Comme cette rose de soie qui ne se fanera jamais...
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 Viens à moi

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Megalomaniac



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MessageSujet: Viens à moi   Mer 30 Nov - 16:18

Oscar marchait rapidement vers la salle d'audience de sa Majesté le Roi. Il l'avait appeler voila une heure pour une affaire de la plus haute importance et strictement confidentielle. Sans perdre de temps, elle avait chevauchée jusqu'à Versailles, accompagnée d'André, et avait laissé celui-ci s'occuper des chevaux pendant qu'elle se dirigeait à grand pas vers ce qui allait être sa mission:

-Colonel Oscar François de Jarjayes. annonça-t-on
Oscar s'avança et s'agenouilla devant le Roi:
-Vous 'avez fait demander votre Majesté.
-Colonel je vous remercie d'être venu aussi rapidement. Je souhaiterais vous entretenir d'une mission de la plus haute importance.
-Je suis à votre service Majesté, demandez-moi ce que vous voulez et je vous satisferais du mieux que je pourrais.
-Je vous remercie de votre dévotion colonel, mais passons à ce pourquoi vous êtes là. Je souhaiterais que vous vous rendiez en Espagne afin de délivrer au Roi une proposition d'alliance économique entre nos deux pays de la plus haute importance. Comprenez colonel que je ne peux laissez cette mission entre les mains de n'importe quel messeager et c'est pour cela que je vous demande de bien vouloir accepter cette mission.
-Se serait pour moi un immense honneur de remplire cette mission votre Majesté.
-Merci infiniment Colonel, vous serez escorter par messieurs de Girodelle et de Fersen qui ont d'ors et déjà accepter cette mission.
-Il en sera fait selon votre désir Majesté.
-Colonel, cette mission est, comme je vous l'est déjà dit, d'une importance cruciale pour nos pays. Nous avons besoin de ressources que seul l'Espagne peut nous produire comme ils ont besoin de certaines des nôtre, mais actuellement aucun traité durable n'a vu le jour et nous n'avons donc pas d'alliance véritable entre le royaume d'Espagne et celui de France. Je vous prie de réussir par tous les moyens possible et de revenir avec la réponse du Roi.
-Cela sera fait selon votre volonté Majesté.
-Merci Colonel. Veuillez seulement vous préparer à partir dans les plus brefs délais.
-Bien Majesté, permettez que je me retire, il faut que je prépare cette mission afin de pouvoir partir au plus tôt.
-Bien sûr Colonel, vous pouvez disposer.

Oscar s'inclina respectueusement et sortit. Elle se dirigea vers la sortie et apperçu André qui discutait avec d'autres palfrenier du château. Lorsqu'il la vit, il scella en vitesse les chevaux qui furent prêts avant qu'Oscar ne l'ai rejoind. Celleci se saisit des rênes de sa monture, monta à cheval et partit au galop vers la maison des Jarjayes, André derrière elle. Elle avait tant de choses à faire avant son départ. Lorsqu'ils arrivèrent, Oscar tendit les rênes sans mots dire à André et entra dans le château pour réfléchir à ce qu'elle devait faire avant de partir.
André était dans la cuisine lorsqu'elle redescendit, plusieurs heures plus tard, son épée à la main:
-Un petit combat, ça te dit?
André lui sourit et alla chercher son épée. Pendant qu'ils ferraillaient il en profita pour lui parler:

-Que te voulais le Roi tout à l'heure?
-Me confier une mission à propos d'un traité économique entre la France et l'Espagne. Je dois partir là-bas afin de transmettre la proposition de sa Majesté au Roi d'Espagne.
-Tu y vas seule?
-Non Girodelle et Fersen ont également accepté cette mission et je pense aussi prendre quelques homes de la Garde Royale afin que tous se passe sans soucis.
-Quand est-ce que le Roi veut que tu partes?
-Le plus tôt possible afin de lui remettre la réponse du Roi au plus tôt. Tu pourras aller chez Girodelle et Fersen tout à l'heure et leurs demandés de venir pour que nous mettions au point l'organisation de la mission au plus tôt?
-Aucun problème.

Le duel prit fin.
André alla sceller son cheval et se dirigea vers les demeures respectives de Fersen et Girodelle pendant qu'Oscar alla se changer.


Oscar, Girodelle et Fersen parlait tranquillement de la mission dans le salon des Jarjayes:
-Bien, je pense qu'une dizaine d'hommes sera suffisant pour cette mission.
-Oui, mais il faut penser également au paquetage que nous prendrons. L'Espagne est plus chaude que la France, il faudra donc prévoir des tenues adéquates.
-Exacte Fersen. Nous n'oublions rien d'autre?
-Il faudrait également enguager un traducteur. A moins que vous ne parliez espagnol, ce qui n'est pas mon cas.
-Effectivement Girodelle il faut penser à cela. Je ne parle pas non plus cette langue et vous Fersen?
-Non mais je ne pense pas qu'il sera facile de trouver quelqu'un parlant espagnol et français, sauf dans le sud de la France peut-être.
-Cela pose problème en effet. Vous ne connaisser personne parlant cette langue?
-Personne.
-Pas que je sache.

Ils furent interrompu par Grand-mère venu leur apporter du vin et des hors d'oeuvres:
-Et toi Grand-mère, tu ne connaitrais personne qui parle espagnole par hasard?
Quelqu'un parlant espagnol? Mais bien sûr que si Oscar: André.
-André parle espagnole????
-Oui pourquoi? Il ne te l'a jamais dit?
-Non jamais. Comment ce fait-il qu'il parle cette langue? On ne nous l'a jamais appris pourtant?
-Oh mais Oscar c'est normal pour lui: André est espagnol.
-Quoi??????
-Oui. Mon fils était français mais ma belle-fille était espagnole, dit-elle avec les larmes aux yeux en repensant à son fils et sa belle-fille décédés, je me souviens qu'André est né en Espagne mais qu'il est ensuite venu avec ses parents en France. Quand je suis venu le chercher pour l'ammené ici, c'est à peine si il parlait correctement le français. Il était toujours là à danser la salsa ou le flamenco avec sa mère lorsqu'il était petit.
-Mais il ne me l'a jamais dit. Tu peux aller le chercher s'il te plaît?
-Oui bien sûr.

Grand-mère sortit et André arriva quelque minutes pluq tard:
-Tu voulais me voir?
-Tu es espagnol???????????
-Oui pourquoi? Je ne te l'ai jamais dit?
-Non jamais!!!
-Désolé ne t'énerve pas pour ça.
-André, vous feriez mieux de rester à votre place. Oubliez vous votre rang? Tonna Girodelle, outré
-Suffit Girodelle. André, nous avons besoin d'un traducteur pour notre mission, tu crois que tu pourras te souvenir de ton espagnol?
-Mon espagnol est un peu rouillé mais oui il n'y a pas de problèmes.
-Dans ce cas c'est parfait.

André s'apprêta à sortir quand il entendit la voix amusée d'Oscar:
-André, tu sais vraiment danser la salsa?

Une lueur éclaira les yeux d'André. Il s'approcha et tendit la main vers Oscar assise dans son fauteuil. Elle posa sa main dans celle d'André et se retrouva sans comprendre comment dans les bras d'André, ayant fait un tou sur elle même se qu'il l'avait fait chutée dans les bras d'André. Celui-ci la maitenait par la taille, il lui sourrit et elle vit ses yeux pétiller avant de se retrouver de nouveau sans rien comprendre dans son fauteuil:

-Disons que j'ai quelques notions, dit André en souriant, excusez moi mais Grand-mère m'attend en cuisine.
Il repartit en fermant la porte derriere lui. Oscar se retourna vers Fersen:
-Qu'est-ce qui c'est passer exactement?
-Je crois que vous venez de prendre une leçon de danse espagnolle Oscar, lui répondit-il amusé.

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MessageSujet: Re: Viens à moi   Mar 6 Déc - 19:01

Les préparatifs de la mission furent rapidement prêts. Pendant tout ce temps, Oscar n'avait pas arrêter de dévisager André à chaque fois qu'elle le voyait. Exécédé, il l'arrêta un jour dans sa contemplation:
-Je peus savoir ce qu'il y a Oscar?
-Mais rien pourquoi. essaya-t-elle, innocement.
-Arrête ça ne marche pas. Tu ne cesse de me dévisager comme si c'était la première fois que tu me voyais, et ce depuis trois jours.

Oscar baissa la tête en rougissant:
-En fait, depuis que je sais que tu es espagnol..... je....je
-Tu?
-Je voulais vérifier une chose.
-Quoi?
-Et bien si tu n'avais pas des détails qui m'aurait fait comprendre plus tôt tes origines?
-Pourquoi? Ca pose un problème que je sois métisse? Demanda André d'un ton brusque
-Non pas du tout mais pourquoi tu ne m'a jamais dit que tu était espagnol?
-Je n'y es pas penser tout simplement.
-Excuse-moi je ne voulais pas te blesser.
-Tu ne me blesse pas mais.....
-Mais quoi?
-Ma mère était.......

André ne put finir sa phrase. Oscar se mordit la lèvres en se rendant compte de ce qu'elle avait fait: André avait toujours eu du mal à parler de ses parents, enfouissant au plus profond de lui-même cette souffrance de les avoir perdus. Oscar s'approcha doucement de lui et le serra dans ses bras comme quand ils étaient petits et qu'il lui arrivait de pleurer le jour de la mort de ses parents:
-Je suis désolée.
-Laisse ce n'est pas grave.

Ils s'écartèrent l'un de l'autre et se sourrirent:
-Tu voulais seulement vérifier ça ou il y a avait autre chose?
-Je voulais vérifier aussi autre chose c'est vrai.
-Et je peus savoir quoi?
-Il.........Il paraît que les espagnols sont très beaux et......... et c'est parfaitement justifié.......... du moins pour le seul espagnol que j'ai pu voir jusqu'ici.
André la regarda, plus que surpris. Oscar rougit violement en se rendant compte de ce qu'elle venait de dire:
-Je........ Il faut que j'y aille. articula-t-elle avant de partir à toute vitesse en courant, le feu aux joues, en évitant soigneusement le regard d'André.

Celui-ci resta un instant encore surpris et se dirigea ensuite en souriant vers l'écurie.

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MessageSujet: Re: Viens à moi   Dim 11 Déc - 20:09

Le voyage commença 2 jours plus tard. Oscar, André, Fersen et Girodelle ainsi qu'une quinzaine d'hommes et de domestiques partirent. Les soldats de la Garde Royal étant noble, ils avaient refusé de partir sans domestiques se qui énervais Oscar au plus au point. Ils étaient finalement partit vers l'Espagne au grand galop. Le voyage jusqu'à la frontière se déroula rapidement et sans incident. Une fois à la frontière, ils se firent arrêter par des soldats espagnols:
-André tu peux venir s'il te plaît?

André s'avança. Les trois soldats reculèrent, surpris, et ne dire un mot. Finalement, André leur demanda lui-même ce qu'ils voulait. C'était la première fois pour Oscar qu'elle entendait André parler espagnol et sans comprendre pourquoi, cela lui donna une impression bizarre. Elle le regarda parler sans la moindre difficulté avec les soldats, essayant vainement de comprendre ce qu'il disait. Il parlait vite et se faisait parfaitement comprendre. Il se retourna:
-Ils aimeraient savoir pourquoi on est là et nos identités.
-Dit leurs la vérité, inutile de le cacher.

André se retourna de nouveau vers les soldats espagnols et leur expliqua la situation. Après avoir vérifier le nombres de soldats et leur grades, ils les laissèrent passer. André se recula et laissa passer les soldats pour ensuite se joindre aux domestiques. Tous repartirent à bride abattue sans se rendre compte que les soldats s'étaient réunis et parlaient à voix basse en les regardant partirent. Après avoir parcouru plusieurs lieues, ils arrivèrent à un petit village et Oscar fit ralentir ses hommes:
-André.
Celui-ci s'avança et se plaça à côté d'Oscar:
-Il va maintenant falloir que tu nous guides jusqu'à la capitale.
-D'accord, ça ne devrait pas poser de problème.

Il descendit de cheval et se dirigea vers un groupe de villageois qui le dévisagèrent un bon moment avant de lui répondre. Pendant qu'il demandait leur chemin, Oscar en profita pour souffler un peu. Cela faisait 2 semaines qu'ils galopaient vers l'Espagne et elle commençait à être de plus en plus fatiguée. La chaleur n'arrangeait rien, comme l'été n'était pas loin, elle suffoquait sous son uniforme comme ses hommes et les domestiques, seul André semblait ne pas souffrir le moins du monde de la chaleur. Ils finirent la journée sur le chemin de la capitale. La nuit, Oscar se leva et marcha dans les couloirs de l'auberge. Elle regarda par une fenêtre. Elle vit alors André se faufiller au dehors tel un chat afin que personne ne le remarque.
-Mais que fais-tu donc André? Et où vas-tu?

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MessageSujet: Re: Viens à moi   Sam 17 Déc - 18:00

Une semaine. Celà faisait une semaine qu'André sortait toutes les nuits pour ne revenir qu'au lever du soleil. Oscar ne comprenait pas ce qu'il faisait et pourquoi il avait cet étrange comportement. Elle avait essayer de le suivre mais, André ayant les cheveux noirs de jais et étant très habil pour se dissimuler aux regards des autres, il l'avait toujours semé. Cela l'énervait qu'il lui cache des choses et elle se sentait déçue. Déçue que son meilleur ami ai des secrets avec elle. Mais celui-ci ne semblait pas vouloir lui dire quoi que se soit et ne semblait même pas s'être rendu compte qu'elle s'était aperçue de ses petites virées nocturnes. Pendant tout ce temps, ils avaient continué à chevaucher vers Madrid, la capitale, guidé par André, qui semblai-t-il suscitait non seulement la jalousie de Girodelle pour ses talents linguistiques, mais également un vive interêt parmis les habitants des divers villages qu'ils avaient traverser.
La nuit tomba de nouveau et Oscar vit encore une fois André filer vers le village.

<< Mais qu'est-ce que tu vas faire chaque nuits? Pourquoi tu ne me le dit pas? Pourquoi tu ne te rend même pas compte que ça me blesse de savoir que tu me cache des choses? >>

Oscar ignora qu'une personne avait aussi remarquer les sorties d'André et qui comptait profiter de ces sorties. Le matin suivant:

-Vous semblez soucieuse colonel?
-Que voulez-vous dire par là Girodelle?
-Il me semble que vous êtes, comment dire, tendue ou peut-être triste?
Oscar bessa la tête. Que devait-elle faire? Ses soldats marchaient loin derrière eux. Alors elle décida de faire confiance à Girodelle:
-C'est à cause de...... enfin..... d'André.
-André et....... ses petites sorties?
Oscar se retourna vers lui:
-Comment savez-vous.......?
-Je l'ai vu sortir de l'auberge où nous étions un soir.
-Et bien en effet, c'est à cause de celà. Je ne sais pas ce qu'il fait et cela me laisse quel que peut perplexe.
-Et bien, vous n'avez pas une idée de ce qu'il peut faire? dit-il faussement géné.
-Que voulez-vous dire?
-Et bien que....... en fait........ il se pourrait que........ enfin que.......
-Girodelle je vous en prie, soyez un peu plus clair.
-Et bien, les Espagnolles, les femmes j'entend, sont très jolies, très belles et il se pourrait que......... Enfin qu'il........... qu'il aillent les visiter la nuit.
-Vous voulez dire que..... qu'André va passer chaques nuits dans le lit d'une fille différentes?!!!!
-Et bien...... oui.
-Non!!! Non c'est impossible!!!! André n'est pas de ce genre!!!!!!
-Vous savez Oscar, les hommes ont des envies et parfois, ils les laissent s'exprimer.
-Mon Dieu!!! Non!!!
-Je suis désolé de vous l'avoir dire de cette manière mais...... je pense qu'il fallait néanmoins que vous soyez au courant.

Oscar ne revenait pas. Elle était toutes chamboulée par cette.... nouvelle. Elle partie au galop, les pensées et sentiments complètement retournés.
Girodelle la laissa partir et sourit: si Oscar perdait la confiance et l'amitié qu'elle avait pour André, alors elle en serait complètement destabilisée et alors, lui, il sera là et Oscar lui appartiendra entièrement.

Loin derrière eux, André ne se doutait pas du tout de ce qui s'était passer.

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MessageSujet: Re: Viens à moi   Mar 20 Déc - 19:47

La nuit tomba de nouveau. Cette fois-ci, Oscar n'y tiens pas et sortit également afin de filer André. Elle fut rejoind par Girodelle et Fersen:
-Mais que faîtes vous donc là?
-Et bien, disons que la curiositée à été plus forte que tout. chuchota Girodelle.
En fait, il voulait surtout être là quand Oscar verrait André suspendu au cou d'une jeune Espagnolle. Il espèrait ainsi qu'elle finirait dans ses bras avant de, peut-être, finir dans ses draps.
Fersen, lui ne dit rien; préférant ne pas dévoiler les véritables raisons de sa sortie nocturne.

Ils marchaient donc assez loin derrière André, qui finit par arriver au village. Malheureusement, Oscar, Girodelle et Fersen découvrirent que les Espagnols vivaient aussi beaucoup la nuit, alors qu'il faisait beaucoup moins chaud.
Ils finirent par perdre André dans cette masse de cheveux d'ébènes.
-Zut où est-il passer?
-Aucune idée, reconnu Girodelle, c'est impossible de le reconnaître parmis toute cette foule.

Oscar était complètement désorientée. Elle ne connaissait pas les lieux et ne comprenais pas les passants. Elle finit par être poussée dans une taverne après avoir marchée pendant une bonne demi heure. Le spectacle qui s'offrit sous ses yeux la laissa sans voix.
Ils avaient enfin retrouver André, mais Oscar aurait préfèrer ne pas l'avoir retrouver finalement. Il était là, au centre de la piste de danse improvisée, dansant au rythme de la musique rapide et enivrante. Cela aurait suffit à Oscar comme émotion si elle n'avait pas vu le reste. André avait dans ses bras une jeune fille plus que séduisante qu'il faisait tournoillée. Oscar n'arrivait pas à détacher ses yeux du spectacle. La danse était rapide et extrèment sensuelle. Il lui semblait que les jeunes gens ne s'écartaient l'un de l'autre que pour être de nouveau plusproche, encore et encore. Chaque geste d'André semblait être une caresse sous laquelle la jeune danseuse s'abandonnait avec plaisir. Elle souriait, extatique d'être dans les bras d'André qui lui aussi souriait. Il lui saisit la taille et la fit tournée, la faisant rire et faisant applaudirent le public, sauf Oscar et ses comparses. Ils recommençèrent leur danse aussitôt la fille à terre. Echange de sourrires, regards complices. Oscar crût que la danse ne finirait jamais. Mais lorsqu'elle finit enfin, la jeune fille se cambra et se pencha en arrière; André finissant la tête à moitié plonger dans le décoltée. Il la redressa. Leurs visages étaient si proches que leurs nez se touchaient presque, il sembla à Oscar qu'André allait embrasser l'impudante.

Cela fût trop pour elle.
Oscar s'avança sans hésiter vers le couple de danseurs. Elle saisit André par l'épaule, le retourna brusquement et le giffla violement.
Sans attendre la réaction d'André, elle s'enfuie en courant.

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MessageSujet: Re: Viens à moi   Mar 27 Déc - 19:36

Cela fût trop pour elle.
Oscar s'avança sans hésiter vers le couple de danseurs. Elle saisit André par l'épaule, le retourna brusquement et le giffla violement.
Sans attendre la réaction d'André, elle s'enfuie en courant.

André resta un instant abasourdi sans comprendre se qui venait de se passer; il réagit finalement et s'élança hors de la taverne:
-Oscar!!!!!!!

Mais celle-ci ne l'écoutait pas. Elle fillait le plus loin possible d'André et de cette jeune danseuse, les larmes aux yeux. André la suivit facilement parmis cette foule: ses cheveux blonds étant facilement repérables. Elle finit par sortir du village en courant à en perdre haleine, suivit d'André:
-Oscar attend moi!!!!!!

Elle ne l'attendit pas, courant plus vite. Mais malheureusement pour elle, André fut plus rapide. Il réussit à la rejoindre et lui saisit le bras:
-Arrête toi!!
-Lâche-moi André!!!
-Non je ne te lâcherais pas!!!!! Pourquoi tu as réagis comme çà??? Pourquoi tu m'as gifflé???
-Lâche-moi immédiatement!!!!!!
-Jamais!!!!! Dis-moi pourquoi tu as fait çà???
-André...... Oscar le regarda, les yeux rempli de larmes...... mais......MAIS TU NE COMPREND DONC PAS ??????
-MAIS DIS MOI CE QUE TU AS A LA FIN ??????????
-Lâche-moi !!!!!

Oscar le regarda dans les yeux. Elle commença à pleurer même si ses yeux lançaient des éclairs. André fut tellement surpris qu'il désserra son étreinte et Oscar en profita pour retirer son bras de la main d'André et voulu s'enfuire de nouveau mais cette fois André mis moins de temps à réagir et alors qu'Oscar s'apprêtait à bondir pour s'enfuire, il lui encerla la taille et la colla à lui. Oscar essaya vainement de se déguager mais André encercla sa taille d'un bras et ses épaules de l'autre. Oscar se trouva ainsi complètement acollée contre André:
-Lâche-moi. Essaya-t-elle vainement.
-Dit-moi pourquoi tu as réagit de cette façon. Lui dit-il près de son oreille.
-Lâche-moi.
Oscar dit ça comme un gémissement. Elle ne comprenais pas se qui se passait, une coulée de sentiments la saisit du plus profond d'elle même, sentir André contre elle la renversait et lui chavirait le coeur. André ne la lâchait pas, au contraire, il la serra encore plus fort contre lui et posa sa tête dans son cou:
-Pourquoi tu es partie? lui murmurra-t-il doucement
"Arrête de me chuchoter à l'oreille André!!!"
Oscar se sentait fondre dans les bras d'André. Elle sentait ses larmes couler malgrée elle et André se aperçu. Il commença à la berçer doucement, comme lorsqu'ils étaient enfants. Oscar se laissa aller contre André et lui chuchota:
-Tu danses toutes les nuits?
-Non pas tout le temps.
-Que fais-tu alors? lui demanda-t-elle avec apréhension
-La plupart du temps, je regarde les étoiles et je me souviens de quand j'étais avec mes parents.
-C'est vrai?
-Pourquoi je te mentirais?
-On m'a dit que............. enfin que tu passais tes nuits avec des jeunes Espagnolles.
-Tu l'as cru? demanda André en la relâchant.
Oscar retint ses bras autour de sa taille et se retourna de moitié pour le regarder. Elle baissa les yeux et murmurra:
-Oui. Je croyais que tu allais vraiment............ enfin........
-Oscar......... il faut que tu sache.............. Je ne suis pas comme ça, les histoires d'une nuits ne m'intérressent pas.
-Je suis désolée de................
-C'est rien.......... Et puis pense à la réaction de Grand-mère si elle apprenait que son petit-fils n'étaient qu'un libertin.
-Je ne préfère pas imaginer le nombre de coups de louche que tu te prendrais, fit-elle en souriant.

André lui sourit également et Oscar se retourna complètement afin de se blottir contre lui. Elle le serra contre elle et enfouit son visage dans son cou:
-Excuse moi d'avoir douter de toi.
-C'est rien.
-Même, je n'aurais pas du douter de toi.
-Tu ne pouvais pas savoir.............. C'est Girodelle qui t'as dit que je couchais tout les soirs?
-Oui.
-Je m'en doutais!
-Vous ne pouver vraiment pas vous voir tous les deux n'est-ce pas?
-Tu ne peut pas l'imaginer, quand il aura finit de se prendre pour le Roi du Monde, alors on pourra peut-ëtre se voir sans vouloir se taper dessus.
-A ce point là?
-Oui. Mais ne parlons pas de chose désagréable.

Oscar ne put s'empêcher de sourirre. Elle finit par se détacher de lui et se mit à marcher tout en tenant la main d'André, "l'obligeant" à la suivre. Ils marchèrent dans la nuit tranquillement sans un mot. Oscar ne put s'empêcher de tenir la main d'André et ils rentrèrent à l'auberge silencieusement et André raccompagna Oscar devant la porte de sa chambre. Ils allaient se quitter quand André lui murmurra à l'oreille:
-De toute manière, Girodelle ne connait rien à mes goûts: je préfère les Françaises, les espagnolles sont trop brunes.

Il la laissa sur ses paroles et Oscar entra dans sa chambre sans vraiment comprendre les paroles d'André. Elle vit alors son reflets dans le mirroir et son habituelle chevelure d'or. Elle rougit violement: elle venait de comprendre l'allusion d'André. Elle était loin d'être brune et en plus elle était française: tout se qui plaisait à André.

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MessageSujet: Re: Viens à moi   Jeu 29 Déc - 18:56

La troupe continuait à galoper vers Madrid et à chaque foulée, Girodelle sentait une rage sourde le saisir et s'emplifier envers André. Il ne savait pas comment mais lui et Oscar ne s'était pas détestés comme il l'avait prévu. Au contraire, ils semblaient parfois être encore plus proches. Sourirres, regards, gestes, paroles: celà je rendais fou de jalousie et il cherchait à apaiser cette haine en rabaissant et en rabrouant à chaque instant mais cela ne semblait pas marcher. Oscar le regardait maintenant de travers et le remettait à sa place souvent. Il n'en pouvait plus. Le soir vint de nouveau et ils se hâtèrent de trouver une auberge où passer la nuit. Ils en trouvèrent une et entrèrent tous dedans:
-André, tu peux demander s'il reste des places pour cette nuit?
-Entendu.

André partit vers la réception et revient un instant plus tard:
-Mauvaise nouvelle.
-Quoi?
-Il faut que nous soyons 2 par chambres sinon il n'y aura pas assez de place!!

Il murmurre s'éleva alors parmis les soldats avec une question: qui dormirait avec avec la belle colonel?
Oscar se sentit tout à coup très mal à l'aise mais elle n'avait pas le choix: ou elle faisait chambre commune avec quelqu'un ou ils dormaient tous dehors:
-Bon très bien. Prend les chambres.
De nouveau, un murmurre s'éleva et André partit malgré lui chercher les clefs et les remis ensuite à Oscar:
-Bon, tenez voila vos clefs messieurs et débrouillez vous!!! fut tout ce qu'elle réussit à dire.
Elle en pris une et monta dans les étages suivit de loin par ses hommes. Elle trouva sa chambre et commença à ouvrit quand elle se retourna froidement vers ses hommes:
-Je peus savoir ce que vous attendez messieurs? Nous avons encore un long chemins à faire!!!
-Colonel, peut-on savoir qui aura l'honneur de partager votre chambre? demanda sans aucune gêne Girodelle
-Sûrement pas avec vous en tout cas!!!

André passa derrière Girodelle et Fersen pour rejoindre sa chambre quand une main lui saisit le col:
-Tu tombes bien!!! manqua de s'écrié Oscar
-De quoi?
-Aller viens!!! Dit Oscar en l'entraînant vers sa chambre
-Colonel !!!! Vous n'allez quand même pas passer la nuit avec.......
-Je serais beaucoup mieux et en sécurité avec André qu'avec n'importe lequel d'entre vous. Bonne nuit messieurs !!!!!

Sur ce, elle claqua la porte au nez de ses soldats. La nuit pouvait commencer !!!!!!

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MessageSujet: Re: Viens à moi   Dim 8 Jan - 19:56

André commença à immerger petit à petit quand il se rendit compte de la situation:
-Mais........mais Oscar tu es folle????????
-Quoi?
-On va pas passer la nuit ensemble!!!!!!!!!!
-Ba si pourquoi?
-Mais........ mais........
-Tu préfère que je dorme avec Girodelle ou Fersen?
-NON!!!!!!! Bien sûr que non mais...........
-Alors il n'y a pas de problème.

André se retourna et s'appuya contre le linteau de la porte pour réfléchir: une nuit avec Oscar!!! Il ne savait pas bien s'il devait se réjouir ou paniqué. Il en était là de ses réflexions quand il se retourna brusquement:
-Ecoute Os........
Le spectacle qu'il eu alors le laissa bouche bée. Oscar avait commençer à se mettre à l'aise, elle avait enlever sa veste et retirait à présent sous les yeux d'André sa chemise. André ne put s'empêcher de maudire ses bandages, il entendit alors la voix d'Oscar au loin:
-André tu peux te retourner que j'enlève mes bandes s'il te plaît?
-Hein??? Quoi??? A euh non....... enfin je veux dire oui excuse-moi.

Il se retourna de nouveau, essayant de se contrôler du mieux qu'il pouvait.
-Tu peux te retourner, j'ai finit.
André obéit et eu le souffle coupé. Oscar avait effectivement enlevé ses bandes, mais également son pantalon, laissant apparaître de longues jambes galbées, et semblait lui avoir piqué une chemise avec laquelle elle semblait décidée à dormir (ouh la vilaine!!! Mr.Red ):
-Qu'est-ce que tu as? Pourquoi tu me regarde ainsi?
-Pour... pour rien.
-Si tu le dis. Tu viens te coucher? dit-elle en se glissant dans les draps.
-On va pas dormir dans le même lit????
-Pourquoi? Tu préfères le fauteuil?
-Euh....... Non.
-Alors vient me rejoindre.

André fit alors un effort surhumain pour se contrôler et finit par la rejoindre après s'être mis torse nu pour être plus à l'aise.
Sentir André tout contre elle rendait Oscar toute chose. André se retourna et lui donna sans le vouloir un coup de coude:
-Aïe.
-Désolé!!!
-Tu parles d'excuses!
Oscar ne savait pas pourquoi elle avait dit ça. Elle voulait qu'il s'éloigne et arrête de la troubler mais tout le contraire se passa.
André se colla à elle, souleva ses cheveux et l'embrassa doucement deux fois sur le bout de l'épaule avant de l'embrasser un fois dans le creux du cou.
-Comme quand nous étions enfants, tu t'en souviens?
-Ou... oui. C'est moi qui avait inventé ça.
-Hum hum.
André ne s'éloigna pas et continua à l'embrasser dans le cou. La règle des excuses était simple: il devait l'embrasser ainsi jusqu'à ce qu'elle lui dise qu'il était pardonné. Mais elle tardait à lui pardonner et André ne séssait de l'embrasser tendrement. Elle ne put s'empêcher de pousser un gémissement et André surpris, voulut arrêter mais Oscar le retint en plaquant sa main contre la tête d'André afin qu'il plonge dans son cou. Elle se retourna, André se retrouvant au-dessus d'elle et la regardant dans les yeux:
-On a grandit, les excuses aussi. finit par articuler Oscar, rougissante.
Elle avait baissé les yeux et sentit André l'obliger à relever la tête,ayant capturé son menton entre ses doigts. Ils se regardèrent un instant dans les yeux puis André se pencha et l'embrassa tendrement. Lorsqu'ils s'écartèrent, André la regarda de nouveau:
-C'est assez évoluer?
-On a beaucoup grandit.
André comprit et se pencha de nouveau mais Oscar captura ses lèvres avant. De doux, le baiser devint passionné. Oscar ne savait plus ce qu'elle faisait. André fit glisser ses baisers dans le cou de la belle blonde et Oscar ne put s'empêcher de pousser un nouveau gémissement. Elle ne se contôlait plus. Elle s'abandonnait aux baisers d'André sans chercher à lutter contre ses flammes de passion qui lui brûlait la raison et le corps. André commença à la caresser doucement et Oscar se cambra sous cet assaut. Alors qu'il commençait à l'embrasser de nouveau, elle eût comme un déclic et repoussa brutalement André qui ne comprit pas:
-Tu.......tu es pardonné.
-Quoi?
-Pardonné.
André resta à regarder Oscar sans comprendre. Celle-ci se mordit les lèvres de honte et se redressa.
-Oscar.........
-Non arrête.
-Mais.......
-Il ne faut pas, ça serait une erreur.
-Oscar qu'est-ce qu........
-Tu l'as dit toi même; les histoires d'une nuit ne t'interesse pas.
-Qui te parle d'une nuit?
Oscar releva brusquement la tête et plongea dans les yeux d'André:
-Quoi?
-Qui te parle d'une nuit?
-Mais....... André......... on........ on ne peut pas.
-Et pourquoi ça?
-Mais....... mais......... André.......... non je ne peus pas!! si j'ai dit ça se n'est que pour...... pour voir se qu'on pouvait ressentir.
-Quoi? demanda André dans un souffle.
-C'est....... c'était seulement pour voir André.
-Tu.... tu t'es servie de toi pour voir qu'elle était ces sensation

Oscar crûe mourrir à ses paroles mais elle devait assumer son mensonge jusqu'au bout. Elle avait peur des sensations qu'elle avait éprouvée à cette instants et avait dit ça.
-Oui........oui.
André se leva alors, passa chemise,bottes et veste et s'apprêta à sortir:
-Où tu vas?
-Je sais pas, j'improviserais.
-André..........
-C'est immonde ce que tu as fait Oscar, tu t'es servie de moi comme la du Barry c'est servie du Roi.
André reçut une énorme giffle:
-Ne me compare plus jamais à cette femme.

André la fixa intensément et Oscar frissonna sous ce regard:
-Je crois qu'on a plus rien à ce dire.
Il ouvrit la porte et sortit, se dirigea vers l'écurie et partit au galop vers la campagne sous les yeux remplis de larmes qui coulaient sileucieusement sur les joues d'Oscar.

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MessageSujet: Re: Viens à moi   Mar 17 Jan - 17:33

Son sourire ne le quittait pas. Quiquonque l'aurait croiser aurait put le prendre pour fou. Un sourire immense alors que l'officier présent à ses côtés semblait sur le point de fondre en larmes d'un instant à l'autre. Girodelle ne savait pas ce qui s'était passer entre son supérieur et le valet de celui-ci mais cela ne lui était d'aucune importance. Tout ce qu'il savait c'était qu'André en voulait à Oscar et ça lui suffisait amplement. Depuis cette fameuse nuit où ils avaient dû dormir à 2 par chambre, ils ne se parlaient que pour se donner des informations sur la durée du voyage et la direction qu'il fallait prendre. Girodelle avait même aperçu pour la première fois de sa vie une lueur de haine dans les yeux d'André alors qu'il regardait Oscar. Cette lueur avait été faible mais elle avait bien existé. Oscar, bien qu'elle semblait vouloir parler à André ne trouvait pas le courage pour le faire et s'était rapprocher du comte pour le plus grand bonheur de celui-ci. Oscar savait l'inclinaison du comte à son égard mais elle n'en avait que faire : elle avait seulement besoin de chaleur humaine, cette chaleur qu'André ne lui donnait plus. Elle aurait très bien pu aller bavarder avec Fersen mais il s'était muré dans un silence impénétrable. Sûrement regrettait-il cette mission qui le séparait de la Reine.
André était à terre et parlait avec les villageois pendant que hommes et chevaux se reposaient. De loin, Oscar le contemplait à la terrasse d'une auberge. A chaque fois qu'on le voyait, André succitait toujours la même attention, les mêmes réactions. D'abord on le dévisageait, puis on lui parlait comme si on l'avait toujours connu. Mais une chose paraissait étrange à Oscar; ce je ne sais quoi qui marquait une différence entre le regard que les Espagnols portait à sa troupe et à elle-même et le regard qu'ils avaient pour André. Intrigués, amusés peut-être mais surpris tout le temps. Ils semblaient comme étonnés de le voir avec eux. Sans doute ressemblait-il trop à un espagnol pour avoir l'air d'être français. Elle l'avait remarquer dès qu'ils avaient commençer à chevaucher sur la terre d'Espagne, force était d'admettre qu'André leur ressemblait. C'était indéniable. Des cheveux noirs de jais, un beau visage au traits fins et réguliers, une silhouette svelte et musclée, une peau bronzée. Seuls ses yeux étaient différents : alors que ceux des Espagnols étaient relativement sombres, André éclairait de par son regard. Son regard qui ne réchauffait plus Oscar mais la glaçait depuis maintenant 4 jours. Après le rapide pause, ils repirent la route:
-Nous serons à Madrid dans moins de 3 jours.
C'était tout. Tout ce qu'il lui dirait. André repartit à la queue du groupe. Oscar aurait voulu lui dire quelque chose. N'importe quoi qui aurait briser la glace. Mais elle avait l'impression que celà n'aurait servi à rien, elle en avait l'intime conviction. Elle partie au galop suivit de tout ce groupe de soldats et de domestiques.
Et c'est dans cette ambiance, triste pour certains, joyeuse pour d'autres, attendue par tous qu'ils arrivèrent à Madrid.
André les guidèrent vers le palais royal. Ils y arrivèrent assez difficelement à cause de la foule. Pendant ce court trajet entre l'entrée de la ville et le palais, Oscar ne cessait d'ouvrir des yeux mi-curieux, mi-émerveillés. Les marchands criaient pour attirer l'attention des clients comme en France mais c'était néanmoins différents. On déroulait ici des étoffes devant tout le monde, ici on faisait sentir des fruits qu'Oscar ne connaissait pas, où encore là, on chantait au son d'une guitare des airs enivrants afin de mendier d'une manière plus agréable qu'en France une pièce ou deux. Comme d'habitude, on dévisageait et on admirait ces beaux soldats étrangers mais Oscar avait finit par s'y habituer. Lorsqu'ils pénétrèrent dans la cour, ils furent tous reçus par un grand homme d'une quarantaine d'année, grand et imposant qui s'adressa à eux avec un accent qui accompagnait son sourire:
-Bonjour à vous. Vous devez être la délégation française que sa Majesté le Roi Louis XVI nous envoie.
-C'est bien cela Monsieur.
-Don Diego , je suis le cousin du Roi Alejandro.
-Oscar François de Jarjayes, colonel des Gardes Royales de sa Majesté le Roi Lou.......
-Aaah c'est donc vous la célèbre femme soldat dont on vente les mérites partout en Europe !!!!!

Oscar rougit violement sous les rires difficilement contenus de ses gardes. Don Diego n'avait pas été discret. Toute la cour avait dû l'entendre et plusieurs personnes s'étaient retournées.
-Effectivement, c'est moi.
-Et bien!!! On m'avait venter votre honneur et votre talent à l'épée que j'ai hâte de découvrir mais on avait omit de me parler de votre éblouissante beauté colonel.
Il s'inclina et lui fit un baise-main tendit qu'Oscar rougissait et était tellement mal à l'aise qu'elle ne savait plus où se mettre.
-Et bien......... merci du compliment euh...... Don c'est çà?
-Don Diego c'est cela.
-Savez-vous quand nous pourrons rencontrer sa Majesté le Roi?
-C'est pour cela que je me suis présenté à vous. Mon cousin sera de retour de voyage que dans 2 jours, en attendant, vous, vos hommes et votre domesticité habiterez dans une de nos maisons familiales à l'orée de la ville. Vous pourrez vous reposez et vous préparez tranquillement à votre audiance. Cette maison est dans un endroit très calme et assez proche néanmoins de la ville. Venez je vais vous accompagnez.
-Merci.

Ils arrivèrent donc moins d'une heure plus tard à cette "maison".
-Je ne sais pas ce qu'ils appellent palais mais si ça c'est une maison, j'ai hâte d'en voir un.
-Vous en avez vu un Girodelle.
-Seulement la façade du palais royal mais regardez un peu cette "maison" comme ils disent.

En effet, cette maison ressemblait davantage à un palais qu'à une habitation normale, entourée de jardins à la végétation singulière qu'Oscar trouva très étrange. Bassins, terrasses, tours et innombrables fontaines suffisait déjà à satisfaire les yeux des jeunes voyageurs, mais lorsqu'ils savouèrent l'agréable fraîcheur de l'intérieur de la maison, ils apprécièrent encore plus le magnifique spectacle les torrents de marbres, de jardins intérieurs et de petits bassins ombragés. Au loin, on entendait les chants d'oiseaux.
-Tout les domestiques sont francophones, vous n'aurez aucun problème.
-Merci......... c'est magnifique!!
-Mais c'est tout naturel, reposez-vous bien!!
Et Don Diego partit sans attendre de réponse.

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MessageSujet: Re: Viens à moi   Jeu 9 Fév - 15:17

On était le lendemain de la rencontre entre Don Diego et Oscar. Ils rencontreront tous le Roi Alejandro le lendemain mais avant toute la troupe avait dormir la plupart du temps pendant pendant la première journée.
Oscar était tranquillement sur la terrasse, sirotant une tasse de chocolat pendant que le soleil se levait, profitant de la fraîcheur encore présente de la nuit. Tout les soldats et les domestiques étaient partis, savourant ce jour de congé inespéré dans un pays étranger. Elle se retourna soudainement en se sentant observée. Elle vit alors André en train de l'observée de loin, appuyer non-chalement sur le linteau de la porte. Lorsqu'il vit qu'il était découvert, il se retourna brusquement et dévala en trombe les escaliers.
"Ca ne peux plus durer !!!"
Le soir même, Oscar decida d'agir.
La demeure était déserte, seuls Oscar et André étaient restés. Alors qu'André s'était absenter un instant, Oscar se faufilla dans sa chambre et se mis à l'aise en attendant le retour de celui-ci. André ne fut pas long à revenir et alors qu'il s'apprètait à l'enlever sa chemise, il entendit une voix dans son dos
-Si j'étais toi, je ne ferais pas ça.

André se retourna brusquement et fit face à Oscar qui lui avait encorevoler ue chemise et abordait la même tenue que cette fameuse nuit.
-Qu'est-ce que tu fais là?
-Faut qu'on parle.
-Je crois qu'on s'est tout dit.
-Et bien je le croit pas moi.

Oscar ferma la porte à clef. Elle s'approcha ensuite d'André, qui, méfiant, commença à reculer :
-Je peus savoir ce que tu fais ?
-A ton avis ?

Elle le poussa violement et André tomba de tout son long sur son lit. Avant qu'il n'est eu le temps de se remettre debout, elle s'était déjà calée confortablement sur son ventre :
-Maintenant que tu ne peus plus bouger tu vas m'écouter. Je suis désolée de ce que j'ai fait, je n'aurais pas dû mais toi non plus.
-Comment ça ? C'est toi qui m'a dit de .......
-Je le sais mais tu savais que j'avais tord et tu aurais dû anticiper.

André partit d'un immense éclat de rire:
-C'est la meilleure de l'année. Parcequ'en plus jedois anticiper ce que tu dois faire?
-Ba oui!
-Mais ma pauvre Oscar tu te rends compte que ce que tu viens de dire est totalement stupide?
-QUOI????
-Essayer d'anticiper sur tes sautes d'humeur toutes les 30 secondes: mais c'est Mission Impossible !!!!
-Attend un peu tu vas voir!!!

Elle voulut le faire tomber à terre mais, ayant sous-estimer la force d'André dû faire face à un retournement de situation contre sa personne. André se redressa brusquement et la saisit par la taille avant de la plaquer sur son lit. Oscar essaya bien de se débattre mais en vain:
-C'est pas juste!!!
-Mais si ma vieille : c'est toi qui m'a chercher.
-Enlève tes sales pattes de mes poignets et tu vas voir que je suis capable de te battre à mains nues!!!
-C'est un défi?
-S'en est un!!!!
-D'accord, relève-toi : concours de pompes !!!
-Quoi???
-Tu n'as pas entendue??? On va se faire un petit concours de pompes, celui qui gagne donne un gage à l'autre!!!
-Ok prépare toi à perdre mon vieu!!!

Ils se mirent tout les deux en place, oubliant leur dispute et commençèrent leur petit défi qu'André reporta au bout de 5 minutes par 259 pompes à 34.
-J'a ...... arf...... j'abandonne........ c'est bon...... tu as.......arf....... gagné. articula Oscar complètement crevée.
-Et ça semble t'étonner. rigola André en se relevant, pas fatiguer le moins du monde.
-Comment tu fais pour en faire autant?
-Et bien contrairement à toi qui reste sur ton cheval toute la journée à ne rien faire, moi je travaille et donc ça me muscle.
-A c'est pour ç........ COMMENT CA JE NE FAIS RIEN DE LA JOURNEE ??? Tu vas voir, je suis peut-être mauvaise pour les pompes mais je vais quand même t'éclater!!!!

Au bout de 2 heures de duels et de jeux, Oscar et André étaient complètement lessivés.
André se tenait debout les bras croisés devant la fenêtre. Oscar s'approcha de lui silencieusement et voulut l'embrasser pour lui faire ses excuses mais se rendit compte d'un détail : autant quand il était petit leur différences de tailles ne posait pas trop de problème, autant maintenant André était devenu trop grand pour qu'Oscar arrive à lui embrasser le cou. Elle avait beau être grande pour une femme, André la dépassait facilement d'une tête et demi. Elle passa alors ses bras autour de la taille du jeune homme et lui embrassa le bas du cou. A travers sa chemise ouverte, elle lui caressa tendrement le ventre, sursprise de constaté les formes harmonieuses de ses muscles dévellopés. Ils restèrent longtemps ainsi, même après qu'André lui est dit qu'elle était pardonnée.
C'est dans cette sensation de douceur qu'Oscar vit le jour se lever à travers la fenêtre de la chambre d'André avec qui elle était rester dormir; et avec ce nouveu jour : sa rencontre avec le roi Alejandro d'Espagne.

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MessageSujet: Re: Viens à moi   Lun 20 Fév - 14:09

Oscar se réveilla le lendemain, chatouillée par un rayon de soleil. Elle ouvrit doucement les yeux et souria doucement en poussant un langoureux soupir. Elle se tourna lentement et regarda avec tendresse André. Ils s'étaient endormis dans les bras l'un de l'autre. La tête d'André était nichée entre son cou et la naissance de sa poitrine, un de ses bras entourait la taille d'Oscar et celle-ci avait sa tête reposant sur son autre bras. Oscar, quand à elle, avait sa main enfouie dans l'épaisse chevelure de jais d'André et l'autre lui enserrait les épaules. Elle ne voulait pas se lever ni même bouger, préférant profiter encore de cet intime moment entre elle et André. Oscar sentait le souffle régulier de son ami lui éffleurer la poitrine et elle poussa de nouveau un soupir de bien-être. Qu'il était doux de le sentir près d'elle. Les derniers jours avaient été pour elle une vrai torture; elle ne voulait plus jamais vivre de nouveau cela. Oscar sentit l'étau des bras d'acier de son ami l'enserrer un peu plus et André enfouir sa tête plus profondément dans son cou. Elle eût soudain chaud. Très chaud. Si chaud que le souffle d'André semblait être la seule source de fraîcheur dans cette étuve inexplicable. Elle ressera son étreinte et enfouit d'elle même la tête d'André plus près d'elle. Combien de temps Oscar resta ainsi? Elle ne le sût pas elle-même et ne s'en souciait guère. Oscar sentit au bout d'un certain moment André bouger, puis elle sentit les cils de celui-ci lui chatouiller agréablement la gorge. Mais Oscar ne le sentit pas bouger. Savait-il qu'elle était réveillée? Peut-être ne voulait-il pas la réveiller? Peut-être lui aussi voulait savourer cet instant?
Oscar ne put s'empêcher de lui caresser encore une fois les cheveux et alors André se redressa légerement, juste pour être au niveau du visage d'Oscar. Ils étaient si près l'un de l'autre, aucun n'avait lâcher l'autre. Lorsque les émeraudes recontrèrent les saphirs, il se passa comme un rayon de sentiments allant d'un homme à une femme. André sourit doucement et Oscar lui répondit avec tendresse. Ils n'avaient pas besoin de se parler. Leurs regards disaient mieux que les mots. André se rallongea près d'Oscar, ne la quittant pas des yeux. Il lui caressa tendrement la joue, replaçant les quelques mèches qui lui cachaient le visage. Oscar ferma les yeux sous le doux contact et fit glisser sa main des épaules à son dos, le rapprochant d'elle. Alors, André repossa de nouveau sa tête dans son cou et soupira d'aise. Sans pouvoir se contrôler, Oscar frissonna sous le souffle de son ami. Le sentant, il resserra l'étreinte autour de la taille de la jeune femme. Aucun des deux ne voulaient que la magie de ce moment s'arrête. Le temps semblait s'être arrêter pour que ces jeunes gens profitent de leurs matinée tranquillement, rien que tous les deux, ensembles.

-André, pourrais-tu...
Fersen s'arrêta net en voyant se touchant tableau. Se qui était beaucoup moins touchant, s'étaient les regards que lui lançait à ce moment là André et Oscar. Ils l'auraient fusillé sur place.
Fersen se sentit soudain très mal à l'aise. Il se rendait bien compte qu'il avait fait irruption dans un moment unique dans l'intimité du jeune couple. Ne sachant quoi faire, il resta d'une immobilité agaçante. André, qui s'était relevé lors de l'irruption de Fersen, se reprit le premier:
-Vous désirez Fersen?
-Oh... Euh... Et bien je voudrais savoir... enfin... je cherchais Oscar en réalité; et je voulais savoir si tu l'avais vue... Mais à prioris, ce n'est pas la peine de te le demander.
-Que voulez-vous Fersen? demanda Oscar en se redressant, lâchant André.
-Et bien, Victor Clément et moi voulions...
-Vous m'avez appeller Fersen?
Girodelle apparut alors dans l'embrasure de la porte et se figea dans le spectacle qui s'offrait sous ses yeux. Une tempête, ou plutôt un typhon apparut alors dans les yeux du comte. Comment...? Comment osait-il la toucher? Comment osait-il dormir avec elle? Comment se faisait-il qu'elle avait accepter autant de proximité avec ce gueux? Comment l'avait-il trompée à ce point? Il voulut se précipiter sur André, se jeter à la gorge de celui-ci et l'envoyer six pieds sous terre. Mais tous ses sordides projets furent stopés nets quand il vit le bras d'Oscar qui encerait la taille d'André. Il n'en pouvait plus. La haine, la rage, la jalousie et l'incompréhension était trop fortes. Il eut encore plus mal quand il vit la belle se blottir un peu plus près d'André et posée sa tête blonde sur l'épaule d'André. Le tuer. Maintenant. Ou se tuer. Il ne le savait pas. Il hésitait. Faisant fit de tout cela, il réussit à articuler:
-Je vous attends dans le bureau.
Et il s'enfuit en courant.
"Je le hais !!!! JE LE HAIS !!!!! JE TE HAIS ANDRE GRANDIER !!!!!!!!!!!!!! Tu n'es qu'un gueux !!!! UN GUEUX TU M'ENTENDS !!!!! Et pourtant tu arrives à l'approcher, à la toucher !!!! Je te hais !!!! Je te tuerais moi-même si je n'avais pas peur de lui faire autant de peine et de savoir qu'elle me détestera pour t'avoir tuer !!!! Pourquoi s'attache-t-elle autant à toi ??? Tu n'es rien !!!! TU NE VAUS RIEN !!!!!!!!!!! Tu n'es qu'un geux !!!!!!! Un bâtard orphelin !!!!!!!! Et pourtant elle t'aime plus que moi !!!!!!!! Comment fais-tu ????? Je te hais !!! Je te hais !!!! JE TE HAIS !!!!!!!!!!!"

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MessageSujet: Re: Viens à moi   Dim 2 Avr - 19:37

Bien que ruminer ces pensées ne le soulageait guère, Girodelle resta tout le temps avec ces idées noires en tête. Sur le chemin menant au palais, il tuait André du regard et mourait d'envie de lui sauter à la gorge.
Lorsque le palais pointa à l'horizon, Oscar, André, Fersen, Girodelle et tout leur hommes accelérèrent légerement le pas et entrèrent dans la cour, admirant les sculptures et la foule des courtisans curieux venus spécialement pour les voir. La petite troupe se sépara en deux: les roturiers allèrent vacquer à leurs occupations tandis que les nobles se faisaient guider vers la salle du trône. La rencontre était enfin arrivée.

Tout de suite après avoir franchis le seuil, un silence suivit leur entrée. Aussitôt après, un murmurre d'excitation et des dizaines de paires d'yeux curieux les dévisagèrent.

-Nous demandons une audience au Roi. annonça très naturellement Oscar, s'imposant d'entrée de jeu.
-Veuillez patienter pendant que sa Majesté se prépare.

Moins de dix minutes plus tard, le Roi entra. Vêtu somptueusement, le front haut et le regard fier, il s'assit lentement afin que tous puisse admirer sa puissance.
Un simple geste du doigt lui suffit pour qu'aussitôt on indique à Oscar de s'approcher. Oscar et ses comparses s'avançèrent et s'inclinèrent respectueusement devant le Roi.
-Relevez-vous.

Sitôt dit, sitôt fait. Oscar se releva prestement et osa regarder le Roi. Grand, brun, plutôt bel homme malgré quelque rides qui commençaient à balayer son front, mais cela lui faisait également un regard rieur et quand il souria, tout son visage n'exprima plus que douceur.
-Soyez les bienvenus messieurs.......... et mademoiselle !!

Oscar se mit à rougir sous les rires étouffés de sa troupes et les regards déçùs des jeunes filles ayant compris qui était la demoiselle indiquée.
-Navré si je vous met mal à l'aise colonel !!! se reprit le Roi, se rendant compte de son erreur.
-Met je vous en prie.
-Bref !! Je sais déjà la raison pour laquelle vous êtes ici. Si vous voulez bie me suivre, nous parlerons de cet accord dans le premier bureau.


4 heures plus tard :

Oscar était fourbue. Parler politique était certes intéressant mais pas pour autant passionnant. Elle n'avait plus qu'une idée : prendre un bain et dormir !!!! Arrivée dans la cour, elle aperçut André et se dirigea avec un grand sourrire vers lui. Elle se plaça derrière lui, lui cacha les yeux et lui murmurra d'un ton chaud:
-Devine qui c'est?
-Oscar.
Un ton suave qui lui fit battre le coeur.
André se retourna et lui fit un magnifique sourrire qu'Oscar le lui rendit.
Ils montèrent à cheval et galopèrent vers leur résidence sous le regard fièvreux d'une personne, cachée derrière le rideau d'une fenêtre du palais.

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MessageSujet: Re: Viens à moi   Dim 9 Avr - 16:55

Oscar et André arrivèrent à leur demeure quelques temps plus tard.
Oscar descendit de son cheval et, au lieu de tendre les rênes comme à son habitude à André, conduisit d'un pas tranquil son cheval à l'écurie sous le regard étonné d'André.
Parlant de tout et de rien pendant qu'ils s'occupaient de leur cheval respectif, Oscar laissa André finir les derniers soins à son cheval. Elle se recula lentement, regardant fixement André.
Alors qu'il se relevai, André se retourna en souriant vers Oscar:
-Qu'est-ce que tu as?
-Rien.
-Oscar.
Celle-ci frissona encore une fois sous la voix d'André. Elle savait maintenant. Cela l'avait "tourmenté" toute une partie de la journée mais maintenant, elle savait.
Oscar s'avança lentement vers André. Leurs regards s'accrochèrent et André sût ce qui allait se passer. Oscar s'approcha tout près d'André. Ils n'étaient séparé que d'une distance infime. Ils se regardèrent un moment, parlant avec leurs yeux, légèrement hésitants. Oscar, prenant alors son courage à deux mains, s'avança encore. André se baissa légerement et leurs lèvres s'éffleurèrent. Ils se séparèrent un instant pour se regarder dans les yeux puis Oscar se grandit un peu, capturant les lèvres d'André. Celui-ci la pris dans ses bras et appronfondit encore le baiser. Ils s'embrassèrent de plus en plus passionnément, laissant éclater la fougue qu'ils avaient tenté de retenir.
Leurs souffles se mélangeaient. Ils goûtaient l'un à l'autre. Ne se lâchant pas un seule fois. Ils ne se séparaient que pour reprendre leur souffle. Un temps infini passa sans qu'ils s'en rendent compte. Ils finirent par se séparé, pour se perdre dans les yeux de l'autre.
-Je ne sais pas ce qui m'arrive André mais........ je t'aime.
-Je t'aime Oscar, si te savais comme j'ai rêver de cet instant depuis des années.
-Embrasse-moi.

André captura dans la seconde les lèvres d'Oscar.

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MessageSujet: Re: Viens à moi   Lun 10 Avr - 19:21

Trois coups frappés à la porte tirèrent Oscar de ses rêves.
-Oscar? Tu es là?
-Euh........ oui.
-Le dîner est servit.
-Je.....j'arrive André....... je descends dans deux minutes.

Oscar regarda autour d'elle, un peu perdue. Un rêve. C'était juste un rêve. Juste un rêve. Elle s'était endormie dans son bain sans s'en rendre compte et André venait juste de la réveillée.
Oscar sortie de la baignoire et s'enveloppa dans une serviette puis se dirigea vers son armoire, saisissant ses vêtements. Elle sécha rapidement ses cheveux et descendit dans la salle à manger.
-Messieurs, bon appétit.
-Merci colonel, à vous aussi. Lui répondit-on.

Oscar s'installa avec Girodelle et Fersen pour dîner. Les conversations démarèrent, tranquillement. Girodelle dévorais Oscar des yeux mais lui et Fersen remarquèrent un détail : la rougeur des joues de celle-ci lorsqu'André se montrait. Comment auraient-ils pu savoir les drôles de rêves qu'Oscar faisait depuis plusieurs nuits?

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Megalomaniac



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MessageSujet: Re: Viens à moi   Mar 25 Avr - 17:46

Oscar descendit de cheval. Elle se trouvait dans la cour du palais royal accompagnée d’André, de Fersen et Girodelle ainsi que de leurs palefreniers respectifs. Les autres domestiques et soldats avaient plus de chance. N’étant pas concernés par les discussions politiques, ils avaient eu droit de profiter de l’absence de leurs supérieurs pour profiter des journées de repos leurs ayant été accordées.
De nouveau, le Roi leur accorda une audience afin de définir le plus précisément possible les termes de l’accord.
Pendant ce temps, André et les deux autres palefreniers s’occupèrent des chevaux avant de sortir se rafraîchir près des petits lacs artificiels clairsement ici et là le parc de leurs Majestés d’Espagne.
Essayant d’être discrets car ils savaient qu’ils n’avaient pas vraiment leurs place ici. Ils discutèrent tranquillement. Non loin d’eux, de jeunes servantes étendaient le linge. Lorsqu’elles eurent fini, elles s’autorisèrent à approcher des jeunes étrangers, voulant entamer la conversation. Elles furent reçues par les sourires magnifiques d’André et de ses acolytes. Les malheureux jeunes hommes, ne parlant pas espagnols, durent à chaque fois attendre qu’André leur traduise les propos des demoiselles. Celui-ci fit l’unanimité chez les donzelles par son physique avantageux, son espagnol parfait malgré un charmant accent français et sa discussion à la fois intéressante, agréable et légère. Lorsque les jeunes femmes repartirent à leurs tâches, jetant des coups d’œil derrière elles pour dévisager une dernière fois les beaux étrangers en pouffant et rougissant, André eu droit à sa dose de brimades par ses amis. Il s’improvisa alors professeur d’espagnol jusqu’au retour des jeunes filles, venues leurs demander la permission de déjeuner avec eux. L’accueil de leur proposition fut reçu avec grand plaisir et ils pique-niquèrent tous ensemble, essayant de s’apprendre mutuellement leurs langues natales. En voyant la bonne humeur ambiante, d’autres domestiques profitant de leur pause déjeuner tel les jardiniers ou les lads vinrent se joindrent à eux.
Un petit groupe d’une vingtaine de personnes se forma donc.

Au même moment, Oscar, Fersen et Girodelle suivirent les différents sentiers des jardins sinuant entre les bosquets. Au détour d’une allée, ils tombèrent sur cette joyeuse troupe déjeunant.
Surpris, ils les regardèrent un instant, parlant, plaisantant et parfois même chantant dans l’insouciance et ne sachant pas qu’ils étaient observés.
Malgré la légèreté du tableau et son apparence désinvolture, Oscar sentit une furieuse envie d’aller rejoindre André et d’envoyer sur les roses la jolie espagnole avec qui il conversait. Le fait qui discutait avec des hommes ne la gênait pas, mais elle n’aimait guère quand il se trouvait à proximité de jeunes femmes.

Elle secoua la tête. Tout ceci n’avait aucun sens. André pouvait bien fréquenté qui lui plaisait, se n’était pas ses affaires et cela ne la regardait pas.
Oscar se résolue à laisser toute liberté de fréquentation à son ami… Promesse qui s’envola aussitôt quand elle vit la jeune fille lui saisir la main pour lui montrer de son autre main quelque chose qu’Oscar ne vit pas et dont elle n’avait cure.
Elle commença à marcher vers André, le regard noir, quand elle vit un espagnol d’environ 25 ans s’approcher de la jolie espagnole et lui voler un long et langoureux baiser. Oscar se trouva particulièrement stupide à cet instant même. Le jeune homme serra la main d’André et lui parla un instant avant de partir avec sa fiancée.
André continua donc de bavarder avec d’autres jeunes gens, hommes et femmes, français et espagnols.

Oscar quand à elle se retourna en faisant un semblant de sourire à Fersen et Girodelle.
-De ce côté, les jardins ressembles un peu à ceux de Versailles ne trouvez-vous pas ?
-Effectivement. Répondit Fersen.
-Il me semble néanmoins que les cascades font cruellement défaut. Renchérir Girodelle.

Ils continuèrent donc tranquillement leur promenade même si leurs conversations se turent au bout de quelques instants, au grand damne de Girodelle, qui aurait voulu continuer à parler à Oscar. Mais celle-ci, tout comme Fersen, était plongée dans ses pensées.
Autant Fersen était focalisé sur son idéal féminin, c’est-à-dire la Reine Marie-Antoinette.
Oscar, elle, avait l’esprit entièrement fixé sur André.
Elle comprenait de moins en moins ce qu’elle avait et cela l’énervait.
Ces rêves, ces envies de baffes ou, au contraire, de câlins, ce corps de femme qu’elle commençait à sentir malgré elle. Tout çà pour quoi ?

Pour ce rendre compte qu’elle aurait aimée être à la place de cette espagnole, et que se soit André qui capture son souffle.

Oscar stoppa net en se rendant compte du fil de sa pensée.
Fersen et Girodelle la regardèrent surpris.

-Excusez moi messieurs, mais…… je ne me sens pas très bien. Je…… je vais rentrer me reposer.
-Vous voulez que je vous accompagne Oscar ? Proposa aussitôt Girodelle.
-Non merci, il faut que vous restiez ici pour l’accord. Ce doit être la chaleur qui me tourne la tête. Je vais juste rentrer à m’allonger au frais.
-Comme il vous plaira. Lui répondit-on.

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