-Où on va ?
-Tu vas voir.
André la guida à travers un dédale de pièces et de couloirs pour finalement ouvrir une lourde porte d’ébène sculptée et recouverte de filigranes d’or et d’argent.
Oscar découvrit alors une vaste pièce ovale. Un splendide lustre ornait de sa magnificence le plafond recouvert de peinture et de feuilles d’or représentant nymphes, dieux et déesses dans un Olympe fécond et imaginaire.
De nombreux sièges, fauteuils et méridiennes constituaient le mobilier de cette pièce dégagée en son centre.
Une salle de bal. Comment André avait-il pu la découvrir ? Il répondit simplement à sa question par un : « J’ai eu le temps de visiter les lieux ! »
-On commence ? demanda Oscar.
-Un instant.
Sous le regard intéresser malgré tout d’Oscar, André commença à enlever veste, cravate et veston.
-Que fais-tu ? Risqua Oscar en rougissant.
-IL faut mieux être à l’aise pour danser. Répondit André.
Il souriait tout en commençant à défaire quelques boutons de sa chemise.
-Attend !! Cria presque Oscar.
André stoppa son geste et la regarda sans comprendre.
-On ferait mieux de se changer et de se retrouver ici ensuite. Suggéra timidement Oscar.
-Tu as raison.
-Bon ba……………… On se retrouve dans une demi heure. Annonça rapidement Oscar avant de partir rapidement vers la porte.
-Tu as besoin de tout ce temps ? S’étonna André.
Mais il n’eut pas de réponse ; Oscar était déjà partie.
Celle-ci courut presque jusqu’à ses appartements. Une fois à l’intérieur, elle claqua la porte et s’y adossa.
« Mais qu’est-ce qui m’a pris de lui demander ça ? »
Elle tremblait presque puis finit par se ressaisir. Elle respira un grand coup puisse dirigea vers son armoire. Etait-ce pour lui faire plaisir, la provoquer ou la narguer, Oscar avait trouvé le premier jour une superbe robe dans sa penderie. L’heure de l’inauguration était arrivée. Elle saisit le vêtement et le posa sur son lit. Elle le regarda un long moment avant de prendre une grande inspiration et de commencer à se déshabiller afin d’enfiler cette tunique. De fins jupons donnaient du volume au bas de celle-ci. Oscar décida finalement de les laisser choir sur le sol plutôt que de les enfiler. Elle retourna vers l’armoire et trouva se qu’elle y cherchait : une sorte de jupe à double épaisseur suffisamment fin pour lui plaire. Elle l’enfila et retourna vers le lit, prit une grande bouffée d’air et saisit la robe. Une fois celle-ci enfilée, Oscar se retourna pour se voir dans la glace. Elle dut reconnaître que la robe lui allait plutôt bien. Elle rehaussait son teint par sa couleur rouge sombre brodé de fils noirs et or, blancs sur le léger décolleté triangle qui laissait apercevoir la naissance de sa poitrine. Les épaules étaient à moitié nues. Seul une bande brodée d’environ une demi douzaine de centimètre formait les manches. Le bustier soulignait sa taille fine de broderie sombre et linéaires verticales. Des courbes mettant ses formes en valeurs qui plongeaient sur ses hanches. Ceinturés elles aussi de broderies dorées et argentées pour finir sur une jupe droite mais ample, volant à chaque foi qu’Oscar se retournait.
A la fois sobre et élégante, la robe sombre contrastait avec l’éclat de la chevelure d’or et rendait sa peau d’une couleur de perles blanches.
Oscar se dirigea ensuite vers sa coiffeuse et attacha ses cheveux en un chignon fou.
Elle se regarda une dernière fois et sortie. Nul besoin de maquillage, parfum ou bijoux, elle devait être naturelle.
Oscar posa une main tremblante sur la poignée de la salle de bal et entra.
André l’attendait déjà. Il avait revêtu une ample chemise moire sur un pantalon de la même couleur. Tout de noir vêtu, Oscar trouvait que les yeux de son ami ressortaient encore davantage.
André quand a lui s’était retourné en entendant la porte s’ouvrir. Surpris par la divine apparition qu’il avait sous les yeux, il s’était figé en une position d’admiration extatique.
Oscar s’approcha timidement :
-On commence ?
-Ou………oui.
Complètement subjugué, André secoua violement la tête pour se remettre les idées en place.
-Bien…………approche.
Oscar lui obéit et s’approcha.
-Bon………… d’abord il faut que tu te détente.
-Pourquoi ?
-Raide tu ne dégagerais moins de charme. Sourit André.
Oscar rougit et s’approcha encore. Plongeant son regard dans les émeraudes :
-Explique moi.
-Viens.
André la saisit par la taille et la rapprocha.
-Détend toi.
Lui saisissant les poignets, André posa les mains d’Oscar. Il les posa, l’une au-dessus de sa taille et l’autre de l’autre côté d’Oscar, qui eu tout le loisir de sentir sous ses doigts les muscles d’André.
Il commença à marcher et Oscar dû reculer. André posa sa main sur sa hanche pour la guider.
-Regarde moi.
Oscar lui obéit et plongea en haut forêt.
André commença à lui inculquer un lent mouvement de bassin qu’Oscar adopta plus rapidement qu’elle ne l’aurait cru. A force de reculer, ils décrivirent un mouvement de spirale qui fit un peu vaciller Oscar. André changea doucement de côté et passa de sa gauche à sa droite.
-Change la position de tes mains.
C’est ce qu’elle fit.
Il s’éloigna alors d’elle, détachant son corps de celui d’Oscar.
Il recula un peu et lui doucement la main afin de la faire tourner, faisant apparaître les jambes de sa partenaire entre le voile léger de ses jupons. Il la tira alors à lui.
Surprise, Oscar lui cercla les épaules dans un mouvement de réflexe. Son regard croisa celui d’André qui lui sourit. Il s’écarta de nouveau en lui prenant les mains et commença à danser lentement. Cela allait tout seul pour Oscar, se laissant guider par son partenaire.
-Cambre toi.
-Quoi ?
-Rejette la tête en arrière et cambre toi.
Rougissant, Oscar obéit. André glissa sa main dans son dos pour la soutenir.
Oscar se releva et frôla le cou d’André.
« Son odeur est si envoûtante.» pensa Oscar.
Il lui sourit :
-C’est bien…………… Aller vient
Il lui passa une main sur son épaule et laissa son autre près de son corps. Lui-même passa un bras autour de la taille de la jeune femme et l’entraîna encore de manière de plus en plus sensuelle dans la danse.
Oscar n’en pouvait plus, elle avait beau répéter encore et encore les mêmes gestes, elle n’arrivait plus à se contenir. Le contact avec André était trop fort, trop présent.
-Vas-y, refait le. L’interrompit André.
Elle recommença encore une fois une série de trois mouvements qu’elle n’arrivait pas à réaliser correctement.
-Non ce n’est pas ça.
André s’approcha et se plaça derrière elle, se collant parfaitement à Oscar.
-Que fais tu ?
-On va les faire ensembles.
André prit la main d’Oscar et plaqua ses doigts d’hommes à ceux, longs et fragiles, d’Oscar, les positionnant correctement.
-Tu es prête ?
-Oui.
Le dos contre le torse d’André, Oscar réalisa alors cette suite de mouvements, restant surtout le plus coller possible à André.
« Son souffle sur ma peau. Son odeur. Son corps. André je t’en prie… »
-Vas-y fais les seule maintenant.
Oscar inspira et se mit en place pour recommencer.
« Souviens toi de ces sensations. »
Elle ferma les yeux et refit parfaitement sa parade.
-Bien. Aller on recommence.
Il lui prit la main et la fit tournoyer un instant avant de ramener fermement à lui, collant leur deux corps l’un contre l’autre.
« Son corps est si… »
Il s s’éloignèrent un instant. Oscar se cambra en pivotant. Pour ne pas tomber, elle se rattrapa au cou d’André, tout en le ceinturant de sa jambe, qui la releva. Leurs visages étaient si près que leurs nez se touchaient presque. Trop près pour Oscar qui, sitôt redressée, sentant le souffle d’André se mélanger au sien, s’en empara vivement. André surpris, ne réagit pas tout de suite avant de répondre passionnément. Ils s’écartèrent l’un de l’autre pour reprendre leur souffle et se regardèrent.
-Oscar……
-Embrasse-moi !
-Tu ne crois pas qu’on fait une erreur ?
-Je n’ai jamais été aussi sûre d’une chose de ma vie.
Elle enlaça le cou et l’embrassa de nouveau. André la prit dans ses bras et la serra fort.
-Je t’aime, Oscar.
-Redit le moi.
-Je t’aime.
Elle s’écarta et lui sourit :
-Moi aussi.
-Dit le moi je t’en prie.
-Moi aussi je t’aime.
André s’empara de ses lèvres doucement.
Oscar frissonna de tout son être. André était si tendre.
Les baisers devenaient de plus passionnés. Sans savoir comment et sans se lâcher, André et Oscar dérivèrent dans le couloir avant d’arriver dans la chambre d’Oscar. Elle réussit à ouvrir la porte on ne sait comment et entra sans lâcher André qui la plaqua contre le mur. Ainsi, il réussit à fermer la porte et la verrouiller.
Le souffle haletant, le corps en ébullition, ils tombèrent sur le lit.
-Oscar………… tu es sûre de……
-Oui. Lui sourit-elle. André, je t’aime et je te veux.
André sourit, cela lui rappelait quelque chose.
-Embrasse moi.
Ravi de ce tendre ordre, il s’exécuta avec une lenteur sensuelle qui ravi sa partenaire.
-André……………déchoît moi.
Il la regarda dans les yeux, lui sourit et l’embrassa. Faisant glisser ses lèvres dans son cou, il lui murmura :
-Ne soit pas si impatiente, on a toute la nuit devant nous.
Oscar lui sourit et l’embrassa de nouveau. Oui pourquoi se presser.
André la caressa avec douceur sur tout le corps avant de commencer à défaire lentement les liens de sa robe.
Les baisers devenaient aussi doux que passionnés. Ils s’aimaient et s’étaient se qu’ils voulaient vivre. Oscar lui caressa la nuque avant de glisser ses mains dans le col d’André qui lui embrassait le cou. Un premier soupir s’échappa des lèvres d’Oscar. Il était si doux d’être dans les bras de celui qu’elle aimait. « Je t’aime » lui murmura-t-elle. André releva la tête et lui sourit. « Je t’aime » lui répondit-il. Trois mots si simple mais qui se transformait en un frisson d’extase pour les deux amants. Oscar commença à déboutonner la chemise d’André avant de l’arracher. Cela allait trop lentement à son goût. Elle caressa chaque contours du torse de son amant avant de les embrasser, goûtant enfin à cette peau si désirer.
André saisit Oscar par l’épaule et la colla à lui. Lentement, il descendit ses mains afin qu’elles se glissent parmi les jupons pour caresser les jambes galbées de son Oscar. Il continua ses caresses d’une main pour la dénudée de l’autre. Elle était si belle à ses yeux. Il embrassa chaque parcelle de sa peau sucrée. Oscar n’était pas en reste. Malgré la rougeur naissante de ses joues créer par une pudeur naturelle, elle délassa le pantalon d’André et le fit glisser à terre avec ses jambes, caressant celles de son autre.
Nus, ils se découvrirent l’un et l’autre, s’embrassant sur tout le corps, se cajolant et se caressant, tout en accompagnant ce ballet de frictions passionnelles de chuchotement amoureux et tendres, comme seuls les amoureux peuvent le dire.
Oscar devint femme cette nuit là. André et elle s’aimèrent jusqu’au nirvana de l’extase et jusqu’à l’épuisement. Voulant toujours goûter l’un à l’autre, ils ne cessèrent de s’aimer que lorsque la fatigue les fit plonger dans les bras de Morphée, enlacer et épanouis, aux premières lueurs de l’aube.
oui bon je sais Oscar de Jarjayes je t'avais dit qu'il n'y aurait pas de salsa mais y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis voilà
bon ba voilà donc la fameuse scène que vous vouliez tant voir (je parle de la salsa bien sur

)
les avis sont les bienvenus comme toujours

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La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur
un rond de danses et de douceurs
auréole du temps
berceau nocturne et sûr
et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
c'est que t'es yeux ne m'ont pas toujours vu