Comme cette rose de soie qui ne se fanera jamais...
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 Le masque de ma vie

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Oscar de Jarjayes
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MessageSujet: Le masque de ma vie   Mar 14 Fév - 17:58

Un mystérieux homme masqué entre dans la vie d’Oscar. Que va t’il lui arrivé ? (Fic cadeau pour la ST Valentin)

Chapitre 1 : Rencontre avec l’homme masqué

Oscar courait. Elle courait pour échapper aux hommes du masque noir. Elle les avaient rencontrés devant le Palais Royal. Là, il l’avait frappé à la tête, la blessant au front. Mais elle était parvenue à s’échapper et à présent, elle courait dans Paris. En entendant les pas de ses poursuivants, elle se cacha derrière des tonneaux sous un porche. Oscar attendit qu’ils partent pour sortir de son ‘’abri’’. Elle déambula encore quelques minutes dans les ruelles, puis sentit les ténèbres l’entourer et le noir se fit devant ses yeux. Elle tomba évanouie au sol. Lorsqu’elle put ouvrir les yeux, tout était flou. Elle distingua seulement un homme aux cheveux sombres penché au dessus d’elle. Elle voulut parler mais retomba inconsciente avant d’avoir pu parler.

Lorsqu’elle se réveilla, elle était allongée dans un grand lit à baldaquin, les draps et les tentures étaient de velours rouge et les colonnes de couleur or. Elle s’assit et posa sa main sur le bandage qui ceignait son front. Elle entendit soudain une voix chaude et grave s’adresser à elle :

CM : Comment vous sentez-vous mademoiselle de Jarjayes ?

La jeune femme tourna son visage vers cette voix et vit un homme assit près de son lit. Il avait des cheveux ébènes, une peau hâlée et était vêtu très simplement : un pantalon noir, des bottes de même couleur, une chemise blanche à jabot et une veste de couleur bleue nuit. Un masque de velours noir posé sur ses yeux parachevait le tableau. (Voir masque que MA porte au bal de l’Opéra). Un très beau sourire éclairait son visage.

OJ :Est ce vous qui m’avez sauvé ?

CM : Oui colonel. Je suis le comte Antoine de Montespan.

OJ : Dans ce cas, je vous remercie Monsieur de Montespan. Sans vous je serai probablement morte.

CM : J’ai eu de la chance de me trouver par ici et j’ai enfin pu voir la célèbre Oscar de Jarjayes.

OJ : Vous me flattez monsieur.

CM : Pas le moins du monde colonel. Mais parlons plutôt de vous. Le médecin vous a prescrit du calme et du repos pendant 2 à 4 semaines. Et j’aimerais que vous passiez votre convalescence ici.

OJ : Comment ? Mais pour quelles raisons ?

CM : Tout d’abord parce que j’ai envie de vous connaître et la seconde raison, vous la connaîtrez en temps voulu.

Oscar réfléchit : elle ne savait rien de cet homme, mais pourtant, elle avait confiance en lui.

OJ : Très bien, j’accepte.

CM : Vous m’en voyez heureux colonel. Que diriez-vous de visiter ma demeure ?

OJ : Avec plaisir !

Oscar commença à se lever mais le comte l’arrêta.

CM : Je crois que vous devriez attendre que je sorte avant de retirer votre drap.

OJ : Mais pourquoi ?

CM : Regardez vous-même…

Oscar souleva discrètement son drap et s’aperçu qu’elle ne portait que sa chemise, son pantalon lui avait été ôté. Le feu aux joues, elle remonta le drap jusqu’à son cou. Le comte lui sourit doucement.

CM : Votre pantalon est sur cette chaise, dit il en désignant un coin de la chambre, rassurez-vous, ce sont mes servantes qui l’ont ôté et m’ont prévenues. Je n’ai rien vu.

OJ : Oui…..je….je vous crois…..

Soudain, Oscar eut un flash. Il avait employé le féminin à chaque fois qu’il lui parlait, donc il savait !

OJ : Vous savez….qui je suis n’est ce pas ?

CM : Oui, vous êtes une femme.

OJ : Comment l’avez-vous appris ?

CM : Lorsque je suis entré dans cette chambre et que je vous ai vue, j’ai compris qu’un visage aux traits si fins et une peau aussi délicate ne pouvait appartenir qu’à une femme.

Oscar resta bouche-bée. Personne ne lui avait encore fait de tels compliments. Le comte se leva et alla vers la porte.

CM : Je vais vous laissez vous habiller, rejoignez-moi en bas lorsque vous serez prête.

Sans ajouter un mot, il sortit. Oscar resta un moment interdite puis murmura pour elle seule :

OJ : Qui peut bien être cet étrange homme masqué ?

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Oscar de Jarjayes
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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Dim 2 Avr - 16:29

Chapitre 2 : Convalescence et découverte.

Une fois le comte sortit, Oscar repoussa les draps et descendit de son lit. Elle enfila rapidement son pantalon et en passant devant sa coiffeuse, se donna un rapide coup de brosse. Puis, elle rejoignit le comte installé dans le salon.
CM : Vous avez fait vite.

OJ : Oui, pourrais-je envoyer un messager afin de prévenir ma famille de mon absence ? Je ne voudrais pas qu’ils s’inquiètent.

CM : Je viens d’en envoyer un à l’instant. Je lui ai demandé de rassurer vos parents et de les prévenir de votre séjour ici.

OJ : Je vois que vous pensez à tout….

CM : Bien. Que diriez-vous de visiter ce manoir puisque vous y restez quelques temps ?

Oscar acquiesça. Le comte lui montra chaque pièce et chaque chambre afin qu’elle choisisse celle qui lui plaisait. Elle opta pour la chambre où on l’avait soigné, la trouvant à son goût. Ils sortirent ensuite pour aller dans les écuries du comte. En entrant, Oscar poussa un cri de joie : Désiré, son cheval, était là. Elle se précipita pour le caresser. Antoine de Montespan regardait tendrement Oscar, occupée à câliner son cheval.

OJ : Comment avez-vous fait ?

CM : Je me doutais que vous étiez venue à cheval dans Paris. Et je l’ai trouvé quelques ruelles plus loin, je l’ai donc ramené ici.

OJ : Je ne sais comment vous remercier monsieur.

CM : Appelez-moi Antoine. D’ailleurs, votre sourire est le plus beau cadeau que vous puissiez me faire.

OJ : Merci, Antoine….dit elle rougissante.

CM : Que diriez-vous d’aller galoper ?

OJ : Avec joie !

Ils scellèrent puis enfourchèrent leurs montures et partirent au galop. Oscar rayonnait. Elle appréciait cette compagnie avec cet étrange comte. Il semblait aimer les mêmes choses qu’elle et l’admirait réellement.

CM : venez, je vais vous montrer un endroit.

Les deux cavaliers se dirigèrent vers un immense lac entouré d’une clairière. Oscar descendit de cheval et s’approcha de l’eau. Elle la fixa longuement avant de s’agenouiller et d’en asperger son visage. Le comte s’avança vers elle et s’assit à ses côtés. Elle fit de même et ils restèrent silencieux un moment.

OJ : Je ne sais pourquoi, mais j’apprécie beaucoup votre compagnie.

CM : Ce sentiment est réciproque, sachez-le.

Oscar lui répondit par un sourire et ils rentrèrent à Montespan.
Les jours s’écoulèrent paisiblement dans la demeure du comte. Oscar était touchée par l’attention d’Antoine pour elle. Bizarrement, plus le jour de son départ du manoir approchait, plus elle se sentait triste. Un matin, au lieu de se lever, elle resta un moment au lit et s’assit en posant ses bras sur ses genoux.

OJ : Seigneur, que m’arrive t’il ? Pourquoi suis-je aussi triste à l’idée de partir d’ici ? Je devrais, au contraire me réjouir ! Je vais revoir mes parents ainsi que la Garde Royale et la Reine ! Mais alors pourquoi cette impression de vide et de manque quand il n’est pas là ? Est ce cela que l’on nomme l’amour ? Ce sentiment qui m’étreint le cœur d’une immense joie lorsqu’il est à mes côtés et au contraire m’agonise lorsqu’il me quitte ? Oh Seigneur, venez moi en aide !

Oscar laissa ses larmes couler et cacha sa tête dans ses bras, posés sur ses genoux. C’est ce moment que choisit le comte pour venir la voir. Ne l’ayant pas vue descendre, il pensait que peut être elle se sentait mal. Depuis sa rencontre avec Oscar, il n’avait jamais retiré son masque. Il la vit ainsi prostrée et fut d’abord suprit.

CM : Qu’avez-vous ? vous sentez –vous mal ?

En entendant sa voix, Oscar releva la tête, lui montrant ainsi, son regard embué de larmes et son visage trempé de ses pleurs. Doucement, il s’approcha d’elle et s’assit à ses côtés sur le lit avant de la prendre dans ses bras. Elle s’accrocha désespérément à lui en éclatant en sanglots.

CM : Calmez-vous belle Oscar. Je suis là, tout près de vous.

Elle pleura longtemps. Pas un instant le comte ne la lâcha, il la garda serré contre lui afin de l’apaiser. Lorsque ses dernières larmes quittèrent ses yeux, Oscar resta contre Antoine. Sur le visage de la jeune femme, on put lire un mince sourire étira ses lèvres. Car enfin son cœur avait comprit : elle était tombée amoureuse de ce mystérieux chevalier masqué.

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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Dim 2 Avr - 16:30

Chapitre 3 : Donnez-moi un soir…..

Quand il vit qu’elle était calmée, Antoine desserra son étreinte et la regarda.

CM :Vous allez mieux ?

OJ : Oui…..pardonnez-moi…..

CM : Ne vous inquiétez pas, ce n’est rien. Lorsque je ne vous ai vu descendre, j’ai tout de suite sentit que quelque chose n’allait pas.

OJ : C’est vrai…..mais je vais mieux maintenant…merci encore….

CM : Je vous en prie. Je ferai n’importe quoi pour vous voir sourire.

Devenue plus sensible à ses paroles de part ses nouveaux sentiments, Oscar rougit et détourna la tête. Le comte comprit son embarras et se leva. Elle fut un peu déçue de quitter ses bras, mais sa déception fut vite remplacée par de la surprise :

CM : Je sais que comme vous allez mieux, vous allez bientôt repartir chez vous. Mais je ne veux pas vous quitter ainsi. C’est pourquoi j’aimerais que vous soyez ma cavalière au bal du marquis de Monceau ce soir. Je pourrais ainsi voir qui vous êtes en réalité.

Le moment de surprise passé, Oscar se mit à réfléchir.

Aller avec lui au bal ? Pouvoir danser dans ses bras et lui montrer qui je suis réellement ? Je ne connais pas le marquis de Monceau, je pourrais donc être libre de mes mouvements.

Le comte la regardait en souriant, observant les émotions qui se jouaient sur le visage de la jeune femme. Elle se décida à rompre le silence.

OJ : J’accepte….je serai votre cavalière pour le bal de ce soir…dit elle en se levant.

Le comte s’avança vers elle, toujours avec un sourire tendre, prit sa main et y déposa un baiser.

CM : Je suis heureux de l’honneur que vous me faites. Je vous attends pour aller galoper. Rejoignez-moi dehors.

Il sortit. Oscar observa quelques instants la main qu’il avait embrassé, puis descendit le rejoindre dehors. Ils passèrent la journée près du lac de la propriété, le midi ils pique-niquèrent et le soir, ils rentrèrent au manoir vers 20H00.

CM : Retrouvons-nous au salon dans une demi-heure, cela vous convient-il ?

OJ : C’est parfait ! A tout à l’heure.

Oscar monta jusqu’à sa chambre. Lorsqu’elle y pénétra, elle ne put retenir un cri de surprise : sur le lit, une magnifique robe de soie bleue saphir était posée. Une ceinture de perles nacrées blanches entourait la taille. Sur la coiffeuse, un diadème, un collier et des boucles-d’oreilles en saphir. Oscar était émerveillée : cette parure avait dû coûter une fortune au comte. Une jeune domestique arriva.

D : Mademoiselle Oscar, je vais vous aider à vous préparer.

OJ : Je vous remercie.

Une fois la robe enfilée, la jeune servante releva les cheveux d’Oscar en un chignon d’où elle laissa s’échapper quelques mèches folles. Elle posa le diadème sur sa tête et lui mit les bijoux. Oscar eut du mal à se reconnaître. Le comte apprécierait-il ? Anxieuse, elle descendit doucement les grandes marches avant de se rendre au salon où Antoine l’attendait. Il portait une veste bleue nuit, brodée de dorures, un pantalon blanc et des bottes noires. Elle le détailla quelques temps, le trouvant très séduisant. Oscar entra finalement dans la pièce. Un doux sourire s’étira sur le visage du comte. Il s’avança vers elle et lui fit un baise-main.

CM : Je suis sur que même Aphrodite doit vous envier.

Oscar rougit sous le compliment. Le jeune homme lui présenta son bras, qu’elle prit, et ils montèrent dans le carrosse. Quelques minutes plus tard, ils arrivaient devant la demeure du Marquis de Monceau.

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Oscar de Jarjayes
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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Dim 2 Avr - 16:31

Chapitre 4 : Ce soir de bal….

Le comte aida Oscar à descendre du carrosse. Arrivée devant le demeure, Oscar eut peur. Elle allait se montrer en femme pour la toute première fois de sa vie. Ses doigts se crispèrent sur le bras du comte. Ce dernier le sentit et lui adressa un sourire rassurant en posant sa main sur la sienne.

CM : N’ayez pas peur. Je resterais près de vous.

Oscar lui adressa un sourire de reconnaissance et commença à avancer avant d’être arrêtée par Antoine.

CM : Attendez un moment, il sortit un masque d’or de sa poche et le posa sur le visage d’Oscar, c’est un bal masqué !

OJ : Je vois que vous avez pensé à tout pour ne pas être obligé de me montrer votre visage.

CM :C’est exactement cela ! Nous y allons ?

OJ : Oui…..allons-y !

Ils arrivèrent dans la grande salle illuminée par des lustres de cristal et d’or. Le silence se fit dès leur entrée. Tous admirèrent ce couple féerique, sortit de leur rêves les plus beaux. Oscar était nerveuse. D’un sourire, Antoine la rassura et elle lui sourit en retour. Ils s’avancèrent vers la piste, une fois au centre, Antoine s’inclina devant Oscar.

CM : M’accorderez-vous cette danse ?

OJ ( voix douce) : Avec plaisir….

Elle posa sa mains dans la sienne, il se releva et entoura sa taille de son bras et rapprocha leurs deux corps. Oscar rougit légèrement en baissant la tête et ils entamèrent une valse très douce. Les autres invités qui étaient restés muets devant tant de beauté, recommencèrent à danser en jetant quelques coup d’œil au couple.

CM : Tous sont charmés par votre beauté.

OJ : Vous êtes très bien….vous aussi….

Le comte resserra son étreinte et colla leur deux corps, il lui murmura à l’oreille :

CM : Je ne cessais de penser à vous durant votre convalescence. Je rêvais de vous tenir dans mes bras.

Oscar rougit encore plus et baissa son regard, gênée. Toujours en murmurant, le comte s’adressa à elle :

CM : vous êtes un peu rouge, il fait une chaleur étouffante. Venez, allons sur le balcon.

Docilement, Oscar le suivit, heureuse de pouvoir lui masquer son trouble. Elle ôta son masque, une fois qu’elle fut sûre d’être seule avec le comte. L’air frais fit disparaître la rougeur de son visage. Elle ferma les yeux, se laissant enivrer par le parfum de la nuit. Soudain, elle sentit deux bras encercler sa taille et l’attirer contre un torse musclé. Elle n’esquissa pas un geste de résistance. Ses joues reprirent une teinte rosée lorsqu’elle comprit qu’elle était contre le comte. Elle laissa aller sa tête contre son épaule, profitant de ce moment volé. Il posa ses lèvres sur sa nuque et l’embrassa. Oscar frissonna à ce contact. Elle pencha sa tête en arrière, lui offrant son cou. Il remonta ses baisers brûlants le long de sa nuque, arrivé à sa joue, il s’arrêta. Ses mains quittèrent sa taille pour se poser sur ses épaules afin de la retourner. Oscar avait ouvert les yeux et fixait maintenant le visage aimé. Le comte passa ses bras autour de la taille gracile de sa compagne et l’attira à lui. Ses cils papillonnèrent quelques instants, puis elle les ferma en sentant une bouche chaude se poser sur la sienne. Elle leva ses bras et les noua autour du cou de son ami, son corps se collant un peu plus contre le sien. Elle sentit ses lèvres s’ouvrir pour laisser libre court à une langue qui se faisait tour à tour caressante et passionnée. Oscar se laissa aller entre les bras forts du comte. Il quitta lentement ses lèvres et la regarda tendrement avant de murmurer à son oreille :

CM : Rentrons…….nous serons mieux…

OJ : Oui…..

C’est tout ce dont elle fut capable. Elle était encore ailleurs, à rêver de ses bras. Ils rentrèrent à Montespan. Dans le carrosse, Oscar resta dans les bras du comte. Une demi-heure plus tard, ils arrivaient à destination.

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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Ven 21 Avr - 20:10

Chapitre 5 : Mon amant secret

Antoine aida Oscar à descendre du carrosse. Celle-ci n’osait esquisser une geste.

CM : Venez, n’ayez pas peur, dit il d’une voix tendre.

Il lui tendit la main pour la guider. Elle y posa la sienne et le laissa l’amener jusqu’à la chambre qu’elle occupait. Il ouvrit la porte et lui céda le passage. Timidement, elle entra dans cette pièce qu’elle trouva soudain si grande, si intime…..Elle le vit refermer la porte et s’avancer vers elle. Il retira sa veste, qu’il posa sur une chaise avant de s’approcher d’elle et de l’enlacer pour l’attirer à lui. Elle rougit en posant ses mains sur sa poitrine. Elle ne s’était jamais rendue compte qu’il était si musclé. Le comte lui sourit et la regarda :

CM : Vous êtes si belle…..je crois que même lorsque je vous ai vue endormie telle un nage vous n’aviez pas tant de grâce.

OJ : Mer….merci

CM (percevant sa gêne) : Oscar…..si vous ne voulez pas que je reste, il suffit de me le dire….jamais je ne vous forcerai à quoique se soit…

Oscar resta silencieuse, réfléchissant elle-même à la portée de ses gestes. Le comte desserra son étreinte et voulu sortir. Mais à peine eut-il esquissé le geste se retourner qu’elle agrippa son bras d’une main.

OJ : non ! Ne partez pas !….s’il vous plaît..

Il se retourna doucement et la regarda.

CM : En êtes-vous sûre ?

OJ : Oui….je vous en prie…..prenez moi dans vos bras, murmura t’elle.

Antoine la prit doucement dans ses bras et fixa son regard au sien. Lentement, il approcha son visage de celui de la jeune femme. Elle sentit cœur battre un peu plus fort. Mais il suspendit ses lèvres à quelques millimètres de celles d’Oscar. Toujours en la regardant dans les yeux, il murmura :

CM : Je vous aime douce Oscar, je vous aime.

Elle sentit son cœur faire un bon dans sa poitrine et sa gorge se nouer d’émotion.

OJ : Moi aussi…je vous aime…

En souriant, il posa délicatement ses lèvres sur les siennes. Oscar passa une main autour de son sou tandis que l’autre se perdait dans la sombre chevelure de son ami. Le baiser devint plus passionné, Oscar sentit du feu courir le long de ses veines. Le comte retira son masque en continuant de l’embrasser. Hélas, la pièce étant plongée dans la pénombre, Oscar ne put voir son visage. Ses baisers dérivèrent dans son cou, pendant qu’elle commençait à déboutonner sa chemise.

!!!WARNING !!!SCENE TORRIDE !!!

Le comte porta Oscar dans ses bras pour la déposer doucement sur le grand lit à baldaquin. Il fit lentement glisser sa robe jusqu’à sa taille, dévoilant ainsi son buste d’albâtre. Oscar rougit par pudeur, mais ne tenta pas de se dérober à son regard.

CM :Vous êtes si belle…

Il reprit tendrement ses lèvres, puis laissa sa bouche dériver dans son cou pour finalement aller embrasser sa poitrine. Oscar gémit et renversa sa tête en arrière, s’offrant entièrement à lui. Elle sentit ses mains répondre à ses caresses en se glissant sous sa chemise pour découvrir chaque muscle de cet homme avant de l’ôter pour la laisser au sol. Elle le sentit frissonner sous ses doigts, elle prit de l’assurance au fil des caresses. Antoine laissa sa main glisser sous la robe d’Oscar pour caresser doucement ses cuisses, alors que son autre main caressait son dos et que sa bouche embrassait religieusement sa peau dénudée. La jeune femme se cambrait et gémissait sous les mains expertes de son amant. Jamais elle n’avait ressentit des sensations si profondes. Son partenaire continua doucement la descente de ses doigts sur ses jambes pour arriver au cœur de sa féminité qu‘il effleura. Sous ce déluge de plaisir, Oscar ne put retenir un cri de plaisir et rapprocha son corps du sien. Sentant la peau brûlante de sa compagne contre la sienne, Antoine perdit tout contrôle. Il retira sa main de sous ses jupes et arracha plus qu’il n’ôta la robe de son amie, dévoilant ainsi son corps de déesse. Oscar frissonna en voyant la fougue de son amant. Elle détacha les lacets qui retenaient encore son pantalon et lui retira d’un geste sec pour le laisser au sol. Elle l’attira aussitôt à elle, le poids de son corps sur le sien l’électrisa. Elle n’y tint plus.

OJ ( d’une voix altérée) : Antoine……viens….

Et parce que lui aussi sentait son corps le brûler, il s’allongea délicatement près d’elle et la prit doucement. Oscar se raidit en sentant une légère douleur puis elle se détendit en sentant son amant bouger en elle. Lorsqu’elle sentit que le plaisir allait déferler en elle, elle s’agrippa aux épaules musclées de son amant. Ils atteignirent le bonheur en même temps et retombèrent épuisés contre les oreillers. Elle regarda le comte en souriant. Antoine lui aussi souriait, il la prit dans ses bras et elle se blottit contre son torse.

CM : Jamais je n’ai ressentit cela…

OJ (émue) : Moi non plus……je vous aime comte…..

CM : Moi aussi ma douce…..

Il posa ses lèvres sur les siennes et tout deux s’endormirent, songeant à leur bonheur. Mais le destin en décidait autrement…..

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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Ven 28 Avr - 19:03

Chapitre 6 : Déchirement

Au matin, la jeune servante qui avait aidé Oscar à s’habiller la veille vint justement la réveiller. Elle entra sans bruit dans la chambre et retint un cri de surprise lorsqu’elle vit que le comte était dans le lit de la demoiselle. Il était adossé au montant du lit et tenait Oscar, qui dormait blottie contre lui, dans ses bras. Les draps les couvraient tout deux jusqu’à la taille mais le buste d’Oscar était presque entièrement caché par les bras du comte. Devant ce tableau divin, la jeune domestique en eut les larmes aux yeux, elle s’inclina doucement devant le comte pour prendre congé. Il lui répondit par un sourire et un signe de tête. Elle quitta silencieusement de la pièce. Peu avant l’aube, le comte avait prit soin de remettre son masque sur son visage pour ne pas qu’elle le voit. Il vit son amante ouvrir ses yeux et la sentit bouger. La première chose que vit Oscar fut le visage du comte penché au-dessus d’elle. Elle lui rendit son sourire et il posa tendrement ses lèvres sur les siennes. La jeune femme passa ses bras autour de son cou pendant que l’homme entourait son buste. Il se détacha d’elle un long moment plus tard.

CM : Vous avez bien dormi ?

OJ (rêveuse) : Oui…..puisque j’étais dans vos bras.

CM : Moi aussi j’étais heureux, depuis longtemps je rêvais de vous aimer….

OJ : Et dire que je voulais fermer mon cœur à jamais….

CM : Maintenant vous ne le pourrez plus, je serai là pour empêcher qu’une telle chose arrive.

OJ : Oui, nous ne nous quitterons plus.

Le comte la regarda, le moment était venu.

CM : si, hélas, nous allons devoir nous quitter.

OJ ( inquiète) : Comment ? Mais pourquoi ?
CM : vous êtes guérie maintenant, il faut que vous rentriez à Jarjayes, chez vos parents. De plus, vous avez des responsabilités dans la Garde Royale.

Oscar se blottit contre lui, cachant son visage et ses larmes dans son cou.

OJ (sanglotant) : Non……Non je ne veux pas……vous quitter…..je…..je vous aime….tellement… ;

Antoine la serra très fort contre lui en caressant sa chevelure d’or.

CM : Mon amour…..il le faut….vous avez des responsabilités très importantes à la cour et que dirait votre père si il l’apprenait ? Vous seriez en danger. Il faut que vous rentriez chez vous, mais je vais vous faire une promesse.

OJ : La….Laquelle ?

Il la dégagea de lui et la regarda dans les yeux.

CM : Dans très peu de temps, nous allons nous revoir après votre départ, je vous le jure. Alors ? rentrerez vous ?

Oscar réfléchir, il avait raison, en restant près de lui, elle était en danger, mais elle l’aimait si fort….

OJ : Si vous promettez de tenir votre parole, alors je….je …..je rentre.

Oscar éclata en sanglots et s’accrocha à lui. Antoine caressa doucement son dos pour calmer ce corps secoué de violents spasmes. Ses mots, qui peuvent paraître simple à prononcer, Oscar les avaient dit, mais il lui avait fallu rassembler tout son courage pour le faire. Mais malgré tout, ses nerfs avaient lâchés. Elle ne voulait pas partir. Elle aurait voulu rester avec lui, dans ses bras. Mais hélas, la réalité devait reprendre ses droits. Elle se calma peu à peu, ses larmes s’épuisèrent. Il caressa avec douceur ses cheveux et embrassa ses yeux pour sécher ses dernières larmes. Puis il la regarda.

CM : Vous partirez tout à l’heure, je en veut pas que nous ayons des adieux déchirants alors que nous allons nous revoir dans peu de temps.

OJ : Très….Très bien…murmura t’elle.

CM : Je vais vous laisser vous habiller, rejoignez-moi en bas, un carrosse sera là.

Oscar acquiessa. Il la prit dans ses bras et l’embrassa langoureusement. Elle passa ses bras autour de son cou pour s’approcher de lui. Longtemps, ils restèrent enlacés. Puis, le comte se détacha d’elle, se rhabilla et sortit. Oscar ressemblait à un automate. Elle s’habilla machinalement, se donna un coup de brosse rapide et descendit le rejoindre dans l’entrée. Elle avança lentement, arriva près de lui et resta immobile, les yeux embués.

CM : Il faut y aller.

Oscar sentit sa gorge se nouer violemment, elle devait partir avant de craquer. Elle commença à courir vers le carrosse lorsque soudainement, elle sentit une main se refermer sur son poignet et l’attirer vers lui. Le comte ne voulait pas la laisser partir ainsi. Il l’attrapa alors qu’elle s’enfuyait et la ramena contre lui. Il déposa doucement sa bouche contre ses lèvres tremblantes. Elle noua aussitôt ses bras autour de son cou pour le sentir plus près d’elle, son corps se moulant au sien. Elle gouttait le sel de ses propres larmes qui tombaient sur ses lèvres. Aussi soudainement qu’elles s’étaient rencontrées, leurs bouches se séparèrent. Le comte fixa son regard aux yeux saphir d’Oscar. Il caressa sa joue et essuya une larme.

CM : Au revoir mon amour.

Ses larmes redoublèrent, Oscar se détourna et courut aussi vite qu’elle le put jusqu’au carrosse. Elle monta à l’intérieur et hurla au cocher de partir. La carrosse s’ébranla et partit, séparant ainsi nos deux amants….

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MessageSujet: Re: Le masque de ma vie   Mar 2 Mai - 10:30

Chapitre 7 : Retour à la maison

Le voyage dura quelques heures, il parut une éternité à Oscar. Elle n’avait cessé de pleurer tout au long du trajet, pensant sans cesse à son chevalier masqué. Lorsque le carrosse arriva en vue de Jarjayes, Oscar essuya ses larmes et remit de l’ordre dans sa tenue. Tout le monde était là et l’attendait : Mr et Mme Jarjayes, Grand-mère ainsi qu’André. Elle descendit du carrosse et avança vers eux d’une démarche militaire, le dos droit, le visage impassible.

GJ : Je suis heureux de vous revoir Oscar. Comment vous portez-vous ?

OJ : Beaucoup mieux père, je suis entièrement rétabli.

MJ : Nous étions très inquiets à votre sujet. Lorsque nous avons appris que vous étiez malade, j’ai eu la peur de ma vie.

GM : Mais heureusement, le comte de Montespan vous a recueillie et soignée.

Au souvenir de son amour, le regard d’Oscar se voilà, mais son visage resta impassible.

OJ : Oui, il a été très aimable….

GM : Le voyage a dû te fatiguer, tu devrais aller te reposer un peu, André va t’apporter un chocolat chaud.

OJ : J’y vais Grand-mère.

Elle salua ses parents et en passant devant André, lui adressa son plus beau sourire auquel il répondit. Entre eux, les mots étaient inutiles, ils se comprenaient en un regard, un sourire. Elle monta silencieusement dans sa chambre et s’allongea sur son lit. Ses pensées s’évadèrent…..Que faisait le comte ?…….Pensait-il à elle ?….André entra, coupant court à ses pensées. Il posa la tasse de chocolat sur la petite table de chevet et s’assit près d’elle sur le lit.

AG : Alors ? comment ça s’est passé ?

OJ : Oh plutôt bien, j’ai eu des vacances gratuites, ça repose…
AG : Tu le méritais bien ! tu travaille beaucoup trop à la Garde !

OJ : Je suis colonel ! J’ai des devoirs envers la couronne.

AG : Oui oui oui ……en attendant repose toi, tu dois être épuisée….

Il remonta les draps sur elle et tira les rideaux. Elle lui sourit et le remercia. André lui fit un magnifique sourire et sortit sans bruit. Oscar s’endormit, avec dans ses rêves, le visage du comte de Montespan.

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Le masque de ma vie

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