, madame. Dans la bande de la Rose Noire, la mienne, on n'y touche pas non plus, ni à la drogue en fait.
MA : Je vois.
Madame Barry vint parler à la jeune épouse mais celle-ci lui répondit :
MA : Madame, je n'aime guère les femmes de votre genre. Je vous prierai de ne plus m'adresser la parole.
Madame Barry se vexa, tant et si bien qu'elle se plaignit tant qu'elle put à son amant. De fait Louis Rotten ordonna à Marie-Antoinette de s'excuser. Pendant de longs mois, la jeune femme refusa de s'exécuter, mais un jour, elle y fut forcée. La du Barry triompha alors que la jeune Marie-Antoinette était complètement déprimée. Ce fut le même jour qu'Oscar apprit une dangereuse nouvelle.
VG : Boss, on a un pépin !
OJ : Qu'est-ce qui ne va pas ?
VG : C'est un mec !
OJ : Faut le tuer ? Je peux envoyer deux gars.
VG : Non, ce n'est pas un meurtre qu'il faut faire. Le gars dont je vous parle, c'est le nouveau flic qu'ils ont mis sur le coup. Voilà sa photo.
OJ : Plutôt beau gosse !
VG : Boss, c'est un flic !
OJ : Ce qui ne l'empêche pas d'être mignon. Vous avez son nom ?
VG : Non, boss.
OJ : Je tâcherai de le découvrir. En attendant, méfiance.

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MessageSujet: Re: La Rose Noire   Lun 5 Sep - 10:58

Chapitre 3 : Le flic.

Oscar inspira profondément. Elle rentrait d'un gros coup et ne demandait qu'à dormir. Mais un de ses gars resté au QG lui annonça :
Gars : Madame Rotten veut vous voir immédiatement. Elle dit que c'est important.
OJ : Mais c'est pas vrai !
Oscar grogna. Elle n'aurait donc jamais la paix. Elle finit tout de même par se rendre auprès de la jeune femme.
OJ : Madame ?
La jeune femme mit un doigt sur ses lèvres.
MA : Chut, Oscar. Je vais à une réception qu'on donne à Paris. C'est un bal masqué, on ne me reconnaîtra pas, mais je serais plus rassurée si vous veniez avec moi.
OJ : Vos désirs sont des ordres.
Oscar monta sur sa moto et escorta la limousine de la jeune femme. Arrivée sur place, elle s'accouda contre un mur et regarda évoluer sa jeune patronne. Un homme l'accosta :
Homme : Salut, ma belle, tu viens danser ?
OJ : Pas envie !
Il lui attrapa le bras et essaya de l'entraîner.
OJ : Lâche-moi, sale brute !
Homme: Allez, ne te fais pas prier.
Elle se colla à lui et lui planta son pistolet dans le dos.
OJ : Lâche-moi, ou je te bute.
Homme : T'es pas sérieuse ?
OJ : La Rose Noire plaisante rarement sur ce genre de choses.
Homme : la Rose Noire ? Oh, je suis désolée, je vais te laisser tranquille. Promis.
Paniqué, il alla draguer une autre fille. Mais Oscar paniqua. Marie avait profité de ce petit intermède pour fuir.
OJ : C'est pas vrai, où elle est encore passée ?
Elle la vit soudain, sur un balcon tout proche. Un homme lui parlait, un homme qui allait lui retirer son masque.
OJ : Nooon !
Mais trop tard, le masque venait de valser. Elle entendit l'homme.
Homme : Comme vous êtes belle !
Elle s'interposa entre lui et Marie-Antoinette.
OJ : Puis-je savoir votre nom, messire ?
Homme : Les gens polis se présentent les premiers, monsieur, mais puisque la politesse ne semble pas vous étouffer, je me présente. Axel Fersen.
OJ : Ne vous déplaise, monsieur Fersen, je suis une femme. Oscar Jarjaye, garde du corps de Marie-Antoinette Rotten.
AF : Madame Rotten, oh je suis confus. Veuillez pardonner mon impudence, madame.
En dehors des quartiers louches, Rotten était connu comme un homme influent et important. Oscar permit à la jeune femme de congédier son danseur avant de l'obliger à rentrer chez elle. Elle la raccompagna jusqu'à sa chambre pour avoir une conversation avec elle.
MA : Cet homme était vraiment charmant.
OJ : Madame, vous ne devez pas le revoir ! Vous n'auriez même pas du lui parler.
MA : Et pourquoi ça ?
OJ : Madame, cet homme est flic. Pire, il est LE flic qui enquêtent sur les affaires louches dont le grand-père de votre mari est à l'origine. Fricoter avec lui ne peut rien apporter de bon !
MA : Très bien. Je vais essayer de ne plus lui parler.
Mais la situation ne devait pas s'améliorer. Fersen revoyait souvent madame Rotten à de nombreuses réceptions. Oscar ne pouvait que laisser faire, mais un jour, une terrible nouvelle tomba, tel un couperet.

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MessageSujet: Re: La Rose Noire   Jeu 8 Sep - 23:01

Chapitre 4 : Succession.

Doc : Votre grand-père a un cancer. Ce n'est pas en notre pouvoir de le guérir, il est bien trop avancé.
LR : Comment ? Vous voulez dire que Grand-père va… mourir ?
Doc : Oui. D'ailleurs, il n'en a plus pour très longtemps.
LR : Que me dites-vous ?
Les larmes envahirent ses yeux.
Doc : Monsieur Rotten.
Louis Rotten alla retrouver sa femme.
MA : Louis, qu'arrive t-il ?
LR : Mon grand-père va mourir.
MA: Quoi ?
LR : Et moi qui n'y comprend rien à toutes ses histoires, je vais devoir les gérer.
MA : Je t'aiderai.
LR: Je sais. Je t'aime tant, Marie.
Oscar, elle aussi, fut peinée. Elle commençait à apprécier sa jeune protégée et fut très triste de son malheur. A peine quelques jours passèrent avant que le chef de la mafia ne ferme ses yeux à jamais. Louis Rotten, héritier, subit une grande cérémonie pour la passation des pouvoirs. Oscar savait devoir y participer. Tous les chefs de bande devaient venir saluer le nouveau maître des quartiers chauds. Elle arriva et s'agenouilla comme tous les autres. Elle reconnut sans peine son voisin. C'était Germain, son rival. Comme elle, il prêta serment de toujours aider Louis Rotten si besoins s'en faisait sentir.
OJ : Monsieur, je vous protègerai toujours. Vous, madame Marie et vos futurs enfants.
LR : Merci, Oscar. J'en ai la certitude.
Oscar salua de la tête.
MG (murmurant) : Gamin !
OJ (murmurant) : Je ne relèverai pas vos insolents propos, monsieur !
Elle partit, un sourire léger aux lèvres.
A quelques rues de là, dans un quartier chic de la ville, une jeune fille appelée Rosalie Lamorielle discutait avec sa mère avant d'aller au lycée.
RL : Maman, le docteur t'a dit de rester couchée.
ML : Non, comment veux-tu que je dorme sans savoir où est ma petite fille ?
RL : Jeanne… a choisi de partir. Maman, ce n'est pas bon pour toi de rester ici sans te reposer.
Jeanne Lamorielle, la sœur aînée de Rosalie, aimait beaucoup les histoires de voyous et de gangs. Elle avait fugué avec l'intention d'intégrer un de ces gangs qu'elle trouvait génial. Rosalie savait depuis une semaine que Jeanne avait réussi. Elle avait même un copain, une brute du nom de Nicolas qui avait bien failli l'assommer. Rosalie s'était, bien sûr, gardée de l'avouer à sa mère.
ML : Tiens ! Un grand magnat du coin, Louis Rotten, vient de mourir.
Rosalie haussa les épaules. Ca ne lui faisait ni chaud ni froid. Sa mère secoua la tête et Rosalie partit pour le lycée. Sa journée fut aussi longue et ennuyeuse que d'ordinaire. Il faut dire que Rosalie était la tête de turc de sa classe, mais jamais elle ne se plaignait. Toutes ses amies, le peu qu'elle en avait, trouvait qu'il ne pouvait y avoir de fille plus courageuse. Chez elle, Rosalie devait s'occuper de la maison car sa maman était alitée. Ce jour là, inquiète pour la santé de sa mère, Rosalie décida de prendre un raccourci qu'elle connaissait mal. Elle finit par se perdre à la nuit tombée dans les quartiers de la Rose Noire. Au bout d'un moment, elle fut entourée par une bande de gars bizarres.
Gars1 : Salut, ma jolie ! C'est rare les filles de ton gabarit dans le coin !
Gars2 : On va pouvoir s'amuser un peu, n'est-ce pas, les gars !
Plusieurs Gars : Ouais!
Rosalie, terrifiée, se recroquevilla alors que les gars s'approchaient d'elle.
RL : Laissez-moi, je vous en prie !
Une voix retentit soudain.
OJ : Bon sang ! Dégagez !
Gars : Mais patron !
OJ : Dégagez, je vous dis ! Vous êtes sourds ?
Les gars d'Oscar ne se le firent pas dire deux fois. Ils partirent et Oscar s'approcha de Rosalie.
RL : Ne me faites pas de mal. Je vous le promets, je ferai tout ce que vous voudrez.
OJ : Ne dis pas de pareilles sottises et regarde-moi bien. Je suis une femme et je ne te ferai rien.
Rosalie releva la tête et pleura dans les bras d'Oscar tant sa terreur avait été grande.
OJ : Qu'est-ce qui t'a pris de venir ici ? C'est dangereux ! Et d'abords quel est ton nom ?
RL : Ro… salie.
OJ : Et pourquoi es-tu ici à la nuit tombée, Rosalie ?
RL : Ma maman est très malade, et je voulais la rejoindre plus vite, alors…
OJ : Alors tu es passée par ici et t'es perdue. Pauvre petite. Viens, je vais te ramener chez toi.
Oscar raccompagna l'enfant chez elle. Elle ne rentra qu'une fois Rosalie en sécurité.
OJ : Les petites filles dans les rues à la nuit tombée. Bon sang, mais personne n'a donc d'intelligence par là bas !

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MessageSujet: Re: La Rose Noire   Mer 14 Sep - 22:08

Chapitre 5 : Départ et duel.

Oscar était inquiète. Depuis quelques temps, elle entendait des ragots concernant Marie-Antoinette Rotten et le flic. Un jour, elle en eut assez et décida que cela devait cesser. Elle décida d'aller trouver ce flic. Elle fut assez intimidée quand elle entra dans le commissariat de police.
Voix : Bonjour, mademoiselle. Puis-je vous aider ?
C'était une policière de l'accueil. Oscar se sentit gênée en demandant :
OJ : Je souhaiterais voir l'inspecteur Fersen. Je suis Oscar Jarjaye.
Pol : Je vais voir s'il veut bien vous recevoir.
OJ : Merci.
Quelques minutes plus tard, Oscar était introduite dans le bureau de Fersen.
AF : Bonjour.
OJ : Bonjour, Inspecteur Fersen.
AF (surpris) : Mais… mais je vous connais ! Vous êtes la femme qui protège Marie-Antoinette Rotten.
OJ : Oui, inspecteur.
AF : Que puis-je faire pour vous ?
OJ : Je serai franche. Vous devez partir.
AF : Et pourquoi ?
OJ : Madame Rotten vous aime et je sais que c'est réciproque. Mais je ne suis pas la seule. Les soupçons se portent et vous risquez gros tous les deux. Soyez raisonnable et partez !
AF : Ne vous inquiétez pas, j'avais justement l'intention de partir. Mon grand-père est décédé. Vous savez, toute ma famille vit en Suède. J'ai donc l'intention de rentrer au pays.
OJ : Toutes mes condoléances.
AF : Merci.
Oscar repartit vite vers son quartier, mais elle croisa Germain qui lui fit la misère comme à son habitude.
OJ : Ca suffit, Germain, j'en ai assez. On va s'affronter au revolver. Demain, même heure, même endroit, toi contre moi et pas de coups fourrés.
G : Pas de souci, Jarjaye, demain et ici.
Oscar était inquiète, tellement, qu'elle ordonna à André de ne pas quitter la base. Elle ne voulait pas qu'il la voit si Germain la tuait. Elle choisit donc Victor comme second.
Germain et Oscar arrivèrent à l'heure dite.
OJ : Te voilà, salaud !
G : Et oui, ma jolie ! Et toi, tu es venu affronter ton destin ?
OJ : Pas mon destin, mais un abruti de première. Ce n'est pas tout à fait la même chose.
G : Dommage que tu sois mon ennemie et ma rivale. On aurait pu en faire des choses tous les deux, on se serait bien amusés.
OJ : Sale porc, allez, je vais te tuer.
Mais au moment où ils sortaient leurs revolvers, une sirène retentit. Oscar se retourna, surprise, puis toisa Germain.
OJ : Espèce de traître !
G : Eh ! J'y suis pour rien !
Oscar grimpa sur sa moto, imitée par Victor.
OJ : On se tire !
Elle rentra à son QG et raconta l'anecdote à André quand elle fut seule avec lui.
AG : Tu sais, même i Germain mérité une punition, je suis content que les flics aient rappliqué.
OJ : André ?
Oscar le regarda d'un air étonné et un peu soupçonneux.
AG : Non, rassure-toi, ce n'est pas moi qui ai appelé les flics. Mais je suis content qu'ils aient empêchés le duel. J'avais si peur de te perdre.
Oscar le regarda et se mit à pleurer.
OJ : Tu t'es inquiété pour moi ? Vraiment ?
André s'approcha d'elle et essuya ses larmes.
AG : Oui, Oscar. Vraiment.
Il la prit dans ses bras et elle se laissa aller.
OJ : André ?
AG : Oui ?
OJ : Je vais laisser le commandement à Giraudel pendant quelques jours. Allons dans la maison secondaire de mon père et prenons des vacances.
AG : C'est d'accord.
Les vacances d'Oscar et d'André furent magiques. Mais le retour d'Oscar la replongea bien vite dans un univers sombre et glacé quand elle rencontra la nouvelle recrue des Rotten.

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MessageSujet: Re: La Rose Noire   Ven 16 Sep - 23:11

Chapitre 6 : Vengeance.

La nouvelle recrue, une femme, se nommait Julie Polignac. Lors des grandes réceptions, elle feignait d'être l'amie de cœur de Marie-Antoinette. Mais en réalité, Julie était une tueuse en série. Elle effectuait le sale boulot de Louis Rotten. Par exemple, lorsque quelqu'un avait des dettes, Louis faisait exécuter un membre de sa famille et ça lui permettait de faire plier son débiteur. Jeanne Lamorielle était dans ce cas. Débitrice de Louis Rotten, sa vie dans la rue n'était pas aussi géniale que ce à quoi elle s'attendait. Jeanne ne s'attendait, néanmoins, pas à payer cher sa dette, du moins pas aussi cher.
En effet, peu de temps après le retour de vacances d'Oscar, Julie Polignac assassina la mère de Jeanne. Mais elle ne fut pas assez prudente, elle ne parvint pas à tuer sans témoin. La jeune Rosalie fut témoin du meurtre de sa mère. Le temps que Julie de Polignac s'en rende compte, il était trop tard. Rosalie pleurait, soutenue par un jeune reporter du nom de Bernard Châtelet. Julie ne pouvait la tuer alors qu'elle était entourée de dizaines de témoins. Elle décida de la laisser vivre momentanément. La jeune Rosalie comprit vite que sa mère était morte à cause du départ de Jeanne. Elle résolut de venger sa mère, mais pour cela, il allait lui falloir visiter les mauvais quartiers et retrouver la serial killer.
Rosalie se fit donc un baluchon et partit. Mais très vite, elle se perdit. Elle fut retrouvée par la bande de Germain, le rival d'Oscar, qui avait bien l'intention de s'amuser avec cette belle inconnue. Rosalie paniqua, ne sachant pas quoi faire, quand soudain, l'un des gars s'écroula, puis un deuxième, puis un troisième. Un par un les soldats s'écroulaient. Germain fuit rapidement et Rosalie vit alors trois personnes s'approcher d'elle. Elle reconnut l'une d'entre elle.
RL : La femme de l'autre jour !
Oscar afficha un air surpris.
OJ : Rosalie ? Mais tu n'as donc pas compris mon message la dernière fois ?
Rosalie baissa la tête.
RL : Si, mais….
OJ : Mais ?
RL : Une femme a tué ma maman. Je sais que je peux la retrouver. Je la tuerai.
OJ : Comment sais-tu qu'elle se trouve par ici ?
RL : ma sœur Jeanne voulait intégrer une bande. Je suis sûre que c'est pour ça que maman s'est faite tuer.
OJ : Alors tu n'as aucune chance de réussir. Si ce que tu dis est vrai, tu as affaire à une tueuse en série. Tu ne parviendras jamais à la tuer.
Rosalie tomba à genoux et fondit en larmes. Mais Oscar la releva et lui annonça qu'elle l'aiderait. Tous rentrèrent et Oscar mit Rosalie sous la protection et la tutelle d'André. Celui-ci conduisit Rosalie dans une chambre.
AG : Ceci est ta chambre et en voici la clé. Un conseil : nos gars sont de chauds lapins alors ferme bien ta chambre à clé. On ne sait jamais.
RL : Merci André.
Rosalie s'installa et, dès le lendemain, commença à apprendre le maniement des armes. Rapidement, elle sut aussi se conduire en dame et Oscar l'emmena à des réceptions pour essayer de découvrir l'identité de la serial killer. Dès la seconde réception, Rosalie reconnut Polignac et voulut la tuer. Elle en fut empêchée par Oscar qui lui dit que c'était le meilleur moyen de se suicider que d'attenter en public à celle qui se faisait passer pour l'amie de cœur de Marie-Antoinette Rotten. Rosalie renonça donc momentanément à sa vengeance. Mais Polignac avait vu Rosalie auprès d'Oscar. Elle avait donc l'intention de les tuer toutes les deux.

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MessageSujet: Re: La Rose Noire   Lun 19 Sep - 20:23

Chapitre 7 : Attentat.

Rosalie continuait sa vie dans la bande d'Oscar qui, désormais, la protégeait. Julie Polignac était de plus en plus en rage de ne pouvoir finir son sale travail, mais elle savait qu'il fallait beaucoup de tact pour s'attaquer à la Rose Noire. Elle décida que surtout ce n'était pas à elle de le faire et paya des brutes pour faire le sale boulot à sa place.
Plus le temps passait, plus Rosalie progressait. Elle apprenait vite les règles de ce monde de brutes et de mesquineries. Un soir qu'Oscar et elle devaient passer à travailler son caractère, Oscar fut appelée sur un coup en urgence. Rosalie se révolta. Comment Oscar pouvait-elle partir alors qu'elle lui avait promis de l'aider ?
RL : Oscar ! C'est injuste !
OJ : Rosalie, tu dois te calmer. Ceci est très important.
RL : Oui, tu as raison. Pardonne-moi Oscar.
OJ : Ne t'en fais pas. Pour te perfectionner, tu veux venir avec moi ?
RL : Je peux ? Vraiment ?
OJ : Naturellement. Ou je en te le proposerais pas.
RL : Merci, Oscar !
Les deux jeunes filles partirent avec André. Mais une fois seuls tous les trois, ils comprirent que c'était un piège. Des dizaines de gars s'en prirent à eux. L'un d'eux tenta d'emmener Rosalie pendant qu'Oscar et André se battaient.
OJ : Rosalie ! Non lâche-la !
Oscar courut vers Rosalie quand elle sentit une douleur dans son épaule. Un gars venait de lui tirer une balle. Il allait l'exécuter sous le regard impuissant d'André quand… le mec s'effondra sur le sol.
Voix : Police ! Lâchez tout de suite ces personnes !
Le mot "police" fit tout de suite fuir les brigands. Oscar s'effondra. A peine eut-elle le temps d'entrevoir son sauveur.
OJ : Ins... pecteur… Fersen ?
Elle s'écroula. Quand elle se réveilla, elle était dans une chambre d'hôpital entourée par Rosalie, André et l'inspecteur.
OJ : An… André ?
AG : Je suis là, Oscar. Je suis là.
OJ : Ro… Rosalie, tu… tu n'as rien ?
RL : Je vais bien Oscar. Grâce à l'inspecteur Fersen.
OJ : Inspecteur ?
AF : Est-ce que tout va bien, mademoiselle Jarjaye ?
OJ : Je me sens mieux.
AF : Mais que faisiez vous dans cette ruelle à une telle heure ?
OJ : Et bien, Rosalie s'était perdue et je…
RL : Oscar, tu es venue me chercher ? Mais tu n'aurais pas du !
OJ (caressant sa joue) : Je n'allais pas les laisser te violer, petite sœur.
Rosalie sourit.
AF : Soyez prudente une autre fois Oscar !
OJ : Promis Inspecteur, promis.
AF : Je ne suis pas de retour pour longtemps. Je pars bientôt en mission en Amérique. J'espère que vous passerez me voir avant mon départ.
OJ : Je vous le promets.
Oscar fit un sourire qui ressemblait plus à une grimace, mais acquiesça. Puis Fersen les laissa.
RL : C'est ma faute Oscar. C'est à cause de moi, tut ça, parce que je suis témoin de la mort de ma mère.
OJ : Non, ce n'est pas ta faute, Rosalie. Et crois-moi, nous allons coincer cette pourriture de femme.

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MessageSujet: Re: La Rose Noire   Ven 30 Sep - 23:20

Chapitre 8 : La dernière traîtrise.

Mais la sœur de Rosalie, Jeanne, n'avait toujours pas payé ses dettes. Pas mise au courant du meurtre de sa mère, elle n'avait pu prendre les initiatives qui q'imposaient. Néanmoins, elle craignait Rotten et était bien décidée à éponger ses dettes d'autre façon. Ce fut ainsi qu'elle tendit un piège à Marie-Antoinette Rotten. Elle commença par utiliser son chef de gang qui était amoureux d'elle. Elle le convainquit de feindre d'être un intermédiaire de Marie-Antoinette pour l'achat d'un somptueux bijou. On convainquit le joaillier d'envoyer la facture à la jeune noble.
Dès que le couple fut en possession du joyau, ils le décomposèrent et envoyèrent le contenu à l'étranger pour qu'il y soit vendu. Mais lorsque la facture arriva chez Marie-Antoinette, celle-ci nia toute implication et son époux la crut.
LR : Mais dans ce cas, Marie, qui ?
MA : Je ne sais pas, mais il ou elle se paie ma tête. Cela suffit, Louis, nous devons retrouver cet inconnu et le faire tuer.
LR : Parfaitement. Julie se chargera de cela.
MA : Elle te plait bien, hein ?
LR : Que veux-tu dire ?
MA : Tu couches avec cette serial killer !
LR : Pas du tout. Je ne couche avec personne ! Et puis tu peux parler, toi et ce flic. Fersen, je crois.
MA : Je n'ai jamais couché avec lui.
LR : De toute façon, Julie n'est pas mon type.
MA : Et c'est quoi ? Ton type ?
LR (souriant) : Ce serait plutôt la petite Jarjaye.
MA : la Rose noire ?
LR : Oui, d'ailleurs j'ai bien l'intention de la faire retrouver cette Jeanne Lamorielle.
MA : Excellente idée.
C'est ainsi que Oscar et sa bande furent chargés de retrouver Jeanne et son amant de chef de bande. Jeanne était supposée se cacher à proximité de Paris, dans une chapelle ou un monastère. C'était du moins les renseignements qu'avait pu obtenir Julie Polignac.
AG : Oscar, tu es sûre de ce que tu fais ?
OJ : Parfaitement. Je sais bien que Jeanne est la sœur de Rosalie, mais je en peux rien y faire. Et même Rosalie est d'accord avec moi.
RL : Oscar a raison, André. Si on s'oppose à monsieur Rotten on risque de mourir.
VG : Patron, on a repéré le couple. Ils ne sont pas loin d'ici. Par là-bas.
OJ : Allons-y !
RL (pensée) : Grande sœur, qu'est-ce que tu ne me fais pas faire ?
Les motos vrombirent et la bande au complet s'élança, Rosalie collée contre Oscar. Mais lorsqu'ils arrivèrent à l'église, Oscar leur ordonna de rester en arrière.
OJ : Je vais entrer seule.
Oscar entra et somma Jeanne et son amant de se rendre.
JL : Vous êtes la rose Noire ? C'est inutile, nous ne pouvons pas payer, nous n'en avons pas les moyens. Tuez-nous !
OJ : Je n'en ai pas le droit. Je dois vous ramener à Louis Rotten.
JL : Pour travailler dans ses maisons de passe ? Pas question !
OJ : Mademoiselle Lamorielle…
Mais soudain, oscar fronça le nez, sentant une odeur de brûlé. Paniquée, elle se précipita à l'extérieur. Elle n'eut que le temps d'atteindre André que la bâtisse explosa. Jeanne Lamorielle avait préféré en finir.

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MessageSujet: Re: La Rose Noire   Jeu 6 Oct - 23:36

Chapitre 9 : Un bal mémorable.

Oscar se promenait dans la rue quand elle entendit une voix familière.
AF : Mademoiselle ! Vous surprendrais-je en flagrant délit de vagabondage ?
Oscar, surprise, se retourna. Elle fut très heureuse de reconnaître :
OJ : Fersen ?
AF : Bonjour, Oscar.
Oscar se jeta dans les bras de Fersen.
OJ : Je suis si heureuse de vous revoir.
Puis, elle se recula, rouge comme une tomate.
OJ : Oh, mon dieu, je suis désolée.
AF : Ne vous excusez pas voyons. Je vais ce soir à un bal organisé par les Rotten. Vous viendrez ?
OJ : N… Naturellement.
AF : Bien, à ce soir, Oscar.
Le soir venu, Oscar se prépara en se choisissant la plus belle des robes, en se coiffant, en se maquillant et surtout… en chantonnant. Les gars étant partis aux femmes, André et Rosalie furent les seuls témoins de cette attitude si éloignée d'Oscar. André décida de l'accompagner au bal pour la protéger si besoin, mais elle entra seule dans la salle de bal. Les regards se tournèrent automatiquement vers elle tant sa beauté était grande. L'inspecteur Fersen vint la saluer le premier.
AF : Vous êtes radieuse, Oscar.
OJ : Merci, Inspecteur.
AF : Appelez moi Axel, ce soir !
Il lui déposa un chaste baiser sur la joue. Elle se sentit prendre feu tandis que son cœur battait la chamade. C'est alors que les premières notes d'une valse se firent entendre.
AF : Vous dansez ?
OJ : Et bien… d'accord.
Ils partirent dans une valse puissante. Oscar avait le cœur qui battait à tout rompre dans les bras du bel inspecteur. Elle ne pouvait croire sa chance, son rêve se réalisait. Elle rêvait et appréciait le contact du jeune homme quand un bras se posa sur l'épaule de celui-ci.
Voix : Excusez-moi, monsieur. Puis-je vous emprunter votre cavalière ?
AF : Naturellement, monsieur Rotten.
Rotten ? Rotten ? Elle se retrouva à danser un slow avec Louis Rotten ! Fersen, lui, avait Marie-Antoinette comme cavalière.
OJ : Mo… Monsieur Rotten ?
LR : Vous êtes superbe.
OJ : Merci, monsieur Rotten.
Louis se montra plus entreprenant. Il se resserra contre la jeune fille et mis sa main dans les cheveux d'Oscar. Celle-ci recula mas Louis la rapprocha de lui et déposa sa bouche sur ses lèvres. La baiser horrifia la jeune fille qui repoussa l'homme avant de courir vers l'extérieur. Elle faillit tomber en sortant à cause des chaussures mais elle fut rattrapée par… André.
OJ : An… And… André ?
AG : Oscar, ça va, que s'est-il passé ? Ce flic…
OJ : L'inspecteur Fersen n'a rien fait. Nous avons juste dansé une valse.
AG : Mais alors, qu'est-ce que… ?
OJ : C'est Louis Rotten.
Elle s'enfuit en pleurant jusqu'au QG. André la rejoignit.
AG : Oscar, que s'est-il passé ?
OJ : Louis Rotten m'a fait danser un slow avec lui; Il est amoureux de moi, il…
AG : Oscar ?
OJ : Il m'a… embrassée.
AG : Quoi ? Oh bon sang, je vais le tuer !
OJ : André, non !
AG : Mais…
OJ : Il ne m'a pas violée, ce n'était qu'un baiser. Il pourrait te faire des misères si tu intervenais. Laisse tomber.
André serra Oscar contre lui.
AG : Il ne te touchera plus. C'est promis.

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MessageSujet: Re: La Rose Noire   Ven 14 Oct - 20:38

Chapitre 10 : Le journaliste.

Bon sang, mais comment avait-il osé ? Bernard Châtelet marchait doucement dans les rues. Il maudissait son chef de rubrique de la manière la plus horrible qui soit. Comment avait-il pu lui faire ça ? Bernard le soupçonnait de jalousie. En effet, depuis quelque temps, la rubrique du jeune journaliste était très populaire et plaisait beaucoup. Bernard était persuadé que son chef de rubrique était jaloux de son succès. Mais tout de même, la Rose Noire. C'était l'envoyer au suicide. Et il y allait, comme un bon petit soldat. Fallait-il qu'il soit fou ? Il s'arrêta en chemin, faisant face à un charmant petit couple. Ils se battaient mais on voyait que ça restait de l'amusement. Quand la jeune fille s'écroula, vaincue, ce fut en riant aux larmes. Le jeune homme riait aussi, jusqu'à ce qu'il remarque Bernard. Son visage devint alors méfiant, ses sourcils froncèrent et il s'approcha de Bernard.
AG : Qui êtes-vous ? Que venez-vous faire ici ?
BC : Je ne voulais pas vous déranger, monsieur. Je suis journaliste et je suis sur le point de me suicider.
Il l'avait dit sans aucun désespoir dans la voix, sans même aucune peur, presque en riant. André fut surpris.
AG : Que voulez-vous dire ?
BC : C'est bien simple monsieur. Mon chef de rubrique m'a ordonné de faire un article sur la bande de la Rose Noire. Alors, je sais bien qu'il ne me reste plus longtemps à vivre. (Pensif) Je suis sûr qu'il a fait ça par jalousie.
André éclata de rire.
AG : Vous me plaisez, vous. (Tendant la main.) André Grandier, et voici Rosalie Lamorielle.
BC : Lamorielle ? Toutes mes condoléances, mademoiselle.
RL : Comment ?
BC : N'est-ce point vous la jeune femme dont la mère a été tuée il y a de cela quelques mois ?
RL : Comment le savez-vous ?
BC : C'est moi qui aie couvert cette histoire. Je suis le spécialiste des histoires louches dans mon journal.
RL : Ouh, je vois.
BC : Et qu'est-ce qu'un si charmant couple fait dans ces mauvais quartiers ?
André et Rosalie éclatèrent de rire.
RL : Un couple, nous, vous êtes fou monsieur.
AG : Rosalie est la protégée de ma meilleure amie.
André prit un air mystérieux.
AG : Mon amie, la Rose Noire.
Bernard ouvrit des yeux ronds.
BC : Se pourrait-il que vous la connaissiez ?
AG : Je viens de vous le dire.
BC : Si vous me permettez de réaliser mon article, je vous promets de ne citer aucun nom de l'un d'entre vous. Je veux juste un article qui traite des situations dans les gangs, les histoires, les hiérarchies, comment une femme parvient à s'imposer dans un tel milieu.
AG : Hmm, je peux essayer de vous aider à lui parler. A vous de la convaincre. Mais je vous préviens, si vous m'avez menti et que vous la trahissez, je m'engage à vous tuer de mes mains.
BC (avec un sourire.) : C'est entendu.
André, Rosalie et Bernard retournèrent au QG de la Rose Noire. Ils montèrent dans le bureau de cette dernière qui accueillit le journaliste avec méfiance.
OJ : Hmm, d'après ce que vous me dites, vous seriez neutre ?
BC : Totalement. Je demande juste à être informé honnêtement de ce qui se passe dans une bande telle que la vôtre. Les rapports de force, les hiérarchies.
OJ : Bon, je vais essayer de vous satisfaire dans la mesure de mes moyens.
BC : Commençons alors. Dites-moi, mademoiselle, n'est-ce pas un peu difficile de gérer un groupe d'homme ?
OJ : Il suffit d'avoir le charisme pour. Je n'hésite pas à tuer si besoin. Même si je préfère éviter cela. En général, il est mieux de faire peur que mal. De plus, Victor et André, mes seconds, m'aident à maintenir la hiérarchie.
BC : On me dit que vous avez protégé cette jeune fille dont la mère a été assassinée ?
OJ : C'est exact. Elle est ma protégée et nul n'a le droit de lui faire du mal.
BC : Savez-vous qui est l'auteur de ce meurtre.
OJ : J'ai ma petite idée, oui. Mais je en peux vous en faire part malheureusement.
BC : Dommage, et dites-moi, savez-vous où en sont les forces de police actuellement dans leur poursuite contre vous ?
OJ : Je sais qu'un inspecteur a été mis sur l'affaire Rose Noire, l'inspecteur Fersen. Il assiste à beaucoup de grandes réunions mondaines et je peux m'y glisser pour surveiller ses allées et venues.
BC : Brillant. Mais dans votre monde, sont-ce toutes les bandes contre la police ?
OJ : Pas exactement. Nous sommes effectivement tous contre l'autorité mais aussi les uns contre les autres.
BC : Hmm, je vois. Et comment survivez-vous ?
OJ : Trafic d'armes.
BC : Que ça. J'ai pourtant entendu dire que dans les bandes il y avait bien d'autres genres de trafics.
OJ : Oui, deal, prostitution. Mais tout ça je ne m'en mêle pas, ce n'est pas mon… truc.
Bernard nota tout scrupuleusement et visita le QG. Mais il resta plusieurs jours chez Oscar et un sentiment sérieux se tissa entre lui et Rosalie. Quand vint le moment de partir, il y renonça et devint membre actif de la bande de la Rose Noire. Bernard était devenu un membre des mauvais quartiers.

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MessageSujet: Re: La Rose Noire   Dim 23 Oct - 22:04

Chapitre 11 : Trahisons.

André n'était pas à la base ce jour là. Oscar ne parvint plus à se souvenir où il lui avait dit être, mais il semblait s'être absenté en compagnie de Bernard et Rosalie. Elle rentrait donc de mission, seule avec Victor.
OJ : Bon sang, je suis épuisée, encore heureux que ce sale radin ne nous ai pas fait de difficulté.
VG : Il n'aurait pas osé. Et puis, il vous aurait suffi de sourire pour tout obtenir de lui, boss !
Oscar se retourna, indignée.
OJ : Insinuerais-tu que je devrais utiliser mes charmes pour… ?
VG (paniqué) : Non, non, bien sûr que non. Vous n'êtes pas une fille de joie.
OJ : Bon, je préfère ça.
Ils montèrent et s'approchèrent du bureau d'Oscar quand celle-ci sentit la main de Victor lui caresser la hanche. Elle s'arrêta brutalement, mais il n'enleva pas sa main.
OJ : (durement) : Victor ?
VG : Heu… oui ?
OJ (voix dure et sans appel.) : Enlève ta main immédiatement !
Victor l'enleva vivement comme s'il venait de se brûler. Oscar se retourna et le fixa, une lueur de colère dans les yeux.
OJ : Essaie de me toucher encore une fois, et je te promets que je t'en ferai passe l'envie, Victor, tu regretteras d'être venu au monde. Suis-je assez claire ?
VG (yeux baissés) : Très claire.
OJ : Bien.
Elle entra dans son bureau et ferma la porte à clé. Victor était furieux de s'être ainsi fait rembarrer. Il redescendit et apostropha le reste de la bande.
VG : Eh, les gars ! Vous n'en avez pas marre de vivre comme ça ?
Gars1 : Comment, comme ça ?
VG : Et ben, merde, on n'a rien le droit de faire ! Que vienne une jolie poulette et la boss la protège, on ne peut pas la toucher. On n'a même pas le droit d'amener de filles bien gentilles qui ne demandent pas mieux que d'être à nous ici. On doit aller s'amuser ailleurs. Vous trouvez ça normal ?
Gars1 : C'est vrai ça ! Victor a raison.
VG : si on avait été chez Germain, la p'tite Rosalie on se la serait tapée avec sa bénédiction.
Gars2 : Il n'a pas tort, la patronne, elle ne nous laisse rien faire.
Gars3 : Ouais allons chez Germain, lui il sait amuser ses troupes !
Gars4 : Ouais, on sera mieux lotis qu'ici.
VG : Tous chez Germain !
Bande : Ouaiiiiiiiiiis !
Et la bande rassembla ses affaires pour partir. Tout ce tintouin avait fini par alerter Oscar qui descendit voir ce qui se passait. Elle ne put voir que ses hommes partir avec Victor en queue pour vérifier qu'ils n'oubliaient rien.
OJ : Mais quelle est cette folie, mais qu'est-ce qui se passe, mais que leur arrive t-il ?
Elle aperçut Victor qui ramassait un pistolet et l'appela.
OJ : Victor, mais que faîtes-vous ? Où allez-vous ?
VG : Oh les gars, attendez, le boss demande où nous allons. Où allons-nous messieurs ?
Gars1 : Chez Germain ?
Gars2 : On va se marrer un peu !
Gars : Ca va être quelque chose !
Bande : Ouaiiiiiiiis !
VG (sourire cruel) : Vous voyez, boss, on a trouvé que c'était un peu ennuyeux ici. On n'a jamais rien le droit de faire. Nous préférons aller avec un patron qui, au moins nous laissera vivre.
OJ (éberluée) : c'est toi… toi qui les a monté contre moi… parce que je t'ai repoussé ?
VG : Contrairement à ce que vous semblez croire boss, vous n'êtes pas le centre du monde. Tout le monde m'a suivi, il ne vous reste personne. Adieu !
Oscar regarda autour d'elle, la base vide, le QG déserté sans plus une seule personne. Tous étaient partis tous l'avaient abandonnés. Elle tomba à genoux, regardant la foule qui s'éloignait.
OJ (voix basse) : André…. Rosalie… Bernard… André… André… André….
Mais personne ne répondait à son appel. Elle était seule, et elle ne comprenait pas. Se pouvait-il que son ami le plus fidèle, André, l'ait abandonnée, lui aussi, par plaisir et par goût de l'amusement. Et l'innocente Rosalie, et Bernard. Des larmes coulèrent sur les joues d'Oscar, perdue et malheureuse, persuadée que ses amis les plus chers étaient partis à jamais.

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MessageSujet: Re: La Rose Noire   Dim 20 Nov - 16:45

Chapitre 12 : Nouveaux amis.

Oscar pleurait depuis déjà un long moment quand une voix se fit entendre.
AG : Oscar, hé ho, Oscar !
Oscar se dit qu’elle était en train de rêver ou de s’imaginer des choses. Mais une main lui fit relever la tête.
AG : Oscar, mais que t’arrive t-il voyons ?
OJ (des larmes dans les yeux) : André ? Est-ce vraiment toi ? Tu ne m’as pas abandonnée ?
AG : Bien sûr que non Oscar, je n’aurais jamais pu te laisser, voyons ! Nous étions en mission, Rosalie, Bernard et moi, tu ne te rappelles pas ? Où sont les autres ?
OJ : Oh André, je suis mauvaise, je suis un mauvais boss, ils sont tous partis ailleurs. Ils sont partis… avec Germain.
AG : Germain ? Cette ordure ?
OJ : Je n’y comprends rien. Tout est la faute de Victor, mais qu’est-ce qui lui a pris ?
AG : Que s’est-il passé ? Raconte-moi.
Oscar se serra contre son ami. Celui-ci l’enlaça gentiment.
OJ : Victor a essayé de… Il a voulu…
AG : Qu’est-ce qu’il t’a fait ce salaud ?
OJ : Il a m’a peloté, figure-toi, mais je l’ai méchamment repoussé et…
AG : Et ?
OJ : Il s’est vengé en montant tout le monde contre moi. Ils sont tous partis chez Germain et je pensais que toi aussi, tu…
AG : Jamais je n’aurais pu faire un crime aussi abominable que de te laisser. Ce Victor est une ordure. Il me le paiera.
OJ : Ca ne change rien, tout est fini. La bande de la Rose Noire est morte, puisqu’elle est vide.
AG : Non, elle n’est pas vide. Je connais une bande de squatters qui vivent du côté de la rue de Joliet. Ils seraient ravis de trouver une bande à laquelle appartenir et je leur ai parlé de nous. Il faudrait que tu rencontres leur chef. Il s’appelle Alain. Si tu t’y prends bien, lui et son groupe d’amis pourraient intégrer la bande et nous botterions le train de Germain et de ces traîtres.
OJ : Oh, André, tu es formidable, si tu savais !
AG : Je suis ton ami Oscar. Rien ne peut changer cet état de choses.
André organisa rapidement la rencontre et il s’avéra qu’Alain apprécia Oscar. Tout fut rapidement organisé et Alain et sa bande devinrent la nouvelle "bande de la Rose Noire". Un jour, alors que Rosalie se promenai seule, -elle savait un peu se battre, donc parfois se promenait seule- elle croisa un ancien membre de la bande, au service actuel de Germain.
Membre : Tiens, ne serait-ce pas la petite Rosalie ?
RL : Toi, espèce de traître ! Qu'est-ce que tu me veux ?
Mais il s'approcha et cela l'inquiéta.
Membre : Tu ne le devines pas ?
RL : Lai… Laisse-moi !
Le jeune homme l'attrapa par le bras et l'attira contre lui. Elle tenta de résister mais il n'y avait rien à faire.
Membre : Laisse-toi faire !
RL : Non !
Soudain, alors qu'il allait l'embrasser, quelqu'un le saisit brutalement et le jeta contre un mur. Rosalie le reconnut, c'était Alain.
AS : Ecoute-moi bien, sale brute, Rosalie est sous notre protection. Tremble et entends, car nous sommes la bande de la Rose noire et qui la touche a de quoi avoir peur.
Membre : Pff, je la connais bien ta Rose. J'ai été dans sa bande pendant longtemps, tu vas regretter de t'y être enrôlé crois-moi, c'est ennuyeux à périr.
AS : Ainsi, tu fais partie des sales traîtres qui l'ont abandonnée. Et bien, crois-moi, tu ferais mieux de ne pas trop t'en vanter. Nous autres, on ne vous aime pas trop, vois-tu !
Effrayé, l'homme préféra s'enfuir. Alain se tourna vers Rosalie.
AS : Tu ferais mieux de ne pas te promener seule. Tu risques gros.
RL : Merci pour ton aide Alain.
AS : Oh, mais de rien ! Tu me rappelles quelqu'un que j'aime beaucoup.
RL : Qui ?
AS : Ma petite sœur, Diane. Elle est aussi fragile que toi. Elle a failli épouser un de ces malfrats. Heureusement, ma mère s'y est opposée.
RL : Je vois.
AS : Désormais, si tu as un problème, demande-nous. On n'est pas aussi chauds lapins que ces brutes, nous.
Rosalie rougit et le remercia avant de rentrer. La nouvelle bande d'Oscar se sentait prête à tout affronter.

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MessageSujet: Re: La Rose Noire   Jeu 1 Déc - 20:37

Chapitre 13 : Secret

Oscar était plongée dans son travail quand ses hommes rentrèrent en vociférant et en maugréant.
OJ : Eh bien, messieurs, que se passe t-il ?
AS : C’est la cargaison patron ! Les hommes de Germain ont tout piqué.
OJ : Quoi ?
Oscar se leva brusquement, suivie par Rosalie, Bernard et André. Germain ne s’en tirerait pas comme ça. Elle grimpa sur sa moto, André sur la sienne, Bernard sur la sienne, et Rosalie derrière Bernard. Ils foncèrent jusqu’au QG de Germain.
OJ : Germain ! Vieille crapule ! Sors de ton trou !
G : Tiens, Jarjaye ! Qu’est-ce que tu viens foutre par ici ?
OJ : Tu as volé ce qui m’appartenait. Cette cargaison d’armes c’était mon affaire, et tu vas payer pour ça !
G : Hmm, quand tu veux Jarjaye.
Oscar sortit son pistolet, Germain également. Mais alors qu’ils allaient se tirer dessus les bandes débarquèrent pour encourager leurs boss. Cet attroupement attira la police et des sirènes retentirent.
Ce fut la débandade. Tout le monde partit dans tous les sens, les deux pistolets valsèrent et Oscar voulut profiter de la pagaille pour attaquer Germain au couteau. Mais il s’enfuit alors que le bras levé, elle sentit qu’on l’attrapait et qu’une voix familière déclara :
AF : Enfin, Rose Noire, je te tiens !
Oscar demeura muette et, doucement, elle se retourna.
OJ : Inspecteur Fersen ?
AF : Oscar ?
Il la lâcha et elle ne bougea pas. Il resta paralysé de stupeur.
AF : Mais… vous êtes…
OJ : Oui, inspecteur, je suis la Rose Noire. Vous avez enfin compris. Maintenant, vous savez.
AF : Mais comment en êtes-vous venue à ça ?
OJ : Je ne suis que l’héritière de mon père.
AF : Ainsi donc, votre père…
OJ : Est l’un des plus grands malfrats connus à ce jour, oui. Et maintenant, si nous y allions.
AF : Mais où ça ?
OJ : Et bien, au poste. Je suppose que vous avez l’intention de m’arrêter.
Axel Fersen baissa les yeux.
AF : Non, Oscar, je en vous arrêterai pas. De toute façon, vous n’êtes pas la pire des bandes. Vous ne faites pas dans la prostitution, ni le deal de drogue.
OJ : Non, je ne supporte pas ça.
AF : Juste des trafics d’armes.
OJ : Une bande, il faut la faire vivre.
AF : Je veux bien ne pas vous arrêter mais en échange,…
OJ : Oui ?
AF : Faîtes attention à vous mon amie. Je ne voudrais pas vous récupérer avec une balle dans le crâne ou le cœur.
OJ : Ca oui, je vous le promets, Inspecteur.
AF : Et veillez sur mademoiselle Rosalie. Elle est si innocente, ces lieux sont dangereux pour elle.
OJ : Ne craignez rien pour la vie de Rosalie, Fersen, je veille sur elle.
AF : Ce n’est pas pour sa vie que j’ai peur, c’est pour son innocence.
OJ : (fronçant les sourcils.) : Vous croyez qu’elle risque le viol ?
AF : Oscar, ne nous voilons pas la face, elle est fort mignonne et elle doit faire envie à beaucoup d’hommes.
Les paroles de l’inspecteur surprirent Oscar qui déclara, d’un ton froid :
OJ : Elle vous “fait envie” à vous inspecteur ?
A ces mots, l’inspecteur rougit, gêné par la sans-gêne d’Oscar.
OJ (toujours aussi froide.) : Apparemment oui.
AF : Non, je n’ai pas dit ça, je…
OJ : Votre comportement est suffisamment éloquent.
AF : Vous vous méprenez. J’ai simplement été gêné, je n’ai pas l’habitude d’entendre parler avec une telle franchise.
OJ : Et moi, je n’ai pas l’habitude de laisser quelqu’un manquer ainsi de respect à ma protégée, monsieur.
AF : Veuillez me pardonner. Je ne me rendais pas compte à quel point ce que je disais pouvait porter à confusion. Oscar, je vous en prie, prenez soin d’elle et de vous.
OJ : Je suis désolée aussi de m’être emportée. Je vous promets de veiller sur Rosalie comme je le fais toujours monsieur.
AF : Au revoir, Oscar et à bientôt.
L’inspecteur remonta dans la voiture et partit.

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MessageSujet: Re: La Rose Noire   Mar 6 Déc - 17:42

Chapitre 14 : Presse.

La vie dans les gangs, par Bernard Châtelet.
J'ai été très déçu par la bande de la Rose Noire, à l'exception, bien sûr, de la Rose elle-même, d'André et de ma petite Rosalie. Victor a essayé de flirter avec sa boss et comme ça n'a pas marché, il a décidé de monter la bande contre elle. Résultat : plus de bande. Quelle traîtrise, mais bon la situation est vite remise d'aplomb avec une nouvelle bande, des squatters qui en demandait qu'à nous aider. Tout va bien, Rosalie s'est même trouvé un protecteur en la personne d'Alain. Maintenant, cette bande est relativement en bonne avancée. Ici, les trafics d'armes uniquement sont autorisés. La Rose tolère que ses hommes aillent s'amuser tant qu'ils ne reviennent pas avec des femmes de petite vertu, et je dois dire que je l'approuve.
L'on m'a confié deux ou trois missions déjà et je dois avouer que trafiquer des armes n'a rien d'une partie de plaisir. Mais pourtant, je suis fier que la Rose me confie des responsabilités. Je fais vraiment partie de la bande. C'est incroyable comme elle la mène. Ceci est bien la preuve que pour une femme, diriger une bande est une question de charisme. Bien sûr, André, Alain et moi nous l'aidons, mais la vraie boss c'est elle. Pas un ici ne la contredirait.
Ce que je n'imaginais pas dans les bandes, c'était le problème de la hiérarchie à un niveau plus important. Je parle bien sûr de nos relations avec le chef de la mafia, ou plus exactement de celles de la Rose avec lui.
Soyons clair, la Rose Noire est jolie, très belle et son caractère ne la rend que plus désirable. Pas pour moi, puisque j'ai ma Rosalie, mais pour les autres hommes, oui. Je pense que le chef de la mafia est amoureux d'elle, même s'il ne le montre pas tellement. Je suis sûr aussi qu'elle n'est pas assez délinquante à son goût. Elle ne travaille pas dans la prostitution ou le deal de drogue, jamais. Autrement dit, j'ai peur que le chef de la mafia ne devienne un danger pour notre bande.
Oui, maintenant, je dis notre bande, car c'est la mienne aussi. On s'attache vite à ce monde avec ses propres règles, ses propres lois, ses propres chefs. Et bien entendu, avec Rosalie. Sans elle, je crois que je ne tiendrais pas le choc. Mais elle est merveilleuse et me seconde à merveille. On a du mal à croire que c'était une lycéenne sans histoire il n'y a que quelques mois.
Désormais, la bande de la Rose Noire est en sursis, je le sens, mais je ne sais pour combien de temps. Je crois que nous désirons tous nous opposer au chef de la mafia, mais il est fort et c'est infaisable.
Aujourd'hui, la Rose a été convoquée par le chef de la mafia. Nous pensons tous que c'est mauvais signe, mais nous ne disons rien. Les prochaines heures seront décisives.

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MessageSujet: Re: La Rose Noire   Sam 24 Déc - 11:51

Chapitre 15 : Refus d'obtempérer.

LR : Mademoiselle, votre bande n'est pas assez productive. Le trafic d'armes ne vous suffira plus.
OJ : Comment, Mais que devrais-je faire ?
LR : Vous allez me livrer des femmes !
OJ : Quoi ?
LR : Vous allez désormais me livrer des femmes. J'ai besoin de l'aide de votre bande pour renflouer les maisons qui m'appartienne.
OJ : Jamais.
LR : Je dois avoir mal compris.
OJ : Vous avez très bien compris, jamais je n'accepterai de faire se prostituer des jeunes filles, jamais. Ma bande a toujours marché sans la prostitution ni la drogue, et ça ne changera jamais.
LR : Vous ferez ce que je vous demande.
OJ : Je ne livrerai aucune femme à vos sales maisons. Aucun de mes hommes ne le fera et je vous défends bien de leur donner un tel ordre, si contraire à mes idées.
LR : nous verrons, mademoiselle Jarjaye. Il ne sera pas dit que vous m'aurez impunément désobéi.
OJ : Faites ce que bon vous semble, monsieur, je n'obéirai pas à un tel ordre quoi qu'il arrive.
Oscar ressortit et retourna à son QG.
LR : Cette Jarjaye est pénible. Elle me repousse et maintenant, voilà qu'elle me désobéit. Ca ne peut plus durer. Qu'on aille me chercher Julie !
Garde : A vos ordres !
Une fois la serial killer arrivée, Louis l'informa de sa nouvelle mission.
LR : Il est temps que cette petite Jarjaye comprenne qui donne les ordres dans cette ville. Madame, je vous charge de faire payer à cette jeune fille l'outrage qu'elle m'a fait.
JP : Que dois-je faire monsieur ? La torturer, sacrifier un être qui lui est cher ?
LR : La tuer.
La décision était irrévocable et sans appel.
JP : Je suis à vos ordres, monsieur Rotten.
LR : Parfait.
Julie sortit et louis alla voir sa femme.
JP : Parfait, oui en effet, c'est parfait, je vais tuer cette petite dinde et aussi la jolie minette qu'elle protège. Et enfin, j'aurais tué ce témoin gênant.
Julie de Polignac se frottait les mains. Mais pendant ce temps, chez Marie-Antoinette :
LR : Je vais faire assassiner la Rose Noire.
MA : Mais pourquoi ?
LR : Elle refuse d'obéir à mes ordres. C'en est trop.
MA : Je vois. Tu sais, j'ai une nouvelle amie, enfin si ça t'intéresse.
LR : Comment s'appelle t-elle ?
MA : Rosalie Lamorielle Châtelet, j'en suis très proche.
LR : Et bien éloigne t-en !
MA : Pourquoi ?
LR : Elle fait partie de cette bande.
Marie-Antoinette s'allongea, sans mot dire.

_________________

Merci à ma petite Chacha, je t'adore ma puce.

J'aurais ma fleur, voulu voir l'heure de ton bonheur.
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La Rose Noire

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