Comme cette rose de soie qui ne se fanera jamais...
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 Pas sans toi (ma toute première fic sur LO) (Partie 1)

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Bridget25



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Date d'inscription: 25/07/2008

MessageSujet: Pas sans toi (ma toute première fic sur LO) (Partie 1)   Mer 30 Juil - 16:20

Pas sans toi
Chapitre 1 – La décision



Oscar revenait de sa dure journée a la caserne des gardes Françaises, elle venait de donner une permission de 15 jours a ses soldats.
Ces même soldats qui l’avaient mit a rude épreuve, elle avait dut se battre pour se faire respecter, elle avait dut tout subir afin de gagner leur confiance et se faire accepter, pourtant, il subsistait encore des tentions et Oscar était sans cesse sur ses gardes.
Pourtant, elle savait que plus aucun d’entre eux ne s’attaquerait a elle, mais elle préférait garder ses distances, surtout avec Alain de Soisson. Celui la est un dur a cuire, alors que les autres s’étaient soumis a sa supériorité, il continuait a la défier et a lui manquer effrontément de respect. Peu importe, elle saurait bien le mater.
Loin de se douter qu’il était déjà prêt a la suivre et a lui obéir en râlant pour la forme. Alain de Soisson était un homme au sens de l’honneur irréprochable. Il s’accrochait a ses idéaux et se laissait guider par ses sentiments purs. Né pourtant noble, il fut rétrograder au rang de sergent après avoir frapper son supérieur. Oscar avait cru comprendre que ce dernier avait essayer d’abuser sa petite sœur qu’il chérissait plus que tout au monde et qui allait lui être enlever ce week-end par son fiancé.
Et oui Alain était plus ou moins heureux par le mariage de sa sœur. Heureux car elle épousait un bourgeois qui pourrait la tirer de la misère dans laquelle elle vivait, mais malheureux, car elle ne viendrait aussi souvent le voir, ses longs cheveux brun et ses grands yeux bleus allaient regarder et appartenir a un autre homme que lui.

Parfois, elle se sentait seule face a cette folie humaine qui se passait a Paris. Elle se sentait si impuissante et aimerai tant faire pour aider le peuple de Paris.. Oh seigneur, si son père apprenait ses idées révolutionnaires, il la couperait sur le champ en deux. Révolutionnaire ?
Oui, Oscar supportait de moins en moins son rang et ses privilèges alors que Paris se meurt de faim. Elle sait que la plaie qu’est devenue la France, ne va pas tarder a exploser et laisser couler la douleur qui émanera d’elle. Faire partie de ses gens qui réclamaient l’égalité de chacun, sans distinction de classe, ceux qui foulaient chaque jour les pavés des rues en réclamant du pain, lui donnait une volonté de fer, celle qui la fait avancer chaque jour, celle qui la fait vivre et ne la laisse pas sombrer dans la mélancolie.

**********************************

Mélancolie qui s’étale depuis un an, depuis qu’André avait quitté Jarjaye et la France pour aller elle ne savait ou. Il lui manquait chaque jour que dieu faisait.
Pourquoi avait elle prononcer ces horribles paroles alors qu’il lui déclarait ce que son cœur lui hurlait de dire :

- Je t’aime Oscar, je t’aime depuis si longtemps..
- Lâche moi André
- Non, je préfèrerai me faire tuer par ton père ici et maintenant plutôt que de te voir t’éloigner de moi.. Je suis prêt a mourir pour toi.. Ma belle Oscar, femme de mon cœur..
- Arrête de dire que je suis une femme ! Avait elle hurler

André fut prit d’une fureur immense, il l’allongea a même le sol et lui arracha sa chemise. Il se redressa, un bout de tissu en main et lui hurla a son tour :

- Et cette poitrine que tu caches obstinément derrière ses bandes ? c’est pas des atouts de femme peut être ?

Oscar resta silencieuse, il avait mit a nu ce qu’elle était et ce qu’elle essayait d’oublier par tous les moyens. Mais il s’était fait un devoir de lui rappeler qu’elle était née femme et qu’elle mourrait en tant que telle.
Il inspira profondément, se pencha sur Oscar et l’a porta jusque sur son lit. Elle se laissa faire sans rien dire, toujours silencieuse, les larmes au bord des yeux pendant qu’il la recouvrait de son drap de soie blanche :

- Pardonne moi Oscar, je te jure devant dieu que je ne recommencerai jamais plus. Mais je t’aime depuis si longtemps. Veux tu entendre ce que j’ai a te dire ? Depuis dix ans, je t’aime dans l’ombre, sachant que jamais je pourrait être unit a toi. En sachant pertinemment le monde qu’il y a entre toi et moi. Jamais je n’ai accordé le moindre regard a une autre femme. Je suis a toi et te serai fidèle comme je l’ai toujours été. Ne me congédie pas de toi. Je préférerai m’aliéner plutôt que d’être séparé de toi……
- André, je ne veux plus t’écouter. Sors de cette chambre. Dit elle calmement.

Le cœur en cendre, André se leva et se dirigea vers la porte, il lui dit avant de partir :

- Une rose est une rose Oscar et quoi qu’il arrive, tu resteras pour toujours et a jamais celle que j’aurai le plus chéri d’entre toutes.

Il ferma la porte et elle éclata en sanglot. Jamais, non jamais elle ne pardonnerai le geste qu’il venait d’avoir. Comment son ami de toujours si calme, si réfléchit et posé avait pu se transformer en un instant, en un animal prêt a lui rappeler sa misérable condition. Il sait pourtant a quel point elle souffre de sa condition, mais il avait délibérément briser le reste de respect qu’elle s’accordait. Elle n’était qu’une femme..
Il devait partir, elle voulait plus jamais l’avoir a ses côtés, jamais plus.

Le lendemain elle passa devant lui sans lui jeter un regard, s’arrêta a sa hauteur et lui dit froidement :

- Je passerai sur ton geste d’hier a une seule condition, quitte cette maison, je te relève de tes fonctions, je ne te désire plus a mes côtés. Il est temps, André Grandier que tu fasses ta vie. Si tu acceptes de partir, j’oublierai ton geste, si non, je te ferai tellement payer cher ton comportement, que tu me supplieras de te laisser t’en aller. Adieu maintenant.

André avait ouvert grand son seul œil, ainsi les paroles qu’il lui avait adressé n’avaient pas eut l’impact qu’il souhaitait. Son but n’avait pas été de l’abuser ou quelque chose d’autre, mais bien de lui faire comprendre qu’il était amoureux d’une femme et pas d’un soldat… Les larmes avaient couler de ses yeux verts émeraude un long moment. Il avait prit la décision de partir pour obtenir son pardon..

********************************

Oscar revient a elle, lorsqu’à la porte de sa chambre, quelqu’un frappa :

- Ma petite Oscar je peux entrer ?
- Oh Grand mère, entre je t’en prie.
- Merci ma petite fille.
- Que me vaut l’honneur de ta présence ici ?
- Voilà, je voulais te prévenir avant que ton père ne le fasse afin de te préparer psychologiquement a un choc.
- Pardon ? Explique toi Grand mère.
- Ton père a décidé de te marier Oscar.
- Quoi ? Encore cette histoire ridicule de mariage ?
- Oui, mais cette fois, d’après ce que j’ai entendu, il ne te demandera pas ton avis. Il te mariera de gré ou de force.

Oscar se leva de son fauteuil d’un bond.. Mais il était pas vrai cet homme !! Elle refusait de s’unir avec une quelconque personne, elle avait pourtant été claire la dessus il y a un an. Et le voilà qui recommence ? C’est infernal.

- Je t’en prie Oscar, ne dis rien. Tu sais je n’aurai pas dût t’en parler normalement.
- Ne t’en fais pas grand mère. Je n’attendrais pas que père m’en parle pour agir et je te jure que tu n’auras aucuns soucis.
- Merci ma petite fille. Je dois retourner a la cuisine.

La vieille femme sortie de la chambre.. Oscar devenait folle, elle tournait en rond. Pas un mariage, non..

« Oh André, mon ami, comme je regrette mes horribles paroles.. Si tu savais comme j’ai besoin de toi, ou es tu maintenant ? »
Oscar n’avait jamais vraiment été en colère contre son ami, après son geste. Elle lui avait dit cela sous la colère, se disant que de toute façon, entêté comme il était il n’irait nul part. Mais elle s’était lourdement trompée. Le soir en rentrant elle ne l’avait trouvé nul part. Grand mère lui avait apprit que son petit fils avait quitté Jarjaye le matin même pour ne jamais y revenir.. Elle avait fondu en larme ce soir la.
Elle n’avait pas le droit d’être en colère contre lui, pas après tout ce qu’il avait enduré a cause d’elle. Il avait toujours été près d’elle, subissant ses sauts d’humeur, la suivant ou qu’elle aille, et risquant sa vie pour elle. D’ailleurs, n’avait il pas perdu un œil en la sauvant des mains du masque noir ? Oh non, il n’aurait jamais dût partir.
C’est a cause de ça qu’elle est fâché contre lui, il avait osé l’abandonner.. Mais après tout, c’est ce qu’elle lui avait demandé non ?
« Mon dieu, rendez moi André, j’aimerai tellement qu’il soit près de moi aujourd’hui.. Par pitié, je voudrais tant le revoir.. »
Ce fut sa prière de ce soir en ce couchant, la nouvelle que grand mère lui avait apprise l’empêcha de trouver le sommeil. Elle ne cessait de répéter le nom de son ami en pleurant.. Maintenant et pour la première fois de sa vie, Oscar connaissait la peur, la solitude et le manque…

Grand mère en montant se coucher, entendit sa petite fille pleurer. Elle entre ouvra la porte doucement et s’avant a pas de loup vers le lit, elle reçut un coup en entendant Oscar murmurer « André, André revient je t’en supplie… »:

- Oscar ?

La jeune femme sursauta, elle essuya rapidement ses larmes :

- Tu as besoin de quelque chose grand mère ?
- Moi non, mais toi oui…
- Pardon ?
- André.. Tu as besoin d’André n’est ce pas ?
- Non, je n’ai pas besoin de lui, il m’a abandonné je te rappelle
- Allons ma petite, tu sais très bien pourquoi il est parti n’est ce pas ?
- …
- Ecoute, sache que je sais ou il est..
- C’est vrai ? Ou ? Ou est il ?
- Oscar, je ne peux pas te le dire, si tu vas le retrouver pour l’ignorer ou lui faire des reproches je me tairais.
- Quoi ?
- Vois tu, il souffre. Il te regrette beaucoup, mais il est parti pour obtenir ton pardon, comme tu le lui avais demandé. Il est loin maintenant, mais sache qu’il ne se passe pas une ligne sans qu’il ne me parle de toi. Il t’aime depuis si longtemps.. Tu comprends ? Je ne veux pas que tu lui fasses plus mal qu’il n’a déjà.
- Non, je ne veux pas le faire souffrir.. Je..
- Oscar, voilà ce que nous allons faire. Je te donnerai l’adresse d’André que si tu veux aller le rejoindre pour lui dire qu’il te manque et que tu l’aimes.. Si tu y va pas pour ne pas lui une chose de ce genre, alors je ne donnerai rien du tout
- C’est du chantage ?
- Un bon chantage ma petite. Car moi, en tant que vieille dame, je sais que tu l’aimes
- Non.
- Mais bien sure que si. Je t’ai entendu tu sais. Tu l’appelles tous les soirs, tu le pleures tous les soirs et encore ce soir tu lui demandais de revenir auprès de toi.. A ton avis pourquoi ?
- Heu.. Parce qu’il est mon ami ?
- Non, parce que ton cœur a besoin de lui.. Réfléchis bien a ma proposition ma petite. Et fais moi savoir ta réponse, j’espère rapidement.. D’ailleurs il vaudrait mieux que ce soit rapidement fait, ton père t’attend de pied ferme dans son bureau, demain matin avec ton futur époux. Alors choisi, un mariage arranger ? Ou un amour sincère auprès de mon petit fils, car je sais qu’il saura te rendre heureuse.. Il donnerai tout pour te satisfaire ma petite. Jamais je n’ai vu d’homme plus amoureux… Bonne nuit ma petite fille..

Le vieille femme se leva du lit et se dirigea vers la porte, Oscar la rappela doucement :

- Grand mère ?
- Oui ?
- Merci…
- De rien, dit la vieille femme en souriant et en quittant la pièce.

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Maximilien Marie Isidore de Robespierre
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Bridget25



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MessageSujet: La décision (partie 2)   Mer 30 Juil - 16:21

Oscar se leva de son lit et alla s’asseoir près de la fenêtre. Elle avait 34 ans, la France devenait de plus en plus invivable et le mariage arrangé qui lui pendait au nez ne l’amusait pas du tout. Elle avait quitté la garde Royale quelque moi avant le décès du Dauphin Louis Joseph. Il y a un an maintenant qu’elle a le commandement d’une section dans les gardes Françaises . Nous sommes le 10 Juillet 1789. Loin de se douter que dans 4 jours, le cours de l’histoire allait prendre un tournant très prononcé.
Elle ferma les yeux et tenta de voir clair dans son cœur. Aimait elle vraiment André ? André, rien qu’en prononçant son nom, son cœur se serrait un peu plus et des larmes arrivaient a ses beau yeux bleu…
Elle murmura quelque chose :
« André, je t’aime »… Elle pensait qu’en prononçant ses mots elle saurait la vérité, si elle l’aimait vraiment cela sonnerait bien a ses oreilles, dans le cas contraire, cela la ferait rire..
Et bien étrangement, cela ne la fit pas rire du tout, au contraire elle pleura.. Elle se sentait pitoyable :

- Pauvre idiote que je suis.. Je ne m’en suis pas aperçut plus tôt ? André je t’aime, oui je le sais maintenant.. Je t’aime et je te veux près de moi. Je ferait tout pour être a nouveau avec toi tous les jours, quitte a aller te chercher en enfer.

Elle sourit entre ses larmes et pensa « Merci Grand mère ».
Elle passa le reste de la nuit a jouer du violon, ses notes sonnaient un air triste dépourvu de joie.
Lorsque le soleil se leva, Oscar descendit en cuisine et se prépara elle même son chocolat.
Alors qu’elle le sirotait tranquillement, Grand mère arriva et fut surprise de déjà la trouver lever et surtout dans la cuisine. Elle n’y était pas venue depuis qu’André était parti :

- Oscar ?
- Bonjour Grand mère. N’est ce pas une merveilleuse journée ?
- Tu as l’air de très bonne humeur en tout cas.
- Je le suis. Je suis prête a affronter mon père et rire de cet homme qui aura la prétention de me demander de l’épouser.

Grand mère la dévisagea, mais ne dit rien. Elle prépara le petit déjeuner de toutes les autres personnes du château et le porta dans la salle a manger.

Vers onze heure, Oscar fut convoquée dans le bureau de son père. Elle s’y dirigea la tête haute, un sourire malin sur les lèvres.. Elle frappa et lorsqu’elle reçut l’autorisation d’entrer, elle pénétra dans la pièce.
Son sourire disparut instantanément en voyant « le prétendant ».. Qu’est ce que c’est que ça ? Un vrai patapouf avec des yeux globuleux ? Son père est si désespéré de la marier au point d’accepter n’importe quelle demande ?

- Ah mon enfant, dit le général
- Père.. vous vouliez me voir.
- En effet, entrez et installez vous dans ce fauteuil.

Oscar prit place et regarda silencieusement son père s’avancer vers elle, le visage fermé et autoritaire (comme d’habitude )

- Ma chère fille, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Mr De Latour demande votre main et j’ai bien l’intention d’accepter cette union.
- Quoi ? Hurla Oscar. Mais il n’en ai pas question.
- Si justement, il vous faut maintenant vous rangez loin des histoires de Versailles et de fondez votre propre foyer. Le Duc de Latour saura prendre soin de vous.
- Père, je crois nous avons déjà parler de ça. Nous, nous étions entendu et vous aviez accepté mon choix de ne pas me marier. Pourquoi changer si soudainement ?
- Parce que je vois comment la France vient et je crois qu’il est grand temps pour vous d’abandonner l’épée et vos fonctions militaire. Donc ! Et que cela vous plaise ou non. Votre mariage aura lieu dans un mois tout rond, est ce clair ?
- Général de Jarjaye, je suis le plus heureux des hommes. Ma douce Oscar, je vous jure de me montrer a la hauteur de vous..

Il posa sa main grasse et dodue sur la fine et blanche main d’Oscar :

- Ne me touchez pas vous !
- OSCAR !! Hurla le Général ! Votre entêtement ne servira a rien. C’est ma décision et j’ordonne que vous vous y pliez.
- Moi vivante, jamais. Dit elle avec un air de défit dans les yeux.

Pour toute réponse le général gifla sa fille qui vacilla légèrement. Le Duc de Latour ne semblait pas le moins du monde atteint par ce qu’il venait de voir. Si ça avait été André, il aurait prit sa défense et aurait affronté les foudres du Général. Mais ce n’était pas lui et il n’était pas la non plus. Oscar se teint la joue de sa main droite et baissa la tête. Elle quitta précipitamment le bureau et alla se réfugier dans sa chambre.
Elle enfouit son visage dans son oreiller et hurla le plus fort qu’elle pu.
« André espèce d’idiot !! Pourquoi es tu parti ? Pourquoi, pour une fois, tu as daigné m’obéir ! CRETIN !!! »

Une fois sa colère passée, elle se mit au violon et joua pendant de longues minutes. Se tournant vers la fenêtre de sa chambre, comme si André était la. Souvent il s’assaillait sur le rebord de cette fenêtre et l’écoutait jouer en lui faisant quelques commentaires une fois qu’elle avait finit.
Mais cette fois encore, ce fut le silence qui lui parla.

La journée s’étira longuement pour Oscar. Elle attendait inlassablement l’heure ou Grand mère viendrait se coucher en passant devant sa porte comme tous les soirs. Elle ne s’était pas présentée au dîner et refusait de voir qui que ce soit.
Enfin, vers 23h, Grand mère arriva. Oscar lui sauta presque dessus et la fit entrer dans sa chambre :

- Oscar, tu m’as fait peur, dit la vieille femme en se tenant le cœur.
- Excuse moi, mais c’est très important et urgent.
- Je t’écoute.
- Voilà, j’ai beaucoup réfléchit a ce que tu m’as dit hier soir.
- Oui ? Et ?
- Tu avais raison Grand mère..
- A quel propos ?
- Rooo, mais tu le fais exprès ?
- Non, je ne vois pas de quoi tu veux parler.. Oh, a propos du mariage ? Evidemment que j’avais raison je..
- Je ne te parle pas de ça grand mère.. Je te parle.. de.. d’André..
- André ?
- Oui. Tu avais raison… Je l’aime..

La vieille femme regarda intensément sa maîtresse pour voir si elle lui mentait pour savoir ou son petit fils se trouvait ou si c’était sincère.
Les larmes que versait Oscar en prononçant ces paroles, finirent de la convaincre. Elle sourit et lui prit la main.

- Je suis certaine que tu es sincère ma petit fille. Que feras tu lorsque tu sauras ou il se trouve ?
- Je partirai le rejoindre. Je veux vivre près de lui et ne jamais plus le quitter. Je suis prête a tout abandonner pour lui. Même ma fortune et mon rang.
- Bien.. Alors sache qu’André, se trouve en Amérique a l’heure qu’il est.
- Quoi ? En Amérique ? Mais l’indépendance a été signée non ?
- Oui, il y est allé pour y vivre. Il s’est établit en Louisiane. Il m’écrit qu’il habite une belle et grande demeure.
- Grand mère, je vais me rendre au port et je saurai quand part le prochain bateau.
- Très bien. Je te donnerai l’adresse exact plus tard alors.
- Grand mère ?
- Oui ?
- Viens avec moi.
- Quoi ?
- Viens avec moi. Je ne veux pas partir en te laissant ici. Tu sais, pour moi tu es comme ma vraie grand mère, sans distinction de classe. Pars avec moi..

La vieille femme eut les larmes aux yeux.. Partir avec sa petite fille signifiait fuir la maison, mais elle voyait aussi l’occasion de revoir son chenapan de petit fils et goûter a une belle retraite loin de la France et de ses dangers :

- Je partirai avec toi, dit elle en pleurant.
- Merci..

Oscar serra sa grand mère dans les bras jusqu'à ce qu’elle se calme :

- Grand mère. J’aimerai dormir avec toi cette nuit. Tu sais comme quand j’étais petite. J’ai besoin de toi cette nuit.
- Bien entendu ma petite, viens.

Les deux femme marchèrent dans le couloir, montèrent a l’étage des domestiques et entrèrent dans une chambre, dont le décore était typiquement ancien. Mais Oscar sentait la chaleur de cette pièce. Elle se sentait détendue au moment ou elle se glissa dans les draps de vielle femme et se blotti dans ses bras si réconfortants. Grand mère ne tarda pas a s’endormir et a ronfler. Oscar ria en l’entend et lui pinça gentiment le nez, ce qui arrêta les ronflements, assez longtemps, pour permettre a la jeune femme de s’endormir.

(A suivre)

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