Pas sans toi
Chapitre 1 – La décision
Oscar revenait de sa dure journée a la caserne des gardes Françaises, elle venait de donner une permission de 15 jours a ses soldats.
Ces même soldats qui l’avaient mit a rude épreuve, elle avait dut se battre pour se faire respecter, elle avait dut tout subir afin de gagner leur confiance et se faire accepter, pourtant, il subsistait encore des tentions et Oscar était sans cesse sur ses gardes.
Pourtant, elle savait que plus aucun d’entre eux ne s’attaquerait a elle, mais elle préférait garder ses distances, surtout avec Alain de Soisson. Celui la est un dur a cuire, alors que les autres s’étaient soumis a sa supériorité, il continuait a la défier et a lui manquer effrontément de respect. Peu importe, elle saurait bien le mater.
Loin de se douter qu’il était déjà prêt a la suivre et a lui obéir en râlant pour la forme. Alain de Soisson était un homme au sens de l’honneur irréprochable. Il s’accrochait a ses idéaux et se laissait guider par ses sentiments purs. Né pourtant noble, il fut rétrograder au rang de sergent après avoir frapper son supérieur. Oscar avait cru comprendre que ce dernier avait essayer d’abuser sa petite sœur qu’il chérissait plus que tout au monde et qui allait lui être enlever ce week-end par son fiancé.
Et oui Alain était plus ou moins heureux par le mariage de sa sœur. Heureux car elle épousait un bourgeois qui pourrait la tirer de la misère dans laquelle elle vivait, mais malheureux, car elle ne viendrait aussi souvent le voir, ses longs cheveux brun et ses grands yeux bleus allaient regarder et appartenir a un autre homme que lui.
Parfois, elle se sentait seule face a cette folie humaine qui se passait a Paris. Elle se sentait si impuissante et aimerai tant faire pour aider le peuple de Paris.. Oh seigneur, si son père apprenait ses idées révolutionnaires, il la couperait sur le champ en deux. Révolutionnaire ?
Oui, Oscar supportait de moins en moins son rang et ses privilèges alors que Paris se meurt de faim. Elle sait que la plaie qu’est devenue la France, ne va pas tarder a exploser et laisser couler la douleur qui émanera d’elle. Faire partie de ses gens qui réclamaient l’égalité de chacun, sans distinction de classe, ceux qui foulaient chaque jour les pavés des rues en réclamant du pain, lui donnait une volonté de fer, celle qui la fait avancer chaque jour, celle qui la fait vivre et ne la laisse pas sombrer dans la mélancolie.
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Mélancolie qui s’étale depuis un an, depuis qu’André avait quitté Jarjaye et la France pour aller elle ne savait ou. Il lui manquait chaque jour que dieu faisait.
Pourquoi avait elle prononcer ces horribles paroles alors qu’il lui déclarait ce que son cœur lui hurlait de dire :
- Je t’aime Oscar, je t’aime depuis si longtemps..
- Lâche moi André
- Non, je préfèrerai me faire tuer par ton père ici et maintenant plutôt que de te voir t’éloigner de moi.. Je suis prêt a mourir pour toi.. Ma belle Oscar, femme de mon cœur..
- Arrête de dire que je suis une femme ! Avait elle hurler
André fut prit d’une fureur immense, il l’allongea a même le sol et lui arracha sa chemise. Il se redressa, un bout de tissu en main et lui hurla a son tour :
- Et cette poitrine que tu caches obstinément derrière ses bandes ? c’est pas des atouts de femme peut être ?
Oscar resta silencieuse, il avait mit a nu ce qu’elle était et ce qu’elle essayait d’oublier par tous les moyens. Mais il s’était fait un devoir de lui rappeler qu’elle était née femme et qu’elle mourrait en tant que telle.
Il inspira profondément, se pencha sur Oscar et l’a porta jusque sur son lit. Elle se laissa faire sans rien dire, toujours silencieuse, les larmes au bord des yeux pendant qu’il la recouvrait de son drap de soie blanche :
- Pardonne moi Oscar, je te jure devant dieu que je ne recommencerai jamais plus. Mais je t’aime depuis si longtemps. Veux tu entendre ce que j’ai a te dire ? Depuis dix ans, je t’aime dans l’ombre, sachant que jamais je pourrait être unit a toi. En sachant pertinemment le monde qu’il y a entre toi et moi. Jamais je n’ai accordé le moindre regard a une autre femme. Je suis a toi et te serai fidèle comme je l’ai toujours été. Ne me congédie pas de toi. Je préférerai m’aliéner plutôt que d’être séparé de toi……
- André, je ne veux plus t’écouter. Sors de cette chambre. Dit elle calmement.
Le cœur en cendre, André se leva et se dirigea vers la porte, il lui dit avant de partir :
- Une rose est une rose Oscar et quoi qu’il arrive, tu resteras pour toujours et a jamais celle que j’aurai le plus chéri d’entre toutes.
Il ferma la porte et elle éclata en sanglot. Jamais, non jamais elle ne pardonnerai le geste qu’il venait d’avoir. Comment son ami de toujours si calme, si réfléchit et posé avait pu se transformer en un instant, en un animal prêt a lui rappeler sa misérable condition. Il sait pourtant a quel point elle souffre de sa condition, mais il avait délibérément briser le reste de respect qu’elle s’accordait. Elle n’était qu’une femme..
Il devait partir, elle voulait plus jamais l’avoir a ses côtés, jamais plus.
Le lendemain elle passa devant lui sans lui jeter un regard, s’arrêta a sa hauteur et lui dit froidement :
- Je passerai sur ton geste d’hier a une seule condition, quitte cette maison, je te relève de tes fonctions, je ne te désire plus a mes côtés. Il est temps, André Grandier que tu fasses ta vie. Si tu acceptes de partir, j’oublierai ton geste, si non, je te ferai tellement payer cher ton comportement, que tu me supplieras de te laisser t’en aller. Adieu maintenant.
André avait ouvert grand son seul œil, ainsi les paroles qu’il lui avait adressé n’avaient pas eut l’impact qu’il souhaitait. Son but n’avait pas été de l’abuser ou quelque chose d’autre, mais bien de lui faire comprendre qu’il était amoureux d’une femme et pas d’un soldat… Les larmes avaient couler de ses yeux verts émeraude un long moment. Il avait prit la décision de partir pour obtenir son pardon..
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Oscar revient a elle, lorsqu’à la porte de sa chambre, quelqu’un frappa :
- Ma petite Oscar je peux entrer ?
- Oh Grand mère, entre je t’en prie.
- Merci ma petite fille.
- Que me vaut l’honneur de ta présence ici ?
- Voilà, je voulais te prévenir avant que ton père ne le fasse afin de te préparer psychologiquement a un choc.
- Pardon ? Explique toi Grand mère.
- Ton père a décidé de te marier Oscar.
- Quoi ? Encore cette histoire ridicule de mariage ?
- Oui, mais cette fois, d’après ce que j’ai entendu, il ne te demandera pas ton avis. Il te mariera de gré ou de force.
Oscar se leva de son fauteuil d’un bond.. Mais il était pas vrai cet homme !! Elle refusait de s’unir avec une quelconque personne, elle avait pourtant été claire la dessus il y a un an. Et le voilà qui recommence ? C’est infernal.
- Je t’en prie Oscar, ne dis rien. Tu sais je n’aurai pas dût t’en parler normalement.
- Ne t’en fais pas grand mère. Je n’attendrais pas que père m’en parle pour agir et je te jure que tu n’auras aucuns soucis.
- Merci ma petite fille. Je dois retourner a la cuisine.
La vieille femme sortie de la chambre.. Oscar devenait folle, elle tournait en rond. Pas un mariage, non..
« Oh André, mon ami, comme je regrette mes horribles paroles.. Si tu savais comme j’ai besoin de toi, ou es tu maintenant ? »
Oscar n’avait jamais vraiment été en colère contre son ami, après son geste. Elle lui avait dit cela sous la colère, se disant que de toute façon, entêté comme il était il n’irait nul part. Mais elle s’était lourdement trompée. Le soir en rentrant elle ne l’avait trouvé nul part. Grand mère lui avait apprit que son petit fils avait quitté Jarjaye le matin même pour ne jamais y revenir.. Elle avait fondu en larme ce soir la.
Elle n’avait pas le droit d’être en colère contre lui, pas après tout ce qu’il avait enduré a cause d’elle. Il avait toujours été près d’elle, subissant ses sauts d’humeur, la suivant ou qu’elle aille, et risquant sa vie pour elle. D’ailleurs, n’avait il pas perdu un œil en la sauvant des mains du masque noir ? Oh non, il n’aurait jamais dût partir.
C’est a cause de ça qu’elle est fâché contre lui, il avait osé l’abandonner.. Mais après tout, c’est ce qu’elle lui avait demandé non ?
« Mon dieu, rendez moi André, j’aimerai tellement qu’il soit près de moi aujourd’hui.. Par pitié, je voudrais tant le revoir.. »
Ce fut sa prière de ce soir en ce couchant, la nouvelle que grand mère lui avait apprise l’empêcha de trouver le sommeil. Elle ne cessait de répéter le nom de son ami en pleurant.. Maintenant et pour la première fois de sa vie, Oscar connaissait la peur, la solitude et le manque…
Grand mère en montant se coucher, entendit sa petite fille pleurer. Elle entre ouvra la porte doucement et s’avant a pas de loup vers le lit, elle reçut un coup en entendant Oscar murmurer « André, André revient je t’en supplie… »:
- Oscar ?
La jeune femme sursauta, elle essuya rapidement ses larmes :
- Tu as besoin de quelque chose grand mère ?
- Moi non, mais toi oui…
- Pardon ?
- André.. Tu as besoin d’André n’est ce pas ?
- Non, je n’ai pas besoin de lui, il m’a abandonné je te rappelle
- Allons ma petite, tu sais très bien pourquoi il est parti n’est ce pas ?
- …
- Ecoute, sache que je sais ou il est..
- C’est vrai ? Ou ? Ou est il ?
- Oscar, je ne peux pas te le dire, si tu vas le retrouver pour l’ignorer ou lui faire des reproches je me tairais.
- Quoi ?
- Vois tu, il souffre. Il te regrette beaucoup, mais il est parti pour obtenir ton pardon, comme tu le lui avais demandé. Il est loin maintenant, mais sache qu’il ne se passe pas une ligne sans qu’il ne me parle de toi. Il t’aime depuis si longtemps.. Tu comprends ? Je ne veux pas que tu lui fasses plus mal qu’il n’a déjà.
- Non, je ne veux pas le faire souffrir.. Je..
- Oscar, voilà ce que nous allons faire. Je te donnerai l’adresse d’André que si tu veux aller le rejoindre pour lui dire qu’il te manque et que tu l’aimes.. Si tu y va pas pour ne pas lui une chose de ce genre, alors je ne donnerai rien du tout
- C’est du chantage ?
- Un bon chantage ma petite. Car moi, en tant que vieille dame, je sais que tu l’aimes
- Non.
- Mais bien sure que si. Je t’ai entendu tu sais. Tu l’appelles tous les soirs, tu le pleures tous les soirs et encore ce soir tu lui demandais de revenir auprès de toi.. A ton avis pourquoi ?
- Heu.. Parce qu’il est mon ami ?
- Non, parce que ton cœur a besoin de lui.. Réfléchis bien a ma proposition ma petite. Et fais moi savoir ta réponse, j’espère rapidement.. D’ailleurs il vaudrait mieux que ce soit rapidement fait, ton père t’attend de pied ferme dans son bureau, demain matin avec ton futur époux. Alors choisi, un mariage arranger ? Ou un amour sincère auprès de mon petit fils, car je sais qu’il saura te rendre heureuse.. Il donnerai tout pour te satisfaire ma petite. Jamais je n’ai vu d’homme plus amoureux… Bonne nuit ma petite fille..
Le vieille femme se leva du lit et se dirigea vers la porte, Oscar la rappela doucement :
- Grand mère ?
- Oui ?
- Merci…
- De rien, dit la vieille femme en souriant et en quittant la pièce.
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<< La révolution est la guerre de la liberté contre ses ennemis, la constitution est le régime de la liberté victorieuse et paisible. >>
Maximilien Marie Isidore de Robespierre