Comme cette rose de soie qui ne se fanera jamais...
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 Viens à moi

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Megalomaniac



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Localisation: chais pas trop où... au milieu de la jungle de moi-même
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MessageSujet: Re: Viens à moi   Mer 3 Mai - 15:37

Oscar était tranquillement allongée sur son lit, à la fraîcheur et à l’ombre, ressassant sans cesse les pensées qui se bousculait dans sa tête.
Elle était perdue et ne savait plus où elle en était. Tout se qu’elle savait, s’était qu’il se passait quelque chose en elle qu’elle ne contrôlait pas et ça l’énervait prodigieusement.
Elle soupira et ferma les yeux. Le visage souriant de son ami d’enfance lui apparut alors.

André.

Voilà bien son problème.
Elle avait tout faire pour le nier, elle devait se forcer à l’admettre : elle ressentait depuis leurs arrivée en Espagne une certaine attirance pour lui.
Alors qu’elle marchait dans le couloir désert, elle se sentit soudainement seule.
Tous les domestiques et les soldats étaient partis, probablement explorer les langues étrangères au sens morphologique du terme.
Elle entendit soudain le galop régulier d’un cheval. Elle se pencha par la fenêtre pour voir de qui il s’agissait et sourit en distinguant André. En l’apercevant, Oscar passa sa main dans ses cheveux et les fit un peu voler avant de les entortiller et les ramener en masse sur l’une de ses épaules, nerveuse sans comprendre pourquoi. Elle secoua la tête, chassant cette tension naissante et partit vers les escaliers à la rencontre d’André.


-André que fais-tu là ?
-J’ai croiser Fersen et Girodelle qui m’ont dit que tu ne te sentait pas bien, alors je suis venu voir comment tu allais.
-Ca va mieux, merci.
-J’ai un message aussi : le Roi les invite à dîner et à dormir, ils ne rentreront pas ce soir.
-Alors on va passer la soirée rien que tout les deux ?
-Oui, sauf si cela te gêne ? répondit en souriant André.
-Pas du tout.

Oscar descendit les escaliers pour se trouver face à André. Elle lui prit la main :
-On va faire une promenade dans les jardins ?
-Si tu veux. Lui répondit un André quelque peu étonné.

Leur promenade dura le reste de l’après-midi. André et Oscar discutèrent de tout et de rien, innocemment. Oscar dévisagea un long moment André à la dérobée :
« C’est vrai qu’il est beau. Pourquoi je ne m’en suis pas rendue compte plus tôt ? Comment cela se fait-il ? Même Fersen n’a pas une telle harmonie dans ses traits. Un nez droit, une bouche sensuelle et ses yeux…………… André comment j’ai bien pus faire pour ne pas voir le superbe homme que tu es devenu ? »

Tout à ses réflexions, Oscar croisa soudain les yeux d’André. Sans pouvoir se contrôler, elle rougit et tourna brusquement la tête sous le regard étonné de son ami.
-Qu’est-ce qu’il y a ?
-Rien.
André lui prit alors doucement la main. Surprise, Oscar se retourna et se perdit dans la forêt profonde des yeux émeraude.
-D’accord, je n’insiste pas.
Il lui sourit et Oscar lui rendit son sourire.
-On ferait mieux de rentrer, la nuit commence à tomber.
-D’accord.

Ils repartirent donc vers leur demeure, André tenant toujours la main d’Oscar prisonnière dans la sienne. Une fois rentrer, ils décidèrent qu’il était grand temps de satisfaire leurs estomacs respectifs. André prépara leurs dîner pendant qu’Oscar allait passer une chemise moins épaisse afin de se sentir plus à l’aise.
Ils dînèrent tranquillement, reprenant leur conversation. André s’amusa énormément à apprendre quelques mots de vocabulaire espagnol à Oscar.
-Vas-y toi. Dis moi quelque chose en espagnol. Lui lança un moment Oscar.
André plongea alors ses yeux dans ceux d’Oscar :
-Te amo y te quiero.(traduc° : je t’aime et je te veux)
-Qu’est-ce que ça veut dire ?
-Rien.
-Menteur, je suis sûre que tu viens de dire quelque chose de méchant.
-Oh non, n’en t’en fais pas.

Après avoir dîner, tout deux allèrent sur la terrasse profiter de l’air froid de la nuit. Oscar s’assit sur la terrasse alors qu’André préféra s’y accouda. Oscar profita alors pour nicher sa tête dans le creux de l’épaule de son compagnon. Ils regardèrent un instant les étoiles puis Oscar se serra un peu plus contre André :
-J’adore ton parfum.
-Merci mais……je ne porte pas de parfum.
-Alors ta peau est naturellement enivrante.
André rougit :
-Que dire du tien.
Oscar rougit à son tour :
-André…………… je voudrais te demander un service.
-Quoi donc ?
-………………Tu………… tu voudrais bien m’apprendre cette danse ?
-Quoi ?
-Oui tu sais…… la salsa.
-Maintenant ?
-Pourquoi pas ?
-Si……………si tu veux.
-C’est vrai. Demanda Oscar en se redressant.
-Oui………aller vient.
Il la pris par la main et l'emmena à l'intérieur.

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Megalomaniac



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MessageSujet: Re: Viens à moi   Sam 6 Mai - 21:21

-Où on va ?
-Tu vas voir.

André la guida à travers un dédale de pièces et de couloirs pour finalement ouvrir une lourde porte d’ébène sculptée et recouverte de filigranes d’or et d’argent.
Oscar découvrit alors une vaste pièce ovale. Un splendide lustre ornait de sa magnificence le plafond recouvert de peinture et de feuilles d’or représentant nymphes, dieux et déesses dans un Olympe fécond et imaginaire.
De nombreux sièges, fauteuils et méridiennes constituaient le mobilier de cette pièce dégagée en son centre.
Une salle de bal. Comment André avait-il pu la découvrir ? Il répondit simplement à sa question par un : « J’ai eu le temps de visiter les lieux ! »
-On commence ? demanda Oscar.
-Un instant.
Sous le regard intéresser malgré tout d’Oscar, André commença à enlever veste, cravate et veston.
-Que fais-tu ? Risqua Oscar en rougissant.
-IL faut mieux être à l’aise pour danser. Répondit André.
Il souriait tout en commençant à défaire quelques boutons de sa chemise.
-Attend !! Cria presque Oscar.
André stoppa son geste et la regarda sans comprendre.
-On ferait mieux de se changer et de se retrouver ici ensuite. Suggéra timidement Oscar.
-Tu as raison.
-Bon ba……………… On se retrouve dans une demi heure. Annonça rapidement Oscar avant de partir rapidement vers la porte.
-Tu as besoin de tout ce temps ? S’étonna André.
Mais il n’eut pas de réponse ; Oscar était déjà partie.
Celle-ci courut presque jusqu’à ses appartements. Une fois à l’intérieur, elle claqua la porte et s’y adossa.
« Mais qu’est-ce qui m’a pris de lui demander ça ? »
Elle tremblait presque puis finit par se ressaisir. Elle respira un grand coup puisse dirigea vers son armoire. Etait-ce pour lui faire plaisir, la provoquer ou la narguer, Oscar avait trouvé le premier jour une superbe robe dans sa penderie. L’heure de l’inauguration était arrivée. Elle saisit le vêtement et le posa sur son lit. Elle le regarda un long moment avant de prendre une grande inspiration et de commencer à se déshabiller afin d’enfiler cette tunique. De fins jupons donnaient du volume au bas de celle-ci. Oscar décida finalement de les laisser choir sur le sol plutôt que de les enfiler. Elle retourna vers l’armoire et trouva se qu’elle y cherchait : une sorte de jupe à double épaisseur suffisamment fin pour lui plaire. Elle l’enfila et retourna vers le lit, prit une grande bouffée d’air et saisit la robe. Une fois celle-ci enfilée, Oscar se retourna pour se voir dans la glace. Elle dut reconnaître que la robe lui allait plutôt bien. Elle rehaussait son teint par sa couleur rouge sombre brodé de fils noirs et or, blancs sur le léger décolleté triangle qui laissait apercevoir la naissance de sa poitrine. Les épaules étaient à moitié nues. Seul une bande brodée d’environ une demi douzaine de centimètre formait les manches. Le bustier soulignait sa taille fine de broderie sombre et linéaires verticales. Des courbes mettant ses formes en valeurs qui plongeaient sur ses hanches. Ceinturés elles aussi de broderies dorées et argentées pour finir sur une jupe droite mais ample, volant à chaque foi qu’Oscar se retournait.
A la fois sobre et élégante, la robe sombre contrastait avec l’éclat de la chevelure d’or et rendait sa peau d’une couleur de perles blanches.
Oscar se dirigea ensuite vers sa coiffeuse et attacha ses cheveux en un chignon fou.
Elle se regarda une dernière fois et sortie. Nul besoin de maquillage, parfum ou bijoux, elle devait être naturelle.
Oscar posa une main tremblante sur la poignée de la salle de bal et entra.
André l’attendait déjà. Il avait revêtu une ample chemise moire sur un pantalon de la même couleur. Tout de noir vêtu, Oscar trouvait que les yeux de son ami ressortaient encore davantage.
André quand a lui s’était retourné en entendant la porte s’ouvrir. Surpris par la divine apparition qu’il avait sous les yeux, il s’était figé en une position d’admiration extatique.

Oscar s’approcha timidement :
-On commence ?
-Ou………oui.

Complètement subjugué, André secoua violement la tête pour se remettre les idées en place.
-Bien…………approche.
Oscar lui obéit et s’approcha.
-Bon………… d’abord il faut que tu te détente.
-Pourquoi ?
-Raide tu ne dégagerais moins de charme. Sourit André.
Oscar rougit et s’approcha encore. Plongeant son regard dans les émeraudes :
-Explique moi.
-Viens.

André la saisit par la taille et la rapprocha.
-Détend toi.

Lui saisissant les poignets, André posa les mains d’Oscar. Il les posa, l’une au-dessus de sa taille et l’autre de l’autre côté d’Oscar, qui eu tout le loisir de sentir sous ses doigts les muscles d’André.
Il commença à marcher et Oscar dû reculer. André posa sa main sur sa hanche pour la guider.
-Regarde moi.
Oscar lui obéit et plongea en haut forêt.
André commença à lui inculquer un lent mouvement de bassin qu’Oscar adopta plus rapidement qu’elle ne l’aurait cru. A force de reculer, ils décrivirent un mouvement de spirale qui fit un peu vaciller Oscar. André changea doucement de côté et passa de sa gauche à sa droite.
-Change la position de tes mains.
C’est ce qu’elle fit.
Il s’éloigna alors d’elle, détachant son corps de celui d’Oscar.
Il recula un peu et lui doucement la main afin de la faire tourner, faisant apparaître les jambes de sa partenaire entre le voile léger de ses jupons. Il la tira alors à lui.
Surprise, Oscar lui cercla les épaules dans un mouvement de réflexe. Son regard croisa celui d’André qui lui sourit. Il s’écarta de nouveau en lui prenant les mains et commença à danser lentement. Cela allait tout seul pour Oscar, se laissant guider par son partenaire.
-Cambre toi.
-Quoi ?
-Rejette la tête en arrière et cambre toi.

Rougissant, Oscar obéit. André glissa sa main dans son dos pour la soutenir.
Oscar se releva et frôla le cou d’André.
« Son odeur est si envoûtante.» pensa Oscar.
Il lui sourit :
-C’est bien…………… Aller vient
Il lui passa une main sur son épaule et laissa son autre près de son corps. Lui-même passa un bras autour de la taille de la jeune femme et l’entraîna encore de manière de plus en plus sensuelle dans la danse.
Oscar n’en pouvait plus, elle avait beau répéter encore et encore les mêmes gestes, elle n’arrivait plus à se contenir. Le contact avec André était trop fort, trop présent.
-Vas-y, refait le. L’interrompit André.
Elle recommença encore une fois une série de trois mouvements qu’elle n’arrivait pas à réaliser correctement.
-Non ce n’est pas ça.
André s’approcha et se plaça derrière elle, se collant parfaitement à Oscar.
-Que fais tu ?
-On va les faire ensembles.
André prit la main d’Oscar et plaqua ses doigts d’hommes à ceux, longs et fragiles, d’Oscar, les positionnant correctement.
-Tu es prête ?
-Oui.
Le dos contre le torse d’André, Oscar réalisa alors cette suite de mouvements, restant surtout le plus coller possible à André.
« Son souffle sur ma peau. Son odeur. Son corps. André je t’en prie… »
-Vas-y fais les seule maintenant.
Oscar inspira et se mit en place pour recommencer.
« Souviens toi de ces sensations. »
Elle ferma les yeux et refit parfaitement sa parade.
-Bien. Aller on recommence.
Il lui prit la main et la fit tournoyer un instant avant de ramener fermement à lui, collant leur deux corps l’un contre l’autre.
« Son corps est si… »
Il s s’éloignèrent un instant. Oscar se cambra en pivotant. Pour ne pas tomber, elle se rattrapa au cou d’André, tout en le ceinturant de sa jambe, qui la releva. Leurs visages étaient si près que leurs nez se touchaient presque. Trop près pour Oscar qui, sitôt redressée, sentant le souffle d’André se mélanger au sien, s’en empara vivement. André surpris, ne réagit pas tout de suite avant de répondre passionnément. Ils s’écartèrent l’un de l’autre pour reprendre leur souffle et se regardèrent.
-Oscar……
-Embrasse-moi !
-Tu ne crois pas qu’on fait une erreur ?
-Je n’ai jamais été aussi sûre d’une chose de ma vie.
Elle enlaça le cou et l’embrassa de nouveau. André la prit dans ses bras et la serra fort.
-Je t’aime, Oscar.
-Redit le moi.
-Je t’aime.
Elle s’écarta et lui sourit :
-Moi aussi.
-Dit le moi je t’en prie.
-Moi aussi je t’aime.
André s’empara de ses lèvres doucement.
Oscar frissonna de tout son être. André était si tendre.
Les baisers devenaient de plus passionnés. Sans savoir comment et sans se lâcher, André et Oscar dérivèrent dans le couloir avant d’arriver dans la chambre d’Oscar. Elle réussit à ouvrir la porte on ne sait comment et entra sans lâcher André qui la plaqua contre le mur. Ainsi, il réussit à fermer la porte et la verrouiller.
Le souffle haletant, le corps en ébullition, ils tombèrent sur le lit.
-Oscar………… tu es sûre de……
-Oui. Lui sourit-elle. André, je t’aime et je te veux.
André sourit, cela lui rappelait quelque chose.
-Embrasse moi.
Ravi de ce tendre ordre, il s’exécuta avec une lenteur sensuelle qui ravi sa partenaire.
-André……………déchoît moi.
Il la regarda dans les yeux, lui sourit et l’embrassa. Faisant glisser ses lèvres dans son cou, il lui murmura :
-Ne soit pas si impatiente, on a toute la nuit devant nous.
Oscar lui sourit et l’embrassa de nouveau. Oui pourquoi se presser.
André la caressa avec douceur sur tout le corps avant de commencer à défaire lentement les liens de sa robe.
Les baisers devenaient aussi doux que passionnés. Ils s’aimaient et s’étaient se qu’ils voulaient vivre. Oscar lui caressa la nuque avant de glisser ses mains dans le col d’André qui lui embrassait le cou. Un premier soupir s’échappa des lèvres d’Oscar. Il était si doux d’être dans les bras de celui qu’elle aimait. « Je t’aime » lui murmura-t-elle. André releva la tête et lui sourit. « Je t’aime » lui répondit-il. Trois mots si simple mais qui se transformait en un frisson d’extase pour les deux amants. Oscar commença à déboutonner la chemise d’André avant de l’arracher. Cela allait trop lentement à son goût. Elle caressa chaque contours du torse de son amant avant de les embrasser, goûtant enfin à cette peau si désirer.
André saisit Oscar par l’épaule et la colla à lui. Lentement, il descendit ses mains afin qu’elles se glissent parmi les jupons pour caresser les jambes galbées de son Oscar. Il continua ses caresses d’une main pour la dénudée de l’autre. Elle était si belle à ses yeux. Il embrassa chaque parcelle de sa peau sucrée. Oscar n’était pas en reste. Malgré la rougeur naissante de ses joues créer par une pudeur naturelle, elle délassa le pantalon d’André et le fit glisser à terre avec ses jambes, caressant celles de son autre.
Nus, ils se découvrirent l’un et l’autre, s’embrassant sur tout le corps, se cajolant et se caressant, tout en accompagnant ce ballet de frictions passionnelles de chuchotement amoureux et tendres, comme seuls les amoureux peuvent le dire.
Oscar devint femme cette nuit là. André et elle s’aimèrent jusqu’au nirvana de l’extase et jusqu’à l’épuisement. Voulant toujours goûter l’un à l’autre, ils ne cessèrent de s’aimer que lorsque la fatigue les fit plonger dans les bras de Morphée, enlacer et épanouis, aux premières lueurs de l’aube.











oui bon je sais Oscar de Jarjayes je t'avais dit qu'il n'y aurait pas de salsa mais y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis voilà lol!

bon ba voilà donc la fameuse scène que vous vouliez tant voir (je parle de la salsa bien sur Razz Razz Razz )
les avis sont les bienvenus comme toujours Wink Wink Wink

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MessageSujet: Re: Viens à moi   Mer 7 Juin - 18:01

Le soleil était déjà haut lorsqu’André se réveilla, heureux.
Il regarda à sa droite et vit sa déesse récupérant doucement de l’agitation de la nuit passée. Les souvenirs affluèrent dans l’esprit du jeune homme et il ne put s’empêcher de sourit.
Cette nuit, il en avait rêvé pendant de longues années et son souhait s’était enfin réalisé. Dans son pays d’origine, en plus. Il ne l’aurait jamais crût.
Sa nymphe aux cheveux dorée remua légèrement dans son sommeil et sourit ; elle avait l’air apaisé et heureuse. André la regarda tendrement, avec des yeux remplis d’amour, avant de commencer à lui caresser doucement le visage, lui remettant en place quelques mèches rebelles. Oscar ouvrit les yeux et vit le visage chéri lui sourire. André s’approcha et l’embrassa tendrement, Oscar se laissa envahir par la douceur de son partenaire et lui répondit. Lorsqu’ils se séparèrent, ils se sourirent de nouveau plongeant dans l’océan des yeux de leurs partenaires respectifs.
-Bonjour mon chéri.
-Bonjour mon ange.
Oscar se rapprocha de nouveau d’André et se lova dans ses bras.
-Je t’aime André.
-Moi aussi mon amour.
-Mmmm…… j’aime quand tu m’appelles comme ça.
André sourit plus encore et étreignit avec plus de force. Câline, Oscar lui réclama un baiser et son amant se fit un devoir de la satisfaire. Un câlin plus « approfondit » s’ensuivit ce qui ne fit quitter aux deux jeunes amoureux la chambre que très tard, à l’heure du déjeuner.

Ils descendirent tranquillement l’escalier en se tenant la main, sachant pertinemment qu’ils étaient seuls.
Ils déjeunèrent ensemble en se souriant. Ils ne se parlèrent quasiment pas, puis vint l’heure du dessert où Oscar se révéla particulièrement joueuse et inventive avec les fruits qui lui étaient proposé, surtout quand il s’agissait de nourrir son homme. La pauvre avait peur qu’il meurt de faim et se récompensa de son zèle en lui volant des baisers acidulés. Oscar avait chevauché André qui lui serrait la taille. Ils se souriaient tendrement et après s’être rassasier, Oscar, sans quitter sa position, enlaça le cou d’André qu’il lui ceintura plus fermement la taille de ses bras, en un doux câlin amoureux. Rien ne perturba nos deux tourtereaux pendant ce délicieux repas.
Ils sortirent de table et décidèrent de se préparer pour aller au palais.
L’Amour n’effaçais pas les devoirs.
Ils furent « malheureusement » ralentis par une irrésistible envie de réaliser une envie naissante de câlin en voyant tout le foin frais qu’il y avait devant eux et qui les attendais.
-On n’est pas sérieux Oscar. Le Roi nous attend.
-Et bien qu’il attende. André j’ai envie de toi, viens.
-Oscar.

Et se fut avec beaucoup de retard qu’ils arrivèrent enfin au palais royal où Girodelle et Fersen faisaient le pied de grue en les attendant depuis le début de la matinée.
-Vous voilà enfin mon amie !!! J’étais inquiet de ne point vous voir et m’étais imaginé que vous étiez encore souffrante.
-Et bien non Girodelle comme vous pouvez le constater je vais parfaitement bien.
-En êtes-vous sûre ?
-On ne peut plus sûre !!! André je t’accompagne pour……
-Oscar nous sommes trop en retard pour faire attendre le Roi une minute de plus. Venez.
Et Fersen la saisie par le bras pour l’entraîner vers l’entrée du palais. Oscar se retourna et eu juste le temps d’adresser à André un « je t’aime » inaudible avant de franchir le seuil de la demeure du Roi.

Comment auraient-ils pu tous se douter de se qui allait arriver ? Mais ainsi est le hasard ? Où tel est le Destin ? Comment faire la différence quand le tourbillon de la passion ou encore l’ouragan des sentiments vous brouille la vue et l’esprit ? Le cœur des Hommes est faible et c’est se que découvrit Oscar. Comment, à cet instant, aurait-elle pu imaginer que le fait d’aimer un homme allait bouleverser sa vie plus qu’elle ne l’aurait crût ?
Cruel destin que celui de deux amoureux ne pouvant s’aimer librement. Pourquoi donc tant de malheur et de misère là où l’Amour et sa passion peuvent s’épanouir ?
Oscar ne se posait pas encore la question quand elle se trouva devant la porte du bureau du Roi.
Et lorsqu’elle fût quémander auprès du jeune prince voulant lui présenter ses hommages, peut lui importait l’étiquette ou le protocole. Seul la présence d’André et ses regards amoureux à ses côtés lui importait.
Mais à l’instant même où elle franchit la porte du prince, une oppressante sensation lui compressa le cœur et elle sût pourquoi lorsqu’elle vit le visage du prince.


Celui-ci se tenait dans l’ombre et s’adresse à elle en espagnol.
-Excusez moi Altesse mais je ne comprend pas votre langue. Notre interprète va nous aider.

André s’avança et salua le prince.
Les deux jeunes amoureux distinguaient seulement les contours flous de son visage mais ils purent y déceler la naissance d’un sourire.
-Votre interprète nous sera effectivement utile Colonel, mais pas comme vous l’imaginer. Lui répondit la voix grave du Prince.
-Vous parlez français ?
-Comment cela aurait-il pu en être autrement ?
Le prince s’avança et offrit son visage à la lumière. André recula de surprise tendit qu’Oscar restait sans voix.
Un deuxième André se tenait en face d’eux. La ressemblance était si frappante qu’Oscar se demandait si elle ne rêvait pas le temps d’un instant.
-Arrêtez le. Ordonna alors calmement le prince à ses gardes.
Ceux-ci se jetèrent sur André qui essaya de se libérer après s’être remis de sa surprise.
-André !!! S’exclama Oscar en essayant de l’aider.
Elle fut brutalement éloignée de lui et retenue par des gardes tendit que plusieurs hommes avaient finis par venir à bout d’André et lui avait passé les fers. Ils le relevèrent de force et le maintirent fermement. Ils relevèrent le visage afin que le prince puisse observer pleinement sa « prise ».

-Je te retrouve donc enfin. Après tant d’années de recherche et de doute. Après que l’inquiétude et la peur ne m’est rendu malade. Après de futiles recherches dans tout le royaume, c’est toi qui viens à moi. Je t’en remercierais presque.
-Qu’est-ce que cela signifie ?
-Cela semble pourtant simple Colonel. Siffla une voix féminine.
Une porte secrète s’ouvrit alors dans le mur et une silhouette en sortie. Celle-ci s’avança et vint se placer auprès du prince. C’était la Reine en personne. Un sourire triomphateur éclaira son visage tendit qu’Oscar la dévisageait sans retenue, oubliant toute la bienséance.
Grande, longiligne, élégante, elle avait quelque chose qui semblait la rendre inaccessible. Etait-ce cette impression de beauté glaciale ou bien le fait que toute la retenue et la dignité de son rang s’était inscrit sur ses traits ?
Elle posa une main affectueuse sur l’épaule de son fils et pris la parole :
-Vous vouliez savoir se que signifie cela Colonel ? C’est très simple : voilà maintenant 23 ans de cela, mon fils et celui que vous appelez André sont venus au monde. Et oui !!! Sachez que vous êtes mon fils…… comment déjà ? Ah oui : André. Quel prénom stupide !!! Enfin bref ; vous êtes nés jumeaux mais voilà ; je n’ai jamais voulut t’avoir comme fils. Je sentais que tu ne serais pas à la hauteur de l’avenir que j’avais prévu pour toi. Oh non !! L’instinct maternel ne se trompe jamais. Tu étais faible, je le sentais. Et j’ai donc voulu me débarrasser de toi. Cela fut facile. Toi dans un sac et plouf !!! Le sac dans une rivière !!! Te voir emporter par le courant fut pour moi un véritable plaisir. Oui un plaisir de mettre fin à une erreur que j’avais malencontreusement créer. Ensuite je me suis entièrement consacrée à ma plus grande réussite : mon autre fils. Ou plutôt mon seul et unique fils étant donné que tu n’est pas le miens. Tu n’est qu’une erreur qui n’aurait pas du naître. Mais j’ai malheureusement appris qu’une femme avait trouver dans cette même rivière un bébé dans un sac peu de temps après. Que la peste soit de cette femme. Après cela, impossible de vous retrouver tout les deux. Mais quand je t’ai vu arriver il y quelque temps…… impossible de me tromper, c’était bien toi. Cette erreur qui revenait vers moi et mon fils. Que mon époux ne sache pas ta naissance fut une chose difficile à cacher mais il m’a suffit de dire que tu avais trépassé à ‘épidémie de choléra qui sévissait l’année de ta naissance et le tour fut jouer mais maintenant……… Va donc mourir comme le chien galeux que tu es !!!!!!!!!!!! Emmenez le !!!!!!!!!!

Les soldats s’exécutèrent et saisirent violement André par les épaules. Celui-ci, en état de choc, résista peu.

-Lâchez-le !!!!!!! S’écria Oscar qui avait retrouvé ses esprits plus vite qu’André.
-Ah oui je vous oubliait vous. Et bien comme vous semblez bien vous entendre avec ce rat, vous lui tiendrez compagnie. Et ne vous en fait pas, votre absence sera justifiée par moi-même, ce n’est pas les prétextes et autres excuses qui manque. Enfermez-les hors de ma vue !!!

André et Oscar furent traîner à travers des chemins secrets le plus discrètement qui soit avant d’être jetés sans ménagement dans une étroite cellule.

-Les sales……… persifla Oscar entre ses dents après s’être jetée contre la porte et l’avoir rageusement frappée de toute la force de son poing.

Elle se calma vite en se retournant vers André. Celui-ci s’était assis et se tenait la tête entre les mains. Il avait l’air de tellement souffrir qu’Oscar se précipita en face de lui. Elle posa doucement la main sur son épaule et André, surpris, releva la tête vers elle. Ils se regardèrent un instant avant de se jeter avec élan dans les bras l’un de l’autre. Oscar serra André de toutes ses forces en s’accrochant à ses épaules :
-C’est pas vrai. Je t’en supplie dit moi que ce n’est pas vrai !!! C’est un cauchemar !!! Je vais me réveiller. André tremblait en articulant difficilement ses mots tellement il avait la gorge nouée par le choc qu’il avait reçu.
-Chut……… calme-toi. Ce n’est pas vrai, tu n’es pas le fils ou le frère de monstres comme eux.
Oscar pencha vers lui pour l’embrasser. Leur étreinte se voulait rassurante et protectrice malgré toutes ces révélations.

Le grincement des verrous les fit se séparer. On leur apportait leurs dîners que chacun avaient connus plus appétissant. La nuit commençait à tomber et un vent glacer pénétra à travers les barreaux qui formait la fenêtre. Il n’y avait pas de vitre. Oscar se blottit contre André. La chaleur humaine leur servirait de couverture. Ils se relevèrent et allèrent s’allonger sur le misérable lit de leur cellule.
Demain ils trouveraient un moyen de s’échapper.
Il le fallait.
Pour l’honneur, pour la justice, pour la liberté et pour leur amour.

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MessageSujet: Re: Viens à moi   Ven 30 Juin - 15:20

Cela faisait maintenant 12 jours qu’ils étaient prisonniers sans avoir réussit à s’échapper. Tous deux manquaient cruellement d’eau et de nourriture. Leurs conditions de détentions étaient si déplorables que fatalement, Oscar, plus fragile qu’André, tomba gravement malade.
Au fur et à mesure que les jours s’écoulaient, son état empirait de manière significative. André avait beau la veiller jours et nuits, se priver pour la laisser manger et boire plus, rien ni fit. Au matin de ce jour, découvrant Oscar en proie à des bouffées délirantes et une forte fièvre, André tambourina à la porte de leur cellule afin d’obtenir un minimum d’aide des gardes sans se faire pour autant de grandes illusions. Un garde ouvrit le judas et lui demanda sèchement ce qu’il se passait. André le lui expliqua et le garde ouvrit la porte afin d’entrer dans la cellule, le second garde tenant en joue André afin d’éviter toutes tentatives de fuite. Mais André était beaucoup trop préoccupé par Oscar pour se soucier de leurs évasions. Le premier garde s’approcha de la femme soldat et la secoua en essayant de la faire sortir de son inconscience. N’obtenant aucun résultat, il finit par lui prendre son pouls et passa une main sur le front brûlant de la captive. Inquiet car humain, il fit par de son inquiétude au second soldat. Tout deux finirent par sortir en refermant la porte sur à André de plus en plus inquiète. Il pesta puis entendit Oscar gémir :
-André…… murmura-t-elle faiblement
Celui-ci accouru aussitôt à son chevet et lui caressa le visage :
-Chut…… tais toi Oscar, il ne faut pas que tu parles !!!
-Je me sens si faible………
-Garde tes forces ma chérie, tout va bien se passer.
-Oui…… tu es avec moi hein ? Tu ne me laisses pas ?
-Je ne te quitterais jamais. Lui promit André en la prenant dans ses bras pour lui redonner courage.
Ils furent interrompis par la porte qui grinça sur ses gonds. André se retourna, Oscar toujours dans ses bras.
Leur visiteur n’était autre que…… le prince.
Oscar, à demie inconsciente, tenta néanmoins de se relever afin de lui faire face.
Elle remarqua de suite des détails infimes pourtant qui le différenciait. Ses sourcils étaient broussailleux, sa mâchoire moins carrée. Les lèvres d’André lui étaient appétissantes et non celle du prince. Mais se qui frappa le plus Oscar était la différence entre leurs yeux. Ceux d’André n’étaient qu’une forêt inextricable de douceur et de gentillesse où Oscar n’avait jamais hésité à se perdre mais ceux du prince étaient tels des glaciers prêts à vous emprisonner l’âme pour ne plus jamais lui rendre sa liberté. Elle s’agrippa à André qui se tourna de nouveau vers elle pour resserrer son étreinte et lui embrasser les cheveux. Oscar se blottit dans le creux de ses bras :
-Comment ceci est attendrissant !!!
Sa voix était tel une lame qui s’enfoncerait dans leurs peaux. Elle les glaça jusqu’au sang.
-Que voulez-vous ?
-Tu es bien révérencieux pour un membre de la famille royale.
-Je ne me considère pas comme faisant partit de cette famille et, navré de vous le dire de manière si abrupt, mais ne veut pas en faire partit.
Le prince souleva un sourcil mais garda un visage indéfinissable.
-Alors ainsi, la fière colonelle est malade. Enchaîna-t-il. Comme cela est dommage !!!
Oscar le toisa tout en se blottissant contre André :
-Cela prouve que je suis humaine.
Le prince partit d’un grand rire sinistre :
-Car vous croyez peut-être que je suis inhumain !!! Mais c’est tout le contraire ma chère. Que croyez vous ? Que cela ne m’a rien fait quand je l’ai vu arriver ? Que je suis prêt à partager le trône ? Je ne suis pas de cette graine à m’abaisser jusqu’à devenir à vulgaire laquais !!!
Oscar sentie les muscles d’André se tendrent alors qu’il crispait son poing.
-Malgré le fait d’être si bas, il semblerais que vous vous êtes attachés l’un à l’autre, c’est pour cela que je vais vous proposez un marché.
Oscar et André le regardèrent d’un œil méfiant. Qu’elle était donc cette proposition ?
-Ce que je vous propose est simple, annonça-t-il après avoir congédier les gardes, qui, de tout manière, ne comprenaient pas le français. Comprenez que je ne peux me risquer à laisser courir un homme qui me ressemble tellement, alors voilà se que je vous propose : il te suffira juste de te laisser…… défigurer.
Oscar et son compagnon sursautèrent devant l’ignominie d’une telle proposition. Comment pouvait-on demander cela à quelqu’un, qu’on puisse lui demander de perdre son visage ?
-Vous n’y penser pas ?
-A moins que tu préfères mourir pour régler définitivement mon problème ? Lança « innocemment » le prince.
-Vous êtes horrible. S’emporta Oscar
-Non, juste préventif……… pour moi. Je refuse de perdre mes pouvoirs et mon héritage.
-Et si je disparaissais ?
-Pardon ?
-Personne n’a jamais entendu parler de moi pendant toutes ces années pas même vous ou le roi. Laissez nous repartir et je vous promets de ne plus jamais remettre les pieds en Espagne.
Le Prince sembla réfléchir un instant avant de lâcher violement :
-Tu refuses donc ma proposition ?
-Oui. Répondit Oscar à sa place.
-Alors tu mourras demain à l’aube.
-NON !!!!!!
-Peu m’importe votre avis !!!!!!!!!!!! Vous n’avez aucun pouvoir ici est-ce clair ????????????
-Mais vous ne pouvez……
-Je peux tout vous m’entendez !!!!!!!
-Mais…… répliqua Oscar.
-J’accepte.
Le duel verbal entre le Prince et Oscar s’arrêta net sous la voix grave d’André. Tout deux, se toisant l’instant même, convergèrent vers l’interlocuteur :
-Qu’as-tu dit ?
-Que j’accepte votre proposition.
-André non !!!!
-Fort bien, mais je suppose que tu vas émettre une dernière requête.
-Je souhaite que vous soigniez Oscar par vos meilleurs praticiens.
-En somme, se sera ta vie contre la sienne.
-André, mon chéri non !!!!!!!
-Mon chéri ??????
Les deux amants se turent en regardant le prince.
-Je me doutait bien qu’il y avait entre vous une…… attirance. Mais à ce point là !!!!!!!!
Le Prince dévisagea André et Oscar tour à tour avant de s’approcher, il saisit le menton d’Oscar et commença à la dévisager avant qu’Oscar se retire brusquement de l’emprise du prince avant de se nicher au creux des reins d’André. Celui-ci envoya un regard meurtrier à son frère et ne put s’empêcher de repousser avec brutalité la main de son frère qui tentait de nouveau de se saisir à nouveau d’Oscar.
-Une telle beauté avec toi, quel gâchis !!!!! Mais ne vous en faîtes pas très chères, je saurais vous faire oublier mon frère.
Oscar eu un haut-le-cœur rien qu’à imaginer la scène.
-Tu seras fusillé demain et juste après je viendrais chercher ta tendre compagne !!!
Sur ce, le Prince partit en souriant. Les geôliers refermèrent les portes grinçantes.
-André je ne veux pas !!!!!
-Je refuse de te laisser mourir.
-Je ne te laisserais pas te sacrifier pour moi !!!
Oscar fut soudain prise d’une violente quinte de toux.
-Ne parle pas mon amour, je t’en prie garde tes forces.
-Mes dernières forces seront pour toi.

Oscar se recroquevilla et voulut prendre quelque chose. Elle ouvrit alors une minuscule cache se trouvant dans le talon de sa botte et en ressortit une petite boîte contenant deux cachets.
-Le poison des Rois, s’étonna André.
-Celui donner à chaque officiers supérieurs au cas où un malheur arriverait.
-Mais Oscar…
-Un malheur arrive André, et je ne pourrais pas y survivre si tu n’es pas avec moi.

André resta bouche bée.
-Tu m’avais promis qu’on restera toujours ensemble.
-Oscar.
Celle-ci lui plaça la boîte aux poisons dans la main avant de se tourner vers son amant.
-Mais…
-Je t’en prie.
-Tu es sûre de…
-Certaine.
-Tu n’as pas peur ?
-Tu es avec moi alors non.
André la regarda puis enveloppa l’écrin de sa large main. Les deux amoureux se regardèrent puis commencèrent à s’embrasser. Devenant de plus en plus fiévreux, et sachant se qui les attendaient, ils balayèrent toutes raisons pour ne faire plus qu’un une dernière fois.
-Je t’aime André, soupira Oscar en sentant ses forces partirent petit à petit.
-Moi aussi je t’aime. Lui murmura André en s’allongeant près d’elle, le poison envahissant ses veines.
-On sera toujours ensemble ?
-A jamais.



Ils expirèrent dans un même soupir.
























Le lendemain, les geôliers trouvèrent deux corps sans vie enlacés.
Le Prince et la Reine ne furent nullement attristé par le sort des deux amants, ils se contentèrent juste d’adresser une lettre de condoléances au Roi et à la Reine, leurs expliquant que leur Colonel avait périt suite à sa contamination par le choléra dont les épidémies ravageaient le royaume d’Espagne.

Oscar et André furent inhumés ensemble dans le même tombeau, cachés à l’abri de tous regards indiscrets. Sur la stèle mortuaire on pouvait lire :
« Ci-gît, Oscar François de Jarjayes, Colonelle des Gardes Royaux français et André Grandier : Morts par amour. »



FIN

_________________
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur
un rond de danses et de douceurs
auréole du temps
berceau nocturne et sûr
et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
c'est que t'es yeux ne m'ont pas toujours vu
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